Vous vous êtes sans doute étonné de ce que, depuis plusieurs semaines, je me suis appliqué, non sans quelque regret, une sévère autocensure sur tout ce qui concerne la Nouvelle Amérique.
Vous aurez peut-être noté également que la personne de la Maire de Paris ne remplit plus mes colonnes d’amertume et d’ironie. En tout cas, beaucoup moins, car à quoi bon continuer à tirer sur une ambulance municipale ?
Par contre, vous n’aurez pas été sans remarquer une certaine agitation dans le JdC, articles et commentaires, dès qu’il s’agit de la politique nationale, et plus particulièrement quand c’est le Parti Socialiste qui fait l’actualité.
Par exemple tenez, encore aujourd’hui, (ou hier ou demain, c’est pareil) : le PS, devenu Continuer la lecture de Et à part ça, Madame la Marquise ?

Ce n’est pas que personne d’autre n’avait le droit d’y venir.
(…) Et puis, à Paris, tu es revenu me chercher… notre déjeuner, notre balade, ta joie de me retrouver, ta fierté de me montrer ta ville… et toujours, cette gentillesse maladroite, cette délicatesse, ce respect même… c’était émouvant. D’un seul coup, sur la petite place, j’ai décidé tout envoyer promener, j’ai décidé de tomber amoureuse. Et je t’ai amené par la main jusqu’à ma chambre d’hôtel… Tu as dû me prendre pour une fille facile… »
Serena Foster était née en 1888 dans la bonne société New-yorkaise. Après vingt ans d’une vie de luxe et de volupté, de plaisirs et de vanités, elle décida d’entrer dans les ordres. Elle avait alors 38 ans. Comme c’est l’usage, elle changea son prénom et choisit celui de Madeline en référence à ce qui la rapprochait, croyait-elle, de Sainte Marie-Madeleine, à savoir le péché et la rédemption. C’est ainsi qu’elle devint Sister Madeline. Une fois ses vœux prononcés, et après une courte formation d’infirmière sage-femme, Sister Madeline fut envoyé en Louisiane, à Chattawbannack, pour y diriger le petit dispensaire-orphelinat qu’un magnat du pétrole y avait fondé pour racheter son âme au diable et réduire ses impôts. L’ile de Chattawbannack est située sur la Sabine River qui marque la frontière entre Texas et Louisiane. C’est l’endroit le plus chaud, le plus humide, le plus isolé, le plus désolé des endroit chauds, humides, isolés et désolés de cet état qui en compte beaucoup plus que n’importe quel autre état des États Unis. A cette époque, aucun pont ne reliait l’ile à la terre ferme et le seul lien entre le dispensaire et la civilisation était un émetteur radio et un petit bateau à moteur qui descendait la Sabine une fois par mois jusqu’à Pine Bluff pour aller chercher le Docteur Onemore-Fortherode, un vieux médecin anglais, original et alcoolique qui s’était installé dans la région pour s’adonner à sa passion, sa collection d’alligators.
Il m’arrive de lire Le Figaro ; pas sous forme papier, non, sauf quand je suis dans un café, mais vous savez que c’est assez rare. Je le lis sur internet, plus précisément sur mon téléphone. Dans la plupart des cas, je ne lis que ce qui apparait dans le mail que je reçois du journal, c’est à dire le titre-résumé.
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