Archives par mot-clé : Go West !

Remerciements 

Go West ! vient de sortir chez Amazon. Ce huitième livre est à la fois un récit d’aventures, une histoire d’amours et un roman d’apprentissage. Malgré la part de fiction qu’il contient, c’est sans aucun doute le plus personnel et le plus intime mes écrits. C’est aussi le plus chaud. 

Cette première édition de Go West ! ne comporte pas de page réservée aux remerciements traditionnels : « à mon épouse, sans qui etc…» ou bien « à Jeff Bezos, créateur d’Amazon, qui a évité à Gallimard d’avoir à me publier » ou encore « à Charles Dickens pour ses précieux conseils ». C’est un oubli de ma part et je vais le réparer dès à présent. Donc, merci…

  • à Patrick B., AKA Paddy, pour avoir accepté de figurer sur la couverture et m’en avoir procuré la photographie 
  • à J.L.B., alias JP, pour en avoir été le probable photographe
  • à Hervé M. perdu de vue depuis soixante  ans, pour m’avoir entraîné dans cette aventure
  • à Bill B. pour sa sérénité, sa générosité et son hospitalité sans défaut. 
  • aux Flying Tiger Lines pour m’avoir transporté aux Amériques et retour sain et sauf malgré un déplorable indice de sureté
  • à Cal, Tom, Ron, Julius et les autres, ces automobilistes et ces routiers qui, pour quelques heures ou quelques jours, m’ont offert hospitalité, sandwiches, cokes et plus si affinités 
  • à Carol, Tavia, Joy, Mansi et Patricia sans oublier Ms Sherman-Vance ni la cinglée du motel, ces américaines qui m’ont fait Continuer la lecture de Remerciements 

Vous l’avez lu, vous, Go West ! ?

Moi, je l’ai lu. En entier. Tout. J’ai tout lu. Deux fois. Et même trois pour certains passages.

C’était chouette ! Ça m’a rappelé des souvenirs ! Par moment, je m’y croyais.

Forcément, c’est moi qui l’avais vécu.

Ça m’a bien plu quand même !

Forcément, c’est moi qui l’ai écrit.

Alors maintenant, forcément, j’essaie de le vendre.

Sur Amazon !

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Go West ! C’est combien ?

Go West, c’est

1 prologue

26 chapitres

1 épilogue

145.885 mots

832.351 caractères

17.920 lignes

450 pages

(Ça parait beaucoup comme ça, mais en réalité ça ne fait que sept-cents minutes de lecture, une douzaine d’heures — toujours ça de pris sur les écrans — une petite semaine à temps partiel, autant dire rien du tout.)

Go West !, c’est aussi des milliers de miles en autostop à travers l’Amérique de Kennedy, des tonnes de poussière, des paysages somptueux, des hôtels, des motels, des piscines, des canyons, des déserts, des plages, des rencontres avec des hommes remarquables et avec des femmes étranges…

J’allais oublier : Go West !, c’est 12 euros sur Amazon.

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Go West ?

Un avion avec couchettes, une Ford jaune décapotée, un vieux camion plein de pastèques, un bus Greyhound en deux parties, une Hudson à 8,33 dollars, une Coccinelle à la chasse, un tout petit cabriolet, une Rolls-Royce, des pick-ups à foison, une Corvette pour une bouchée de pain, une voiture for official use only, une autre Coccinelle, une Cadillac rose bonbon, une Lincoln de président, une dernière Coccinelle…

Une veste en daim anachronique, un drapeau français, une pancarte en carton, une paire de menottes, un calibre 38, un grand trou dans la terre, un sapin sur la route, un cheval de Troie, un permis de conduire encombrant, cent dollars de malentendu, un joli petit dictaphone, un gros moteur à piston libre, un grand bain dans une petite baignoire, une grenouille en argent, des gouttes de mercure qui tombent vers le haut, un avion qui tombe vers le bas, un motel sous la pluie, une chambre à Manhattan…

Un Républicain sectaire, un Sudiste ouvert, un commandant de bord autoritaire, un Texas Ranger effrayé, un électricien indécis, un généreux géologue, un Mormon pompiste, un flic agent double, un fumeur de joint maladroit, un bon gros géant noir, un gamin jaloux, un guitariste chauve, un pilote suspendu, un douanier soupçonneux et un père pas très content…

Une hôtesse de l’air qui pose un lapin, une cinglée dans un motel, une fille nue dans un canyon, une étoile morte, une fan de Gregory Peck, une veuve à moitié indienne, une terreur du blackjack, une danseuse en modèle réduit, une grand-mère désespérée, une héritière de mauvais poil et une jeune fille de bonne famille…

Go West !, c’est tout ça ! Et un peu plus encore…

Et on le trouve sur Amazon !

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Sur la route

Quand soixante ans ont passé, que reste-t-il de quatre mille kilomètres parcourus en quatre jours à travers les États-Unis dans une vieille Cadillac rose ?

(…) Je me rends compte que de ce voyage avec Julius, je n’ai gardé que peu de souvenirs précis et je me demande aujourd’hui ce qui m’est resté de ces milliers de miles parcourus et de cette douzaine d’États traversés. Quelques images, peut-être… Images de déserts, gris dans la lumière des phares, roses dans celle de l’aurore ; d’ennuyeuses plaines, mollement onduleuses et couvertes d’herbes basses jaunies sous le soleil, ou désespérément plates et quadrillées de forêts de maïs ; des stations-services bigarrées, désertes, comme abandonnées, ou affairées comme des ruches ; des motels, des bars, des restaurants de bord de route disparaissant dans le rétroviseur ; d’immenses supermarchés glacés et de gigantesques parkings au bitume tremblant de fièvre ; un contrôle policé de la Highway Patrol ; des bourgs endormis aux enseignes inutiles, des banlieues frémissantes aux premières heures du matin, des villes apoplectiques sous la chaleur de midi ; un interminable nuage de hannetons traversé à grand bruit ; des stoppeurs par dizaines, abandonnés à leur sort ; un camion en flammes, la nuit, sur le pont d’Omaha ; la ligne crénelée de l’horizon à l’approche de Chicago ; un réveil cotonneux face au Continuer la lecture de Sur la route

Mélange des genres

Le texte ci-dessous est un extrait de Go West !, récit des aventures, petites et grandes, vécues au cours de l’été 62 par un autostoppeur français aux États Unis. A cette époque, le narrateur n’a pas encore vingt ans. Son périple est jalonné de rencontres féminines plus ou moins réussies. A Barstow, une femme l’accueille dans sa baignoire. Ce qui vient de s’y passer lui inspire quelques réflexions. 

(…) Nous nous étions mélangés sans paroles ni tendresse, mais dans une sorte de calme naturel, confiant, déterminé et, somme toute, plutôt gai. Tout cela était à mille lieues des approches hésitantes, prudentes, souvent habillées d’un romantisme affecté, que je pratiquais quand les choses pouvaient devenir sérieuses avec une gentille de passage. Comme elle le ferait souvent par la suite et, à y réfléchir, comme toutes celles que j’avais rencontrées depuis le début de ce voyage, Nancy avait pris toutes les initiatives. Et à présent, elle était assise, certes à demi nue, mais aussi impassible que Continuer la lecture de Mélange des genres

Un souvenir d’enfance

(…) Après, nous avons allumé des cigarettes. Longtemps, nous avons fumé en silence, et puis la bougie s’est éteinte. Dans la lueur irréelle et vacillante qui venait du salon, j’ai vu Mansi se lever. Quand elle est revenue quelques minutes plus tard, elle avait enfilé un t-shirt et portait deux tasses de café. À brûle-pourpoint, elle m’a demandé :

— Philippe, j’aimerais que tu me racontes ton plus vieux souvenir d’enfance ?

Elle m’avait appelé Philippe, pas Jay, ni Phil. Elle avait même fait un effort pour le prononcer correctement. Dans sa bouche, ça ressemblait plus à de l’espagnol qu’à du français, mais Continuer la lecture de Un souvenir d’enfance

Mémoires d’un flic de la Cité des Anges

SUNSET BLVDMarilyn Monroe est morte le 4 août 1962 vers 22 heures dans sa maison de Brentwood à Los Angeles. Jack Clemmons, à l’époque sergent au LAPD est le premier officier de police à être intervenu sur place. Mais il n’est pas que simple officier de police, il est aussi une taupe du FBI au sein du LAPD, et Marietta, son correspondant, lui a confié une mission particulière de la plus haute importance : retrouver un dictaphone. Dans ses mémoires publiées en 1983, « Say goodbye to the President », Clemmons a raconté sa découverte du corps de Marilyn et ses premières investigations.
« Le Français » dont il est question à la fin de cet extrait, c’est le narrateur de « Go West ! », récit des aventures américaines d’un étudiant de dix-neuf ans pendant l’été 62, mêlé bien malgré lui au mystère toujours non élucidé de la mort de Marylin Monroe.
Go west ! actuellement sous presse devrait paraitre chez Amazon dans les prochaines semaines.

(…)
Deux minutes plus tard, j’entrai dans 5th Helena drive. Il était 10 :34 p.m.
C’est un cul de sac. La maison de Marilyn est tout au fond, portail ouvert. Deux voitures garées côte à côte font face à la porte d’entrée, un cabriolet T’Bird et une Rolls Royce décapotée. Sous le porche il y a un type en bermuda qui s’avance vers moi entre les deux voitures. Je le reconnais tout de suite, c’est Peter Lawford, l’acteur. Je ne suis pas surpris, tout le monde sait que c’est un ami intime de Marilyn. Je me présente. Lawford a l’air bouleversé.  Dans le désordre, il me dit que Marilyn est dans sa chambre, qu’elle est morte, sur son lit, que c’est la nurse qui l’a appelé, qu’il est venu tout de suite, que c’est terrible, qu’il a cassé un carreau pour entrer dans la chambre, qu’elle a fait une overdose, qu’elle est morte, qu’il a appelé le médecin de Marilyn, que la nurse a appelé la police, que c’est bien d’être venu si vite, qu’elle est morte… Je finis par l’interrompre et lui demander de m’accompagner à l’intérieur. Nous passons entre les deux voitures pour entrer dans la maison l’un derrière l’autre. Il me guide jusqu’à la chambre. Je lui demande de me laisser seul faire mon travail. Je referme la porte à clé derrière moi et je sors mon carnet de notes. La pièce est faiblement éclairée par une lampe de chevet et par le plafonnier d’un dressing-room resté ouvert.
Marilyn est là, en peignoir, étendue sur le lit, morte. Elle est couchée sur le côté droit, encore tiède. Son bras gauche repose sur sa hanche. Son bras droit Continuer la lecture de Mémoires d’un flic de la Cité des Anges

Go West ! (120)

(…) C’est pourquoi nos retrouvailles furent plus douces que je ne craignais. Il m’a engueulé brièvement, annoncé que, ce soir, nous irions diner chez Lipp et il est retourné à son bureau. J’ai pris un bain en écoutant la radio. Les informations de 5 heures annonçaient que des missiles russes d’une portée de 2000 kilomètres approchaient de Cuba et je me suis endormi.  

Voilà, c’est tout. C’est comme ça que se termine l’histoire de mon été 62. Il n’y a pas de chute parce que dans la vraie vie, il n’y en a pas non plus ; des hasards, des coïncidences, mais pas de chute, pas de dénouement, pas de retournement, pas de morale ; un conte, sans signification, raconté par idiot ; c’est ça la vie.

Fin

Épilogue

On pourra trouver décevant qu’un récit aussi picaresque s’achève ainsi, par le mièvre tableau d’une famille enfin réunie dans un appartement du 14ème arrondissement de Paris. Après tant d’aventures et de rebondissements romanesques diront certains, on pouvait s’attendre à quelque chose de plus sensationnel que le tableau émouvant de quatre personnes s’embrassant autour d’une table de salle manger. À ceux-là, je rappellerai que la vie n’est pas un roman et que la platitude de la fin de mon récit est une preuve de plus de sa véracité.

Bien sûr, j’aurais pu inventer Continuer la lecture de Go West ! (120)