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En descendant au fleuve

Alors voilà.

C’était un jour qu’était pas fait comme les autres.  Encore un ! D’abord, c’était le troisième jour de la première canicule printanière. Vers quatre heures du matin, il ne faisait plus que 26° C dedans et 22 dehors. Le temps que je me sorte de ma torpeur humide, que je me fasse une tasse de café et que je réfléchisse à l’avenir de l’humanité — et conséquemment au mien — étrangement, la température était montée dehors à 23° et descendue dedans à 25.  Comme on annonçait 33 pour la journée à venir, cette tendance à l’égalisation n’annonçait rien de bon. Il était temps d’agir. Je sortis. Je voulais prendre mon petit-déjeuner à une terrasse, au frais, avant qu’il ne soit trop tard.

Dehors, il est un peu plus de cinq heures. Contrairement aux sornettes de Lanzmann et Dutronc, Paris ne s’est pas éveillé. Quand il fait jour, quand la rue Gay-Lussac est déserte et que le Boulevard Saint-Michel n’est parcouru que par des sacs plastique virevoltants pressés de se rendre au Chatelet, quand les feux de circulation s’obstinent à changer de couleur pour rien, c’est perturbant. On se demande ce qui se passe, on s’attend à tout, à n’importe quoi, la survenance d’un évènement historique tel que l’entrée Continuer la lecture de En descendant au fleuve

Marilyn aurait cent ans

Hier, Marylin Monroe aurait eu cent ans. C’est l’occasion pour les média de célébrer le monument hollywoodien que fût et qu’est encore cette jeune femme, à la fois joyeuse et névrosée, splendide et ravissante — c’est loin d’être la même chose.
Chacun y va, de façon sympathique ou racoleuse, d’un rappel de ses qualités sous-estimées de comédienne, de ses défauts d’enquiquineuse de plateau, de ses amours célèbres et de ses amitiés fidèles, et surtout, surtout, des circonstances de sa mort.
Malgré ses tendances parfois historiquement complotistes, j’aime bien et j’écoute régulièrement la demie heure quotidienne que Continuer la lecture de Marilyn aurait cent ans

L’heure d’été ne date pas d’hier

Le texte ci-dessous est extrait de À la Recherche du Temps perdu (Le Temps retrouvé – Chapitre 2)

(…) Tout en me rappelant la visite de Saint-Loup j’avais marché, puis, pour aller chez Mme Verdurin, fait un long crochet ; j’étais presque au pont des Invalides. Les lumières, assez peu nombreuses (à cause des gothas1), étaient allumées un peu trop tôt, car le changement d’heure2 avait été fait un peu trop tôt, quand la nuit venait encore assez vite, mais stabilisé pour toute la belle saison (comme les calorifères sont allumés et éteints à partir d’une certaine date), et au-dessus de la ville nocturnement éclairée, dans toute une partie du ciel – du ciel ignorant de l’heure d’été et de l’heure d’hiver, et qui ne daignait pas savoir que 8 heures était devenu 9 heures – dans toute une partie du ciel bleuâtre il continuait à faire un peu jour. Dans toute la partie de la ville Continuer la lecture de L’heure d’été ne date pas d’hier

Jeu cinéphile

Pour vous désennuyer de la plage caniculaire et surpeuplée ou du golf miniature et anachronique, je vous propose ce petit jeu anodin et cinéphile :  deviner de quel film sont tirés les dialogues ou répliques reproduits ci dessous. 

Si vous ne trouvez pas, ou si vous voulez vérifier, ou si vous n’avez rien de mieux à faire, vous pourrez aller voir les réponses dans le commentaire publié ci-dessous sous la signature de Rodrigo Tortilla

1 — We’ll always have Paris…

2— À force de dire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver  Continuer la lecture de Jeu cinéphile