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Jeu cinéphile

Pour vous désennuyer de la plage caniculaire et surpeuplée ou du golf miniature et anachronique, je vous propose ce petit jeu anodin et cinéphile :  deviner de quel film sont tirés les dialogues ou répliques reproduits ci dessous. 

Si vous ne trouvez pas, ou si vous voulez vérifier, ou si vous n’avez rien de mieux à faire, vous pourrez aller voir les réponses dans le commentaire publié ci-dessous sous la signature de Rodrigo Tortilla

1 — We’ll always have Paris…

2— À force de dire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver  Continuer la lecture de Jeu cinéphile

Au théâtre, il faut transposer

Je commencerai ma conférence d’aujourd’hui avec une citation extraite des dialogues de  »Entrée des artistes » (1938 – Réalisation de Marc Allegret – Dialogues d’Henri Jeanson)
Dans ce beau film consacré à l’art du théâtre et à son enseignement, à une élève comédienne qui proteste parce qu’elle trouve mauvaise la pièce qu’on lui fait répéter, Louis Jouvet, le professeur, répond ceci : 

« (…) Interpréter une mauvaise scène est un excellent exercice. Cette pièce est écrite par un fabricant d’accessoires de cotillon. Joue-la dans le style, joue trompe-l’œil. D’ailleurs, au théâtre, il faut transposer. Le naturel doit être un naturel de théâtre. N’oublie pas qu’il y a une rampe, un souffleur, des herses et du public.
Il faut que le personnage que tu incarnes sente le théâtre, la toile peinte et le fard. Le spectateur paye pour avoir l’illusion qu’il est au théâtre. Si tu lui enlèves cette illusion, tu commets une erreur.(…) »

Voilà, avec ce « au théâtre, il faut transposer », Henri Jeanson Continuer la lecture de Au théâtre, il faut transposer

Journal de Lorenzo, suite

Mon dernier taureau n’est pas encore né (devise du toréador)
Quand on vieillit, la voiture ne sert plus qu’à aller chez le médecin et le petit déjeuner à avaler ses médicaments

Dire qu’il n’y a pas de « vrai » noir et blanc en photographie peut sembler provocateur de la part d’un photographe. Pourtant, c’est vrai. Nous avons grandi avec le noir et blanc qui était alors la seule expression possible en photo, voire au cinéma pour les plus anciens. Tous les grands photographes le sont devenus grâce à lui. Pour peu qu’on s’y intéresse, on est tous capables de juger la qualité technique d’une photo en noir et blanc sur ses caractéristiques comme le contraste, la profondeur des noirs, les nuances de gris allant du clair au sombre, etc … C’est parce que nous en avons vu des milliers que nous avons retenu inconsciemment ces critères de qualité qui nous permettent de les apprécier.

Ce qui est étrange, et que personne ne soupçonne, c’est que le noir et blanc Continuer la lecture de Journal de Lorenzo, suite

BLIND DINNER (Extrait)

(…)
Je viens de sonner à la porte de l’appartement et, Anne et moi, nous attendons en vérifiant l’état de nos chaussures que l’on vienne nous ouvrir, quand tout à coup :

« Meeerde ! Tu as oublié les fleurs dans le taxi ! »

Anne a réussi à crier son accusation tout en la chuchotant. Crier en chuchotant est un exercice difficile mais elle le pratique avec aisance. C’est sur le même ton, car j’ai beaucoup appris d’elle dans cette technique d’agressivité, que je proteste :

« TU as oublié… ! Tu es gonflée, quand même ! TU les as oubliées autant que moi, il me semble ? Et puis, ne dis pas merde comme ça tout le temps. Chez une femme, ça fait vulgaire.

— Merde, merde et merde ! Sans vouloir être vulgaire : tu me fais chier, Gérald, chuchote-t-elle furieusement, puis, dans la foulée, mais sur un ton beaucoup plus mondain : Oh ! Bonsoir ma chérie ! C’est nous ! Nous ne sommes pas trop en retard ? Continuer la lecture de BLIND DINNER (Extrait)