Oui
Je me souviens que mon père adorait les amandes vertes. Quand j’étais petit, à la maison, il y en avait très souvent. Moi aussi, j’aimais beaucoup les amandes vertes, mais c’était un calvaire de les dégager de leur coque. Qu’on utilise un couteau ou un casse-noix, l’opération était difficile et parfois dangereuse. Mais quand on y était parvenu sain et sauf, quel plaisir de sortir la graine (ou bien serait-ce le fruit ?) de sa coque et de la croquer avec ou sans sa fine peau marron !
Il arrivait parfois qu’à l’intérieur de la coque la graine (ou le fruit) soit double et c’est là que ça devenait intéressant. On disait alors qu’il y avait « Philippines« . Celui qui avait mis au jour les graines jumelles devait les partager avec une autre personne de la tablée. Le lendemain matin, celui des deux qui disait le premier à l’autre « Bonjour Philippines ! » avait gagné le droit de recevoir un baiser ou un cadeau de l’autre. Charmante coutume aujourd’hui tombée en désuétude comme la plus grande partie de la civilisation pré-internetienne que nous avons connue.
Il pourrait être intéressant de rechercher pourquoi Continuer la lecture de Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines