Ce que vous allez lire est le début de cet incroyable récit d’un scandale très parisien. Vous pourrez en lire la suite en achetant sur Amazon
Les Disparus de la rue de Rennes
Chapitre 1 – Une mécanique bien huilée
Où l’on constatera qu’à l’instar du temps judiciaire, le temps municipal n’est pas celui de tout le monde et qu’en réalité, il y a moins d’urgence que de gens pressés.
C’est le 27 juin 2022 à 11 h 45, alors qu’il procédait à une opération de contrôle de routine, que Roger Ratinet[1], technicien de la Mairie de Paris préposé à la vérification de la conformité des plaques de rue à la parité homme/femme, découvrit que les quarante premiers numéros de la rue de Rennes avaient disparu. Choqué, il rentra chez lui et prit le reste de la journée pour se remettre.
Le lendemain, de retour à son bureau, il entreprit de rédiger le rapport d’anomalie circonstancié que méritait un tel événement. Quel ne fut pas son embarras quand il constata qu’il n’existait aucun formulaire adapté à ce qu’il avait à rapporter. Il y avait bien le formulaire spécial pour signaler la destruction d’un abribus ou d’une fontaine Wallace, ou celui adapté au vol d’une borne d’incendie ou de toilettes publiques, ou encore celui qu’on utilisait couramment pour signaler l’évaporation dans la nature d’un agent de la voirie avec tout son équipement, mais il n’y avait rien, absolument rien pour signaler la disparition d’un immeuble, d’un monument ou de quoi que ce soit d’approchant. Alors, vous pensez, toute une portion de rue, et commerçante qui plus est ! Choqué, il rentra chez lui et prit le reste de la journée pour réfléchir.
Le lendemain, de retour à son bureau, il reprit le cours de ses pensées et une idée lui vint. Content, il rentra aussitôt chez lui pour demander Continuer la lecture de Une mécanique bien huilée

règne apaisé de Jules César. Au contraire, il veut confirmer que cette tragédie romaine est aussi une tragédie grecque, autrement dit que ce qui est écrit est écrit et que l’homme n’échappe pas plus à son destin que les fleuves ne remontent à leur source.