Hier, j’ai appris la mort de Bill Breed. Bill avait 84 ans. Pour un homme que je n’ai vu que finalement très peu et à des intervalles de temps très éloignés, sa disparition me touche beaucoup. Je ne l’ai jamais oublié.
La première raison en est qu’il était la personnification de ma grande aventure américaine. La deuxième est que j’avais été impressionné par son calme, sa douceur, sa générosité, sa disponibilité, son gentil humour. Le récit de ses dernières heures que sa fille Amy a envoyé à Jean-Louis est magnifique et réconfortant, quand je compare par exemple à la mort de M.P. J’ai écrit un mot à sa fille, que pourtant je ne connaissais pas, mais d’une manière étrange je pensais faire ainsi plaisir à Bill. Je me souviens de sa maison et de son garage, qui était équipé de six lits de camp sur lesquels nous dormions. Bill et sa Coccinelle, dans la nuit du désert d’Arizona, nous faisant chasser le Jackrabbit, à deux debout sur le pare-chocs arrière, prêts à sauter au sol pour attraper la bestiole subjuguée dans l’éblouissement des phares. Bill et sa connaissance des indiens et des lieux de leurs cérémonies plus ou moins secrètes. Cette « Rain dance », quel souvenir. Bill et Oak Creek Canyon, Bill et les bonnes familles de Flagstaff ; Bill et ce comptoir de bar incrusté de dollars en argent ou nous avions discuté de J.L. et de mon avenir ; Bill et le Museum Club, où il n’allait pas. Merveilleux Bill. Par les articles qui lui ont été consacrés, j’ai appris qu’il avait eu une carrière scientifique non négligeable.
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