Archives de catégorie : Critiques

Rendez-vous à cinq heures à nouveau dans le tunnel

temps de lecture : 3 minutes

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Art or not art ?
par Lorenzo

Ecrire, comme me le demande Ph., mon sentiment sur les œuvres présentes dans le tunnel des arts équivaut finalement à traiter d’un sujet beaucoup plus vaste qui est celui de la définition d’une œuvre d’art. La question posée est pourtant simple mais sa réponse est d’une complexité inversement proportionnelle. Théoriquement elle est constituée à partir de nos ascendances familiales, de nos origines géographiques et religieuses, de notre éducation et de notre expérience, de notre psychologie, de notre culture qui inclut l’art et son histoire, et sûrement de bien d’autres choses que j’ignore.

De façon provocatrice mais sincère, je trouve artistique une œuvre que j’aimerais mettre sur le mur de mon salon. Toute forme de réflexion sur l’art m’est étrangère, c’est à dire que je ne me sens ni capable ni habilité ni assez cultivé pour oser m’y prêter. En ce qui concerne le tunnel des arts, tout ce que j’y ai vu me déplait, donc ce n’est pas de l’art.

Cette vision simpliste ou simplifiée de l’art, personnelle et non universelle comme elle se doit d’être, est évidemment contredite par une multitude d’œuvres que je n’aime pas et qui sont pourtant considérées comme des œuvres d’art ou qui le sont devenues à l’épreuve du temps. Autrement dit, ma définition de l’art est d’une prétention stupide et dénuée de  preuves.

Je vous encourage donc à aller vous faire votre propre opinion en parcourant le tunnel des arts et en vous méfiant des engins à deux roues dont je me demande s’ils ne feraient pas partie de ces créations artistiques qui s’apparentent plus à l’art conceptuel qu’à l’art classique. Je n’apprécie pas l’art conceptuel pour une raison purement conceptuelle : l’art est suggestion, il n’a pas besoin d’un coup de pouce explicatif du genre : l’œuvre montre que derrière le piano recouvert d’une capote de la guerre de 14 avec une croix rouge c’est toute la morale contemporaine qui est remise en question. Hors, c’est justement le talent de l’artiste de le montrer avec la technique de son choix. Point n’est besoin de nous fournir des clés alambiquées ou de lourdes allusions pour y parvenir non pas parce que cela nous vexe mais parce que c’est justement le propre de l’œuvre d’art de l’exprimer spontanément.

Je vais tenter de dire avec des mots pourquoi je n’aime pas les peintures rupestres du tunnel :

  • Esthétiquement, je les trouve laides, vulgaires, bâclées, sales, à vomir et à chier.
  • Pas une ne m’a procuré ce que j’attends d’une oeuvre d’art, même si elle ne me plait pas, à savoir un frisson d’émotion, de beauté, de tristesse, d’amour, et parfois d’horreur.
  • Pas une ne m’a donné la moindre envie de la mettre sur le mur de mon hangar à bestiaux.
  • Pas une ne respecte les règles qui font qu’au-delà du talent de l’artiste une œuvre n’est lisible en peinture, en architecture ou en photo qu’à condition de les respecter. Ces règles intangibles ne sont imposées par personne mais elles s’imposent d’elles mêmes à ceux qui pratiquent ces disciplines.
  • Et, malheureusement, même si je voulais leur trouver quelque chose derrière leur graphisme affreux, aucune ne possède la moindre once d’humour.

Ces critères s’appliquent à celles que trouverez ci-dessous. Certaines, sont acceptables parce que ce ne sont que des copies à peine déguisées d’œuvres d’art consacrées.

D’autres sont de grossiers copiés-collés et relèvent de l’abus voire de l’escroquerie :

Les deux suivantes se veulent figuratives mais elles évoquent plutôt les dessins des enfants qui se soustraient aux difficultés de la perspective ou bien les peintures murales des Egyptiens qui remontent à plus de 4000 ans.

Enfin, malgré ma bonne volonté proverbiale, la majorité ne sont que des régurgitations de cartoons :

Lorenzo Dell’Acqua

Bientôt publié

Demain, 07:47 Jean-Pierre et Gisèle (12)
Demain, 16:47 Rendez-vous à cinq heures avec Mirabel
3 Fév, 07:47 Nostalgie 18 – Boubouroche
4 Fév, 07:47 Ciné-rébus (2)
5 Fév, 07:47 Tétraèdres (et autres figures géométriques)

Babylon – Critique aisée n°251

temps de lecture : 5 minutes 

Critique aisée n°251

Babylon
Damien Chazelle – 2023 – 188 minutes
Brad Pitt, Margot Robbie

De retour au Pathé Montparnasse dans l’une de ces nouvelles salles équipées de fauteuils de classe “Affaire” dont je vous ai déjà parlé à l’occasion d’Avatar 2… Même salle, plus petite, certes, mais équipée de la même manière, mêmes fauteuils, même écran, même son… le confort.

A côté de moi viennent s’asseoir les “Trois grasses” de Botero qui, une fois débarrassées des pelures d’oignon qui les recouvrent — il fait froid dehors — ont à peine maigri et qui s’empressent de sortir de leurs sacs des sandwiches préparés avec amour à la maison et de mordre dedans avec allégresse, ceci sans jeu de mot désobligeant de ma part. Je remarque que, comme dans les wagons de troisième classe de mon enfance, la plupart des spectateurs arrivent dans la salle avec de quoi manger et de quoi boire. C’est tout juste s’il n’apportent pas aussi oreillers et couvertures, comme ceux que l’on louait sur les quais le long de ces mêmes wagons quand ils étaient de nuit.  De mes voisines, je crains le pire, le bruit des papiers, celui de la mastication, les commentaires sur la qualité du pâté, l’odeur… mais non. La publicité et les annonces des films à venir sont assez longues pour leur permettre de terminer leur amuse-bouche avant le début du film. Tout va donc pour le mieux.

Damien Chazelle… 38 ans, américano-français, Harvard, Oscar à 31 ans pour La la land.

En ce qui concerne ses antécédents, pour moi, il y a du bon (Whiplash – 2014) et du presque mauvais (La la land – 2016). Si vous voulez savoir pourquoi, reportez vous à mes critiques aisées correspondantes https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=2999  et https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=8132 .

Si non, sachez seulement que ce que j’avais vu de lui m’avait fait comprendre qu’il avait un talent certain pour mettre en rythme et en image la musique de jazz, un goût très prononcé, sinon un talent, pour la comédie musicale, et une grande admiration pour des films essentiels dans ce domaine, par exemple et surtout “Chantons sous la pluie” et “New York, New York »? C’est tout à son honneur.

Et maintenant, après tous ces préliminaires dont je ne suis que trop coutumier, le film, Babylon.

Le thème est strictement le même que celui de “Chantons sous la pluie“: Hollywood 1927, l’industrie du cinéma vit encore son âge d’or mais aussi sa plus grande crise existentielle depuis sa naissance : la naissance du cinéma parlant. Avant “Le Chanteur de Jazz“, Le petit monde d’Hollywood croule sous l’argent, l’alcool, la drogue, le sexe, pour ceux qui sont à l’intérieur, et sous l’alcool, la drogue, le sexe et la volonté de réussir pour ceux qui rêvent d’y entrer.

Après “Le Chanteur de Jazz”, les élus du Paradis du cinéma, producteurs, comédiens, techniciens, se demandent comment ils vont bien pouvoir survivre à ce tsunami qu’est pour eux l’arrivée du parlant : n’est-ce qu’une vague passagère ou un changement profond et définitif de nature ?
Faut-il se laisser flotter en attendant que ça passe ou bien faut-il tenter de s’adapter ? Nous savons, nous, aujourd’hui, que dès la sortie du Chanteur de Jazz, le muet était condamné, comme les diligences à l’apparition du Chemin de fer et l’éclairage au gaz avec l’invention de l’ampoule électrique, et vous faites les malins là… Mais pouvez-vous dire sincèrement quel aurait été votre choix à vous à ce moment-là ?

Certains feront le bon, d’autres non.

Doncques… le même thème que “Chantons sous la pluie »…

Mais si Babylon est bourré de références admiratives à ce chef d’œuvre de la comédie musicale, le point de vue n’est pas le même. Rien que le choix du titre le révèle. Pour beaucoup, dont moi, le mot Babylon évoque la décadence, la fornication forcenée, les plaisirs déplacés, l’indifférence aux autres, en bref et bibliquement, le péché. Et pour Chazelle aussi sans doute, car c’est bien sur une scène babylonienne que s’ouvre le spectacle. Une longue scène d’orgie, une débauche de couleurs, un pullulement de corps de femmes, de bustes d’éphèbes et de ventres de gros lards, une jungle de plantes, des averses de champagne, des tempêtes de cocaïne, superbement, richement filmée, parfaitement maitrisée… une longue, longue, longue scène… longue au point d’en devenir ennuyeuse. Et l’on trouve là, dès les premières vingt minutes, peut-être trente, une indication de la construction du film et surtout de ses qualités et de ses défauts.

Parmi ses qualités, il y a cette maitrise des grandes scènes d’action, la scène orgiaque d’ouverture, et celles de tournage du péplum muet dont Brad Pitt est la star. Il y a aussi un humour permanent comme dans cette scène de tournage à grand spectacle muet avec une star ivre morte, toutes les scènes de tournage des premiers films parlant (mais peut-être un peu trop proches de celles de Chantons sous la pluie). Il y a une formidable direction d’acteur ou plutôt, en l’occurrence, d’actrice, d’une actrice, Margot Robbie, absolument explosive dans le rôle d’une jeune femme prête à tout pour devenir elle-même une star. Brad Pitt, que je n’ai jamais considéré vraiment comme un bon acteur (sauf dans Il était une fois Hollywood), n’est ni très bon ni mauvais. Il est là, star jouant une star. Les autres comédiens aussi font très bien ce qu’on leur demande, c’est-à-dire, parfois, trop. Le voilà, le défaut du film ; il se peut de définir par un seul mot : trop. Chaque scène est réussie, mais trop allongée, souvent au-delà du supportable. Les scènes de débauche ou de violence sont bonnes, mais à force d’être complaisamment longues, elles en deviennent complaisamment violentes et vulgaires. D’où, pour le spectateur, une certaine fatigue, parfois mêlée d’écœurement.

Mais il y a une chose qui sauve le film, qui le maintient d’un bout à l’autre, c’est le respect de Chazelle et son amour évident et, finalement, son optimisme pour le cinéma hollywoodien. Quand après avoir exposé toute cette noirceur, cette pourriture, cette violence, après avoir tué, détruit ou déboussolé ses principaux personnages, Chazelle nous montre pour terminer son film une dernière et longue séquence — et cette fois on ne regrettera pas sa durée — dans laquelle une salle comble de cinéma regarde, éblouie, charmée, ravie une scène de Chantons sous la pluie, on lui pardonnerait presque ses  excès.

Trop long, trop excessif, moins bon que Whiplash, meilleur que La la land, on peut quand même voir Babylon.

Bientôt publié
31 Jan, 16:47 Rendez-vous à cinq heures avec le temps retrouvé
1 Fév, 07:47 TABLEAU 429
1 Fév, 16:47 Rendez-vous à cinq heures à nouveau dans le tunnel

 

Sans filtre – Critique aisée n°250

temps de lecture : 2 minutes

critique aisée n°250

Sans filtre
(Triangle of sadness)
Ruben Ostlund- 2022 – 149 minutes
Palme d’or du Festival de Cannes 

Ce n’est pas parce que j’en suis à ma 250ème critique aisée que je suis devenu critique professionnel ; la preuve, c’est que je me refuse encore à juger un film sur ses intentions et que je persiste à le critiquer subjectivement – comment faire autrement ? – d’après le résultat perçu.

Ouais, Sans filtre est une critique acide de la société ultra-riche, de ses ultra-serviteurs et de ses parasites.
Ouais, Sans filtre est une étude sarcastique des quelques caractères, qu’autrefois vous et moi aurions considérés comme exagérément caricaturaux, mais qui, à en croire les magazines spécialisés, les réseaux sociaux et les émissions de télévision de M6, existent véritablement et mènent effectivement le monde : les oligarques russes et milliardaires, jouisseurs sans vergogne, les très vieux, très distingués et probablement un peu anoblis qui jouissent d’une douce et méritée retraite après avoir fait fortune dans les bombes, mines et grenades, les mannequins et mannequines, mesquins Continuer la lecture de Sans filtre – Critique aisée n°250

Les banshees d’Inisherin -Critique aisée n°249

temps de lecture : 2 minutes et demi

Critique aisée n°249

Les banshees d’Inisherin
Martin McDonagh – 2022 – 109 minutes
Colin Farrell, Brendan Gleeson, Kerry Condon, Barry Keoghan

Les banshees sont des fées irlandaises dont le cri annonce la mort de quelqu’un et Inisherin, c’est là :

Ce qui frappe tout d’abord, c’est la lumière, la qualité de la lumière : l’air ne pourrait pas être plus pur, plus transparent, la profondeur de champ plus grande, la clarté des images plus nette. Les matinées ensoleillées sont glorieuses, les crépuscules interminables et les nuits pluvieuses.

Ensuite, c’est la beauté des paysages, avec ces maisons basses aux murs épais, ces minuscules pâtures entourées de murets de pierres sèches et grises  entre lesquels serpentent de rares chemins de terre qui mènent à ces formidables falaises rocheuses escarpées en surplomb d’un océan immense.

Enfin, ce sont les habitants, avec leurs Continuer la lecture de Les banshees d’Inisherin -Critique aisée n°249

Avatar, la voie de l’eau- Critique aisée n°248

temps de lecture : 8 minutes (oui, c’est long, mais le film fait 3 heures)

Critique aisée n°248

Avatar, la voie de l’eau
James Cameron – 2022

Le nouveau cinéma

Le nouveau cinéma est arrivé. Ce n’est pas une nouvelle Nouvelle Vague, ce n’est pas une nouvelle façon de faire du cinéma. C’est une nouvelle façon de voir un film, une nouvelle façon de le choisir, de payer, d’accéder, de s’asseoir, de regarder.
Ce nouveau cinéma, c’est le cinéma Pathé de la rue d’Odessa à Paris qui vient de rouvrir ses portes après des mois de travaux. D’abord, mais ce n’est pas l’essentiel, un hall d’entrée vaste, bleu sombre et froid, sans guichet. Si vous n’avez pas réservé en ligne, il va falloir vous colleter avec un robot convivial pour choisir votre film, votre heure, votre siège, votre réduction, votre coca-pop-corn, votre abonnement, votre moyen de paiement, et c’est fait ! Vous n’avez plus qu’à scanner votre téléphone à l’entrée d’un portillon de verre, prendre l’escalier mécanique et pousser la porte de la salle. Et là, le paradis Continuer la lecture de Avatar, la voie de l’eau- Critique aisée n°248

Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

temps de lecture : 2 minutes, et encore…
la page de 16h47 est ouverte…

Aujourd’hui, Lorenzo se pose et nous pose une vaste question que, plutôt que de la paraphraser, je vous laisse découvrir dans ses propres termes. Si vous souhaiter apporter votre pierre dans ce jardin ou votre contribution à la résolution du problème, ne vous gênez pas. Sachez que si votre ami réponse est brève, disons moins de cent mots, elle restera en commentaire de cette page. Sinon, elle sera publiée à son tour dans un prochain Rendez-vous à cinq heures. 

 

Cinéma et Littérature
Lorenzo dell’Acqua

Le film est-il fidèle au roman ? En voilà une question absurde ! C’est comme vouloir comparer une peinture et une sculpture. Tout le monde sait que ce n’est pas pareil. Il est plus intéressant de se demander comment un chef d’œuvre littéraire mis en scène réussit à être aussi un chef d’œuvre dans un autre domaine, le cinéma.

La récente rediffusion du Guépard de Luchino Visconti (TTTT dans Télérama, autant que le Tigre du Bengale) d’après le chef d’œuvre littéraire de Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! -Critique aisée n°247

temps de lecture : 5 minutes y compris la note de bas de page

critique aisée 247

Vous voulez rire, monsieur Feynman !
Richard P.Feynman – 1985
Editions Odile Jacob – 358 Pages

Wikipédia dit que Richard Feynman est l’un des plus grands théoriciens spécialistes de la physique quantique de la seconde moitié du XXe siècle. Et à peu près tout le monde est d’accord là-dessus.
Et pourtant, c’est Feynman qui disait : “Si vous croyez comprendre la physique quantique, c’est que vous ne la comprenez pas. Moi-même, je n’y comprends rien. Personne d’ailleurs n’y comprend rien.
Je peux donc dire sans honte que moi non plus, à la physique quantique, je ne comprends rien.

Ne rien comprendre à un sujet n’empêche pas d’écrire des articles dessus, et c’est tant mieux. Surtout quand on s’est donné la peine d’en retenir certains trucs. En particulier ceci :
Tout est particule, enfin je crois, y compris la lumière par exemple. Les particules de lumière Continuer la lecture de Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! -Critique aisée n°247

Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246

temps de lecture : 6 minutes 

Critique aisée n°246

Maigret et l’homme du banc
Simenon – 1952
Editions Rencontres – 166 pages

Bon !

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres
et sa brume et ses toits sont là autour de moi,
maintenant que j’ai laissé en plan Anticythère
et ce couple inachevé dans la Maison Marie,
maintenant que je n’écris plus de diatribe contre Vladimir Hidalgo, Donald Poutine ou Anne Trump,
maintenant que les seules choses que j’arrive à écrire, laborieusement, sont des Critiques aisées ou des commentaires de commentaires,
maintenant que le planning du JdC est rempli de vieux articles recyclés,
je vais enfin pouvoir me consacrer à la paresse, au cinéma, et, pourquoi pas, à la littérature et même peut-être à rien du tout.
Entendons-nous bien, quand je parle de me laisser aller à la littérature, je parle d’en lire, pas d’en faire, bien sûr.

Comme je ne vois quand même pas me mettre à lire la Recherche une troisième fois,
comme j’ai abandonné ma relecture du Continuer la lecture de Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246

Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet

temps de lecture : 1 minute et des poussières (d’étoiles) 

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Le Tigre du Bengale
ou
Télérama et la culture du navet

Suite à l’évocation parodique et critique de Lorenzo et sur les vifs conseils de Télérama qui l’a noté TTTT, j’ai voulu voir Le Tigre du Bengale (Fritz Lang-1959). C’était possible sur Arte replay. Ça doit l’être encore.

Disons que j’en ai vu trois quarts d’heure et, pendant quarante-cinq minutes, doutant de mon propre jugement qui se formait petit à petit, j’ai regardé ce roman photo à moyen spectacle, avec son intrigue pour Journal de Lisette, avec ses beau éléphants et ses panoramiques saccadés, ses rares extérieurs et ses intérieurs en carton-pâtre1, ses costumes d’opérette et ses acteurs figés, ses dialogues convenus et ses répliques emphatico-poétiques, et au bout du compte, je me suis demandé si ce péplum oriental avait vraiment été réalisé en 1958 et pas une bonne vingtaine d’années plus tôt.

Comment à la fin des années 50 , Fritz Lang a-t-il pu filmer un tel navet tandis qu’ailleurs, Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet

Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres

La page de 16h47 est ouverte…

Mémoire d’éléphant, Tigre du bengale et Tombeau Hindou


Quelqu’un m’a dit que Lorenzo ne croyait pas qu’hier, je n’avais pas fait le rapprochement entre sa parodie de critique de César et Rosalie au Bengale et Le Tigre du Bengale, le mélo à grand spectacle tourné par Fritz Lang en 1959. 

Non, comme je l’ai dit plus tôt, je ne l’avais pas fait,  ce rapprochement. En fait, je suis beaucoup moins intelligent (ou beaucoup plus bête) que je n’en ai l’air, Est-ce un inconvénient ou un avantage ? Ça dépend des circonstances. 

Par ailleurs, à quoi cela sert-il d’être cinéphile quand on perd la mémoire ? 

En tout cas, pour vous récompenser, je vous donne le lien ci-dessous qui vous permettra de voir une lascive Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres