TELERAMA
Enfin une bonne nouvelle !
Go West!, c’est la fin !
C’est juré ? C’est promis ?
Il paraît !
Ainsi donc, on arrive au bout. Plus que 2 épisodes et c’en sera terminé pour de bon de cet interminable feuilleton qui n’a pour égal dans la platitude qu’un roman d’Annie Ernaux et dans l’étirage de l’ennui que le regretté et regrettable« Corneilles du Septième Ciel ». Finie la parution épisodique aux dates aléatoires des aventures étriquées de ce narrateur aux allures d’adolescent attardé. Fini le récit répétitif des tribulations d’un autostoppeur sur les chemins poussiéreux et surchauffés. Finies les descriptions conventionnelles d’une Amérique à la Norman Rockwell disparue depuis longtemps. Finies les jérémiades sur les difficultés d’avoir vingt ans dans les années 60 quand on est attiré par les filles. Fini l’inventaire complaisant de succès féminins par ailleurs souvent inaboutis.
Fini, fini, fini !
Comme quoi il n’y a pas que de mauvaises nouvelles.

Il y a une dizaine d’années, trois années de suite, j’ai participé à des ateliers d’écriture. Ce fut plus intéressant sur le plan social que sur le plan littéraire. Dans un tel atelier, une séance se passe souvent de la manière suivante : après une introduction à un thème ou après la lecture de quelques lignes d’un auteur préférablement reconnu, l’intervenant propose aux participants d’écrire séance tenante et dans un temps limité un texte en relation avec le thème introduit ou les lignes qu’il avait choisies. De plus, la plupart du temps, l’intervenant impose de respecter certaines contraintes. Par exemple : réécrire les lignes lues en changeant de point de vue, ou de genre, ou sous forme de dialogue et toute cette sorte d’acrobaties qui finissent par former l’habile écrivain. La contrainte que j’ai rencontrée le plus fréquemment est celle de l’incipit, qui exige du participant qu’il commence son texte par une phrase imposée. Je ne crois pas que jamais personne en atelier n’ait imposé le plus fameux incipit de tous, à savoir « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » mais à part celui-là, tout est possible car la littérature en fournit à foison. C’est d’ailleurs très instructif et souvent amusant, tout en respectant la contrainte imposée, de prendre 