par Lorenzo dell’Acqua
Comme son ami l’écrivain NRCB, le photographe Lorenzo dell’Acqua était fort déçu. Depuis la parution du Roman des Regards, personne ne lui avait demandé d’autographe dans la rue. Pire encore, personne ne le reconnaissait dans les musées, ni les surveillants, alors qu’il s’y rendait un jour sur trois, ni les visiteurs dont certains avaient dû lire son livre.
Au début, cette frustration lui parut déplacée tant il était conscient de sa chance inouïe : il avait réussi à publier ses photos et, cerise sur le gâteau, avec un écrivain prestigieux. Et puis, petit à petit, cette frustration prit de l’ampleur. Ce n’était pas la fin des séances de signatures avec des lecteurs enchantés ni celle des interviews à la radio qui l’affectaient car il savait bien que cela ne pourrait pas durer éternellement. Mais alors, pourquoi cet état dépressif ?
Il n’envisagea pas une seconde de chercher une Continuer la lecture de Les désillusions perdues
Dans la seconde partie de son article du 16 décembre dernier, celui dont la première traitait de la photographie en noir et blanc et en couleur, Lorenzo abordait de façon critique — au sens neutre du terme, cette précision étant donnée pour éviter de froisser une éventuelle susceptibilité — le sujet de l’écriture et, plus précisément, la question du « bien écrit ». Cette partie de son texte commençait d’ailleurs par ces mots : « C’est bien écrit. » Les lignes qui suivaient montrait bien tout le mal que pense Lorenzo de cette expression, si courante dans les conversations entre amis, mais régulièrement absentes des débats littéraires.
Cet article du Journal de Lorenzo (suite) qu’il nous a proposé hier aborde en trois parties deux sujets distincts, tous deux relatifs à l’art. Le premier concerne la photographie et le second la littérature, deux domaines de l’art dans lesquels Lorenzo exerce ses talents, parfois ici même.