Ce « Trois cafés (2) » fait suite comme c’est logique au « Trois cafés (1) » paru il y a quelques jours. Si vous l’avez raté, vous pouvez le retrouver en cliquant ICI . Mais vous pouvez tout aussi bien vous en passer. Vous n’aurez pas perdu grand chose.
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(…) Bon !
C’était un jour qu’était pas fait comme les autres.
Vraiment !
D’abord, c’était un mardi…
…et ça, déjà, c’est pas tous les jours, pas vrai ?
Non, je plaisante ; je peux pas m’en empêcher ; pourtant, y a vraiment pas matière, vous allez voir. Mais mardi ou pas mardi, ce jour, ce sera toujours celui où il est entré chez Georges pour la première fois. Parce qu’à partir de là, plus rien n’a été pareil.
Chez Georges, c’est le café où je passe le temps. En fait, le nom du café, c’est pas Chez Georges, c’est À l’Université. La Fac est pas loin, juste en haut de la rue. C’est pour ça. Quand Georges a racheté le fond, il voulait changer le nom, mais il aurait fallu qu’il change aussi l’enseigne, le store de la terrasse, le papier à lettre et tout. Ça faisait des frais. Alors, il a gardé À l’Université. C’est pour ça. Mais par ici, tout le monde dit « Chez Georges ». Faut dire que dans la clientèle du bistrot, personne a envie de dégoiser à un copain « Bon, ben maintenant, je vais à l’Université ! » Ça prête à confusion, vous comprenez. Du coup, dans le quartier, tout le monde dit « Je vais chez Georges ». Parce que le patron s’appelle Georges. C’est pour ça.
Donc, on était mardi. Pas mardi dernier, hein ! Ni celui d’avant, non… Ça doit bien faire cinq ou six mois maintenant. Tenez, c’était le lendemain de mon anniversaire de mariage d’avec ma femme. Je m’en souviens justement parce que l’anniversaire, Continuer la lecture de Trois cafés (2)
Par Lorenzo dell’Acqua


