Octobre 1973. Je suis en mission en Iran pour un mois. Je dois effectuer une étude préliminaire pour le métro de Téhéran. La guerre dite du Kippour entre Israel et les pays arabes a commencé le 6 ; elle durera jusqu’au 25. A Téhéran, où règne le shah, tout est calme. Il est une heure du matin et je rentre à pied à mon hôtel.
(Le récit de cette promenade a déjà été diffusé sous le titre « Les chiens de Téhéran ».)
C’est la mi-octobre et la guerre du Kippour vient de commencer. L’Iran de Reza Chah Pahlavi n’est pas engagé dans le conflit, mais, en tant que pays musulman et pour sa propre paix intérieure, il a choisi son camp et fait semblant d’encourager quelques manifestations anti-israéliennes dans Téhéran.
Il doit être une heure du matin. Il fait bon dans les quartiers nord de la ville. A cette heure, tout y est largement éclairé, calme et même désert.
Je viens de passer la soirée avec une jolie jeune femme. Elle est la secrétaire d’un membre de la famille impériale, iranienne par son père, blonde par sa mère, russe. Nous avons diné dans ce restaurant, russe également, Chez Léon, et continué la soirée dans la boite de nuit du Hilton. Je ressors les balais d’essuie-glace du coffre de sa petite voiture, une Pekan, et je la reconduis chez elle. Je suis content de ma soirée et ma douce euphorie me pousse à rentrer à pied jusqu’à mon hôtel : peut-être une demi-heure de marche selon un itinéraire qui sera facile dans cette partie moderne de la ville.
Je marche le long d’une large avenue où passent de temps en temps une voiture de la police ou de la SAVAK. Elles ralentissent pour m’observer puis reprennent leur croisière en faisant ronfler leur huit cylindres.
En regardant s’éloigner Continuer la lecture de Au joli temps du Shah
Café Le Comptoir, rue Soufflot, en haut à droite

ne veut pas soutenir Estrosi, car c’est un candidat classé macroniste. Le patron de LR assure ainsi la victoire d’un proxi du RN, le sympathique Ciotti, dont la ressemblance avec Homer Simpson n’a pas pu vous échapper non plus.
La rancune Républicaine est tenace. Elle est dans la droite ligne de la haine que Jacques Chirac nourrissait à l’égard de VGE. Mais de toute façon, les Républicains,