Archives de catégorie : Thème imposé

¿ TAVUSSA ? (88) : Arrêtez la musique !

temps de lecture : 3 minutes seulement !

L’autre matin, sur Radio Classique, j’ai entendu Fabrice Luchini interviewé par Guillaume Durand, deux hommes intéressants et agréables à écouter. Luchini venait parler d’un auteur autrichien.  Je n’ai pas noté son nom1. Ce que j’en ai retenu, c’est qu’il semblait avoir beaucoup de points communs avec Philippe Murray, l’imprécateur  favori de Luchini, dont la même fureur contre la société contemporaine, l’humour en moins peut-être.

L’objet de la diatribe de cet autrichien telle qu’elle était rapportée par Luchini, c’était la musique, la musique partout, la musique tout le temps, la musique inévitable, la musique en tube, la musique abrutissante, la musique lénifiante, la musique horripilante, la musique d’ascenseur, la musique de supermarché, la musique de restaurant, la musique de fond, la musique d’attente… Entendez-moi bien, je ne parle pas ici d’un Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (88) : Arrêtez la musique !

Vingt dieux, la belle église !

Publié précédemment le 15/12/2016

Son frontispice asymétrique ferme la place entre le flanc sud du Panthéon, la Tour Clovis du Lycée Henri IV, la façade XIXème de la Bibliothèque Sainte-Geneviève et la vitrine XXème de Picard Surgelés.

img_3139Le matin, elle se détache en contre-jour sur le ciel bleu vif d’octobre, si on est en octobre. A midi, s’il ne pleut Continuer la lecture de Vingt dieux, la belle église !

Rendez-vous à cinq heures avec la mémoire

Temps de lecture : 17 minutes

la page de 16h47 est ouverte…

 

mémoire

L’abondance des commentaires parus sur de sujet de la mémoire, leur longueur, et parfois même, leur qualité me poussent à les sortir du tiroir confidentiel où l’usage veut qu’ils soient stockés pour les mettre dans la pleine lumière du Rendez-vous à cinq heures d’aujourd’hui.
Voilà, c’est fait.
(Les commentaires sont publiés dans l’ordre chronologique de leur parution, du plus ancien au plus récent.) Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la mémoire

Rendez-vous à cinq heures avec les souvenirs

temps de lecture : 5 minutes 

la page de 16h47 est ouverte…

 

Du souvenir des films et généralisation à la mémoire de l’homme
(et de la femme, bien sûr, de la femme)

Voici le texte que nous propose Lorenzo dell’ Acqua sur les déficiences de la mémoire humaine (c’est bien « humaine », ça évite d’avoir à dire « de l’homme et de la femme »). On trouvera à sa suite ce que j’ai trouvé à en dire. Vous pourrez si vous le souhaitez ajouter votre pierre à cet édifice qui promet d’atteindre des sommets. 

La page de 16h47 vous reste ouverte. Vous vous en souvenez de ça, hein ? 

La plupart des gens font une confiance absolue à leurs souvenirs, même si, à l’évidence, ils sont erronés. C’est pourtant devenu une certitude scientifique : notre mémoire se trompe en toute sincérité. Les preuves sont multiples et il suffit de regarder ses propres souvenirs pour s’en apercevoir, parfois avec stupeur. Le révélateur que j’ai trouvé le plus pertinent, ce sont les films et le souvenir qu’on en a gardé. Je parle des films importants que l’on n’a jamais « oublié » mais que l’on n’a pas revu depuis longtemps. Et pourtant, quand on revoit ces films, on peut s’apercevoir parfois, mais pas toujours, que notre mémoire à laquelle nous croyons dur comme fer, se trompe : il ne se passe pas Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec les souvenirs

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (9)

temps de lecture : 3 minutes

la page de 16h47 est ouverte…

Presque tout sur le champagne (9)

Et pour clore cette somptueuse série sur le champagne, laissez-moi vous redonner cet extrait de L’Atrabilaire, la célèbre pièce de Jean-Baptiste Peuquelin, dit Meulière.

ACTE II – Scène I 

Philinte entre à grands pas, portant un plateau sur lequel se trouvent une bouteille et deux coupes. Alceste le suit en protestant.

Alceste
Mais enfin, mon ami, puisque je n’en veux pas…

Philinte
Apprenez, cher Alceste, qu’avant tout bon repas
Le champagne s’impose : c’est une obligation,
Surtout quand il s’agit de notre réveillon.
Un peu d’effervescence vous disposerait mieux
Envers les Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (9)

La caverne de Platon

temps de lecture : 5 minutes, sans Platon ; 10 minutes avec

Vous connaissez l’allégorie de la caverne ? Mais oui, bien sûr, vous la connaissez. Vous n’allez quand même pas dire que non devant tout le monde. Mais vous avez un peu oublié les détails, c’est ça, hein ? Vous vous souvenez vaguement : les hommes enchainés, les ombres projetées sur le fond de la caverne… Mais à partir de là, ça devient confus, non ? Ne culpabilisez pas trop — ma propre science est toute fraiche —  et laissez-moi vous faire une modeste piqûre de rappel. En principe, c’est sans douleur.  De toute façon, vous pouvez bien consacrer cinq ou six minutes au texte le plus célèbre de la philosophie occidentale.

Pour expliquer l’allégorie de Platon, on ne peut à mon avis se passer de Continuer la lecture de La caverne de Platon

Retour sur Andromaque

temps de lecture : 5 minutes

Ô toi, lecteur fidèle ! Et toi, commentateur assidu ! Et peut-être aussi toi, badaud épisodique ! Reconnais donc que c’est grâce à moi que tu as connu la vérité sur les circonstances de la mort de César ; que c’est bien par mon truchement que tu as entendu le récit de Quintus Tertius, ce militaire en retraite qui malencontreusement voulu changer de coiffeur en ce jour maudit des Ides de Mars 44 ; que c’est bien son récit qui t’a révélé comment et pourquoi Marc-Antoine, ami et garde du corps du grand Jules, avait abandonné son poste, permettant ainsi à une bande de politiciens bedonnants et craintifs de trucider sévèrement le plus grand homme que Rome ait connu avant qu’Octave n’entre en scène dans le costume d’Auguste.

Tu te rappelles donc que Quintus Tertius, après avoir acheté Disiset, une jeune et jolie esclave fraichement arrivée de Cyrénaïque, pour remplacer son coiffeur barbare et récemment défunt du typhus, avait changé son nom en Andromaque, plus convenable selon lui pour une coiffeuse. La jeune artiste capillaire avait attiré l’œil toujours en alerte de Marc-Antoine qui Continuer la lecture de Retour sur Andromaque

Pour faire un œuf à la coque

2 minutes

Recette n°18

Pour faire un œuf à la coque :

1—Tout d’abord, acheter une résidence secondaire à la campagne. La choisir avec soin, pas trop chère, mais pas trop loin non plus. La toiture devra être en bon état, mais le nombre de pièces est indifférent. La surface du terrain ne devra pas être inférieure à cinq cents mètres carrés.

2—Si nécessaire, défricher le terrain. Abattre quelques arbres pour avoir du soleil, c’est important, mais en laisser quelques-uns pour avoir de l’ombre, c’est primordial. Au besoin, planter.

3—Labourer, sarcler, emmotter, semer du gazon, rouler, arroser à bon escient mais avec parcimonie.

4—Ajouter quelques fleurs et quelques Continuer la lecture de Pour faire un œuf à la coque