Si ça vous agace de devoir lire cette longue et lente digression par épisodes, je vous propose de lire d’un seul coup les douze épisodes déjà parus sans interruption publicitaire. Et hop ! C’est parti !
Attention ! 7000 mots, quand même ! Une petite demie heure !
Ah ! ben oui !
C’était un jour qu’était pas fait comme les autres.
Vraiment !
J’ajoute « Vraiment ! » parce que « C’était un jour qu’était pas fait comme les autres », c’est devenu chez moi un tic de langage, un peu comme le « en fait » que disent beaucoup les enfants aujourd’hui, quoique moins maintenant, mais quand même, et comme le « du coup » que dit tout le monde tout le temps. C’est agaçant ! En tout cas, moi, ça m’agace. Parce que, c’est vrai, vous avez vu, les gens disent « du coup » à tout bout de champ. Alors que non, faudrait pas ! Par exemple, ils disent « Y avait plus de métro, du coup je suis rentré à pied » Ben non, non et non ! On peut dire « du coup » quand ça vaut le coup, mais pas là ! Il fallait dire « La RATP était en grève, donc je suis rentré en taxi. » On vous l’a dit et répété, cent fois, à la radio, à la télévision, partout ! Mais les gens n’écoutent pas. Ils lisent pas non plus, faut dire. Du coup, ils disent n’importe quoi, des tas de trucs agaçants, genre « en fait » ou « du coup ». Ah ben, oui, tiens ! Dans le genre agaçant, « genre » c’est pas mal non plus. Par exemple, les gens disent « C’est un mec genre faux-cul de première » Ben non, non et non ! On peut pas dire ça ! Il faut dire « C’est une personne du genre hypocrite invétéré».
En fait, « du coup », je le dis très peu. Moi, ce que je dis souvent, ce serait plutôt « C’était un jour qu’était pas fait comme les autres ». Vous me direz que c’est pas le même usage. « Du coup », surtout quand c’est mal utilisé, ça permet de rebondir, ça donne à ce qu’on dit un semblant d’apparence logique, un peu comme si on disait « donc », en fait. Tandis que « C’était un jour qu’était pas fait comme les autres », ça, c’est plutôt fait pour commencer une histoire ; ça vous pose Continuer la lecture de Trois cafés (de 1 à 12)

