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Un pastiche, sinon rien !

Par Lorenzo dell’Acqua

« Le 51 ème pastiche de Lorenzo, ça s’arrose »
Il s’agit de la même scène mais vécue par Lorenzo, l’artiste et le poète si cher à NRCB.

 Longtemps je me suis levé de bonne heure et ça continue et c’est très pénible à mon âge parce que ça augmente la durée de mes journées que je dois occuper  avec des activités le moins futiles possible ce qui n’est pas chose facile même pour un génie multicarte comme ma tendre maman m’appelait quand j’étais encore ce charmant bambin de cinq kilos à la naissance qui en pesa d’autant plus par la suite selon une courbe asymptomatique établie jadis par un célèbre pédiatre tombé dans l’oubli ce qui n’était pas sans poser de graves soucis vestimentaires à ma génitrice dans les robes de laquelle je séjournais la plupart du temps perdu.

C’est pas mal mais c’est un peu court, jeune homme ….

Longtemps je me suis levé de bonheur quand j’étais enfant, émerveillé par la nouvelle journée qui s’ouvrait sur les bras affectueux de ma mère et sur les rayons d’un soleil éclatant faisant miroiter l’onde pure de la mer dans cette charmante maison de famille qu’un jour, hélas, pour des raisons qu’il serait fastidieux de Continuer la lecture de Un pastiche, sinon rien !

Comme il vous plaira

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans les statistiques du Journal des Coutheillas, cet article est demeuré depuis sa première parution l’un des plus vus. Mais puisque vous aimez ça, vous en reprendrez bien encore une fois.

(…) Or, qu’est-ce que la vie, sinon une sorte de comédie où chacun remplit son rôle sous un déguisement qu’il change souvent, si souvent que roi tout à l’heure sous la pourpre, le même acteur reparaît l’instant d’après esclave sous des haillons, jusqu’à ce qu’enfin l’imprésario le force à quitter la scène ! Telle est, sur ce monde sans consistance, la farce qui se joue chaque jour.
Erasme  –
Eloge de la folie (cinquième jour des ides de juin 1508)

Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs ; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles ; et les actes de la pièce sont les sept âges.
William ShakespeareComme il vous plaira (1599)

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En escrivant cette parole, à peu que le cœur ne me fend !

« CNews a été pour la première fois en tête des chaînes d’information en 2025, devant BFMTV. »
(La Presse, fin décembre 2025)

Encore un petit effort ! Encore un petit coup de pouce de Sarkozy, encore une exigence de Faure,  encore une naïve roublardise du Pingouin, une vacherie de Fillon, un lâché de de Villepin, une ânerie écolo et on y sera ! On y sera, au pays de la vraie droite, bien dure, bien bête. On y sera, au pays dont on ne revient pas.
On commencera par avoir pour Président un clone de délégué commercial de chez Arts et Fenêtres entièrement fabriqué par l’I.A. sur imprimante 3D. Mais bientôt, devant sa vacuité, ne tarderont pas à venir tirer sur ses fils depuis les coulisses tous les Garaud, les Juillet, les Frey, les Pasqua d’aujourd’hui, ceux qui consultent, conseillent et concoctent depuis des années.

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N.B. : Le titre est de François Villon (1431-1463)- Je plains le temps de ma jeunesse

Vrac n°7

Ce n’est pas une disgrâce d’être sans un sou, mais c’est tout comme.
Kin Hubbard. 1868-1930

Ne commencez jamais un discours en disant : « Je ne suis pas un orateur ». Ils s’en apercevront assez vite.”
Kin Hubbard. 1868-1930

Une idée courante, et c’est ce qui ne va pas, c’est l’idée que les pauvres sont les seuls responsables de leur triste sort.
Anonyme

Si une mouette te chie sur la tête, remercie le Ciel que les vaches ne volent pas.
Proverbe malouin

Député européen, Jordan Bardella ne vient Continuer la lecture de Vrac n°7

Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines

Oui Je me souviens que mon père adorait les amandes vertes. Quand j’étais petit, à la maison, il y en avait très souvent. Moi aussi, j’aimais beaucoup les amandes vertes, mais c’était un calvaire de les dégager de leur coque. Qu’on utilise un couteau ou un casse-noix, l’opération était difficile et parfois dangereuse. Mais quand on y était parvenu sain et sauf, quel plaisir de sortir la graine (ou bien serait-ce le fruit ?) de sa coque et de la croquer avec ou sans sa fine peau marron !
Il arrivait parfois qu’à l’intérieur de la coque la graine (ou le fruit) soit double et c’est là que ça devenait intéressant. On disait alors qu’il y avait « Philippines« . Celui qui avait mis au jour les graines jumelles devait les partager avec une autre personne de la tablée. Le lendemain matin, celui des deux qui disait le premier à l’autre « Bonjour Philippines ! » avait gagné le droit de recevoir un baiser ou un cadeau de l’autre. Charmante coutume aujourd’hui tombée en désuétude comme la plus grande partie de la civilisation pré-internetienne que nous avons connue.

Il pourrait être intéressant de rechercher pourquoi Continuer la lecture de Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines

Mon livre blanc

Mon livre, le mien…

 paraître prochainement car je ne tiens pas à être en reste parmi les J.D.Céistes. Il sera inspiré d’un aphorisme de Sénèque prononcé il y a 2000 ans et que tous les navigateurs en eaux troubles connaissent bien : il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ! C’est mon cas. Je ne suis même pas sûr de savoir où je suis, c’est bigrement embêtant. Ce livre sera comme la neige : blanc ! Son titre aussi d’ailleurs. Il sera gratuit, pourvu que son éditeur soit d’accord.
En attendant sa parution, je vous adresse mes Meilleurs Vœux pour 2026.

Jim

Carnet d’Écriture (14) – Excipit ou Comment s’en sortir

Tout le monde sait ce que c’est qu’un incipit. Ah ! Le fameux Longtemps, je me suis couché de bonne heure ! D’ailleurs j’en ai parlé dans le onzième numéro de ces Carnets d’Écriture. Vous vous rappelez peut-être qu’au joyeux temps du confinement, j’en avait fait un jeu littéraire, tentative oulipienne rapidement dévoyée par certains. Mais passons. Donc, un incipit, on sait ce que c’est. Mais un excipit ? 

Symétrique de l’incipit, on trouve l’excipit  à l’autre bout d’une œuvre littéraire. Le mot savant en désigne les dernières lignes. Ah ! Le moins fameux : Si du moins il m’était laissé assez de temps pour accomplir mon œuvre, je ne manquerais pas de la marquer au sceau de ce Temps dont l’idée s’imposait à moi avec tant de force aujourd’hui, et j’y décrirais les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant dans le Temps une place autrement considérable que celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place, au contraire, prolongée sans mesure, puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes – entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le Temps.

Ne faites pas le malin et ne me dites pas que Continuer la lecture de Carnet d’Écriture (14) – Excipit ou Comment s’en sortir