Sur YouTube, on ne trouve pas que des Labradors qui parlent, des arbres qui tombent, et des avions qui se posent de travers. On peut y trouver aussi du théâtre, et du bon. Je ne parle pas de ces médiocres captations de mauvaises pièces de boulevard périphérique, mais de théâtre classique (Molière, Marivaux, Musset, Hugo…) interprété par les meilleurs comédiens que la France peut compter, ceux de la Comédie Française¹.
Depuis 2020, une quarantaine de pièces de théâtre ont ainsi été réalisées par la Comédie Française et diffusées sur YouTube.
Les spectacles que l’on peut y trouver ne sont pas des représentations traditionnelles telles qu’on peut les voir dans les salles de la Comédie. Ce sont en fait des versions améliorées de ce que l’on appelle une « lecture à la table ». Dans le monde du théâtre, m’a-t-on dit une lecture à la table, c’est la première étape dans la création d’un spectacle. C’est une répétition dans laquelle les comédiens, réunis autour d’une table et munis du texte de l’œuvre qu’ils commencent à répéter, lisent leur rôle. Il n’y a pas de décor, pas de costumes, pas de scénographie. Le texte est filé d’un bout à l’autre, en présence de tous les comédiens et du metteur en scène. Le travail est orienté sur la familiarisation des comédiens avec le texte et la recherche du sens.
Ce que présente la Comédie Française et qui a pour titre générique « Théâtre à la table » se rapproche Continuer la lecture de Le texte, Coco, le texte !
Ce qu’il faut lire ? Mais je vais vous le dire, moi… quoique ce ne soit pas toujours facile quand il faut faire une sélection, car on ne peut pas tout lire, pas vrai ? Que lire, donc ? Du Coutheillas, bien sûr, oui, mais lequel ?
C’est notre mini débat autour de ma photo du Bar L’Océan du Guilvinec, publiée le 27 novembre dernier, qui m’a remis en mémoire Les Vacances de Monsieur Hulot. La première fois que j’ai vu ce film, je devais avoir 11 ou 12 ans, et la dernière, c’était il y a quatre ans, et s’il devait repasser demain à la télévision, je le reverrais à coup sûr.
Il faut avouer que j’ai bien failli abandonner. J’ai tellement patiné dans la gadoue froide et visqueuse des vingt premières pages, je me suis tellement senti mal à l’aise à entrer dans ce village en ruine sous cette pluie désespérante, j’ai tellement été rebuté par les premières rencontres avec ses habitants que j’ai bien failli abandonner et ranger le bouquin avec son billet de train composté coincé entre les pages vingt et vingt et un — car on ne sait jamais…
(…) Et c’est ainsi qu’un peu honteux, j’ai pris la décision de m’accorder sous ces conditions toutes ces libertés littéraires. Avec le plaisir d’écrire que je retrouvais grâce à cette licence, je ne tardai pas à découvrir que j’avais réinventé un genre dont j’ignorais le nom jusqu’alors, l’autofiction. Ce n’était plus du mensonge, c’était un genre littéraire. Je ne mentais plus, je faisais de l’autofiction. Ça me fit d’autant plus plaisir que je réalisai que Proust n’avait pratiquement fait que ça toute sa vie.
Ma dernière Critique Aisée, la 266ème, date d’il n’y a pas si longtemps : six mois. Elle portait sur le Roman des regards de Mallet et Pennac. Mais la précédente, celle du Joueur d’échecs remonte à plus de deux ans.