(…) Et c’est ainsi qu’un peu honteux, j’ai pris la décision de m’accorder sous ces conditions toutes ces libertés littéraires. Avec le plaisir d’écrire que je retrouvais grâce à cette licence, je ne tardai pas à découvrir que j’avais réinventé un genre dont j’ignorais le nom jusqu’alors, l’autofiction. Ce n’était plus du mensonge, c’était un genre littéraire. Je ne mentais plus, je faisais de l’autofiction. Ça me fit d’autant plus plaisir que je réalisai que Proust n’avait pratiquement fait que ça toute sa vie.
Je l’ai dit dans le carnet précédent : l’autofiction assumée me permit de retrouver un grand plaisir d’écrire. Ça n’est pas pour autant que l’écriture de la suite de Go West ! fut facile. Je n’avais pratiquement aucune expérience dans l’analyse psychologique des motivations des gens en général et des miennes en particulier. Je me souvenais que j’avais mis pas mal de moi-même dans le troisième conte des « Trois Premières fois », « La matinée de Sainte Firmine d’Amelia », mais, si j’avais placé la scène principale dans un lieu réel dont j’avais changé le nom, l’intrigue demeurait essentiellement fictive, en tout cas beaucoup Continuer la lecture de Carnet d’écriture (27) – Lâcher les freins
Depuis sa parution chez Amazon, le dernier livre de Coutheillas, Go West ! , s’est vendu à 20 exemplaires. C’est peu quand on fait la comparaison avec Blind Dinner (57 exemplaires) et pas si mal quand c’est avec Les Trois premières fois (18) qu’on le compare. Mais de toute façon, ce n’est pas assez. Pourtant, la critique est bonne et deux excellents avis ont été publiés sur Amazon. Si, si ! Vous pouvez vérifier ! Pour ne pas embarrasser leurs auteurs, je les reproduis ci-dessous non signés.