Théâtre

Pont l’Évêque – Calvados

Bientôt publié
28 Nov, 16:47 Brèves de mon comptoir (16
29 Nov, 07:47 AVENTURE EN AFRIQUE (6)
29 Nov, 16:47 Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (15)
30 Nov, 07:47 ¿ TAVUSSA ? (83) : Cancel culture, cancel à tout va, cancel à tout hasard

AVENTURE EN AFRIQUE (5)

Le fleuve et le chantier de Saadia

Un dimanche matin Michel de Verdière m’a convié à une balade en zodiac sur le fleuve Niger en amont du pont Kennedy, en saison de hautes eaux. Ce pont d’une longueur de plus d’un kilomètre et a été financé et construit par les   Américains en remplacement d’un vieux bac. La plus grande partie de la ville se trouve sur la rive gauche du fleuve.

Cette sortie m’a permis d’observer les berges. Vers le pont les rives du lit majeur étaient cultivées. Il y avait de petits jardins maraîchers qui fournissaient la capitale en légumes frais. Rive gauche Continuer la lecture de AVENTURE EN AFRIQUE (5)

NOUVELLES DU FRONT : Wokisme à la Villa Médicis

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Wokisme à la Villa Médicis !

Vous n’aviez pas prêté beaucoup d’attention à mon article qui s’intitulait « La Contagion » et qui traitait du Wokisme et de la Cancel Culture.

Vous auriez dû. 

Une dernière anecdote survenue à la Villa Médicis à Rome confirme à la fois le ridicule et le danger de ce phénomène. Elle porte sur les « tapisseries des Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT : Wokisme à la Villa Médicis

Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (14)

La page de 16h47 est ouverte…

Construire un pont, quelle bonne idée !
par Jim

Un autre Pont Éphémère : celui sur la Rivière KwaÏ

Tout le monde se souvient de ce film sorti en France en 1958, réalisé par David Lean d’après un roman écrit par Pierre Boule et avec une belle brochette d’acteurs dont surtout Alec Guinness remarquable dans le rôle du psychorigide Colonel Nicholson.  L’on se souviendra aussi de l’air fétiche sifflé Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (14)

LES TROIS PREMIÈRES FOIS : La nuit des Roggenfelder (4)

(…) et tout en la regardant intensément dans les yeux, de ma main restée libre, je lui pris un sein et le serrai. Je fus surpris par sa douceur. Tandis qu’une tendre tiédeur gagnait la paume de ma main, je pensais que j’étais perdu : elle allait me gifler, ou crier, ou s’échapper pour courir jusqu’au refuge et me dénoncer à mes camarades horrifiés, je serais chassé sur le champ du refuge et de Sankt-Johann et je rentrerais chez mes parents couvert de honte…

— Non, Franz, dit Tavia en écartant doucement ma main de sa poitrine.

J’étais sauvé ! Elle n’allait pas me dénoncer… Et puis elle ajouta :

— Pas maintenant…

4

Pas maintenant ? Qu’est-ce que ça voulait dire pas maintenant ?

Pas maintenant, pas cette nuit, pas ici au milieu de tous nos camarades ? Pas maintenant, mais un autre jour, mais demain peut-être ?

Ou encore, pas maintenant, nous sommes, tu es, bien trop jeune ?

Ou alors, pas maintenant, mais tout à l’heure, tout à l’heure, quand nous rentrerons au refuge et que nous allongerons côte à côte dans le dortoir ?

Je ne savais que penser. Pour cacher mon égarement, je fis semblant d’être fâché. Je lui lâchai la main, lui tournai le dos et regardai loin devant moi. Du dos de ses doigts, elle frôla ma nuque. Je frissonnai. Et maintenant, Continuer la lecture de LES TROIS PREMIÈRES FOIS : La nuit des Roggenfelder (4)

Dernière heure avant Thanksgiving

Dernière heure avant Thanksgiving

Demain, c’est Thanksgiving, la fête de famille la plus importante aux Etats-Unis , plus importante même que  le Spring Break et le Super Bowl.
A Thanksgiving, les Américains aiment à se retrouver pour boire des cocktails et manger de la dinde. Pour moi, je me suis fait une idée : Thanksgiving, c’est le jour où l’Amérique remercie Dieu d’être l’Amérique. Mais pour beaucoup d’autres, l’origine de cette fête reste mystérieuse.
Alors voici ce qu’Art Buchwald, chroniqueur à l’International Herald Tribune (quotidien US en langue anglaise édité à Paris, malheureusement disparu en 2013), avait écrit pour expliquer plus clairement à ses lecteurs français ce qu’est vraiment Thanksgiving.

Et thanks given to Jim qui m’a forwarded cette petite artiqueul un long temps ago

Meanwhile : Chacun son  goût à Thanksgiving

(The Turkey Growers Association has approved this message.)

One of our most important holidays is Thanksgiving Day, known in France as le Jour de Merci Donnant.

Le Jour de Merci Donnant was first Continuer la lecture de Dernière heure avant Thanksgiving

¿ TAVUSSA ? (82) : La contagion

L’Amérique est mal partie ! J’ai déjà écrit ça au moins deux fois ici, la première sans doute à propos de l’élection du Donald à la présidence des USA et la seconde à propos du développement d’une milice, la NFAC (Not Fucking Around Coalition), bras sur-armé du mouvement Black Lives Matter. Depuis un an ou deux, je le pense et l’ai peut être déjà dit a propos de la Cancel Culture et du Wokisme. 

Ces deux modes de pensée et d’action, assimilables sur beaucoup de points au McCarthysme, au terrorisme intellectuel stalinien, chinois ou khmer rouge, s’est Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (82) : La contagion

Rendez-vous à cinq heures : les rêves de Lorenzo

La page de 16h47 est ouverte…

A l’occasion de cette publication, je rappelle à mes chers lecteurs que cette page de l’après-midi est consacrée aux sujets les plus divers. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’elle est réservée à tout et n’importe quoi. Alors si vous avez quelque chose à dire, ou même n’importe quoi, allez-y. C’est fait pour ça. Et pour aujourd’hui, une réflexion de Lorenzo, et ça, c’est pas n’importe quoi. 

Les rêves de Lorenzo

La compréhension des rêves, mais surtout pas l’interprétation des rêves qui donne toute son importance à celui qui interprète ce qui n’est pas scientifique mais purement subjectif, comporte les mêmes difficultés que la compréhension de la physique quantique. Ce n’est pas à la portée de notre intelligence cartésienne ; il faudrait des connaissances et des intuitions que nous n’avons pas, ou en tout cas que la majorité d’entre nous n’a pas. Et pour cause, ce qui se passe à l’échelle de l’infiniment petit, le cheminement des influx dans les neurones, n’est pas visible ni mesurable (pour le moment), exactement comme en physique quantique. D’ailleurs, une règle de la physique quantique s’applique d’emblée : le rôle de l’observateur ou de celui Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : les rêves de Lorenzo

LES TROIS PREMIÈRES FOIS : La nuit des Roggenfelder (3)

(…) et je décidai de m’installer à côté de la plus petite des deux filles, la plus jolie. Mais, comme j’hésitai un instant sur la façon de m’y prendre, la sœur d’Anton, Lara, vint m’en empêcher en posant son sac à l’endroit que j’avais choisi. J’en fus réduit à faire trois pas de plus vers le fond et à jeter d’un air indifférent mon sac à côté de celui de la plus grande des deux filles ; la plus grande ; la moins jolie ; mais jolie assez quand même.

3

Chacun entreprit de déballer ses affaires. Tout en discutant avec son amie, ma voisine commença par sortir de son sac un épais chandail et ce qui devait être une chemise de nuit. Elle fit un rouleau de son lainage et le plaça là où bientôt elle poserait sa tête pour dormir. Elle déplia sa chemise de nuit et se mit à genoux pour l’étendre soigneusement sur le matelas. C’était une chemise en grosse toile écrue qui devait être rude à la peau. Les manches étaient serrées aux poignets et le col se fermait par une demi-douzaine de boutons en os. La chemise me parut tellement longue que j’imaginai qu’elle devait recouvrir la jeune fille au moins jusqu’aux chevilles. Enfin, elle sortit une sorte de grosse bourse en laine bigarrée dont je ne devinai pas l’usage. Elle la déposa sur le chandail roulé juste au-dessus du col de la chemise de nuit si bien que l’on aurait dit qu’une immense poupée au visage violemment maquillé reposait sur sa couche les bras le long du corps. Tous ces préparatifs accomplis sans qu’elle m’ait jeté un seul coup d’œil, Tavia — j’avais appris son prénom en l’entendant apostrophée par Anton — se redressa Continuer la lecture de LES TROIS PREMIÈRES FOIS : La nuit des Roggenfelder (3)