Archives de catégorie : Textes

Rendez-vous à cinq heures : Cinéma et littérature, quelle différence ?

Temps de lecture : 4 minutes


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Le texte qui suit vient en réponse à la question posée le 26 décembre dernier dans ces mêmes colonnes par Lorenzo dell’Acqua. Vous pouvez retrouver la formulation de cette question en cliquant sur le titre ci-dessous. Vous pourrez aussi de cette manière lire les commentaires y afférents de Lariegeoise, Jim, Claude et Lorenzo. 

Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

 

Terminologie : Dans les lignes qui suivent, on trouvera à de nombreuses reprises la locution « chef d’œuvre ». Si nous l’avons utilisée, à regret d’ailleurs, c’est pour rester dans le cadre lexical de la question posée. En lieu et place de « chef d’œuvre », nous aurions préféré parler de films bons ou super, ou chouettes, ou réussis, et réserver « chef d’œuvre » à une centaine de films dans l’histoire du cinéma. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, pas vrai ? Alors, pour contrebalancer l’excessif « chef d’œuvre », nous avons rassemblé sous le tout aussi excessif vocable « daube » les films moyens, pas très réussis, ratés, les films bof, les mauvais, les très mauvais et les daubes  

Cinéma et littérature, quelle différence ?

Le thème imposé, c’est donc de « se demander comment un chef-d’œuvre littéraire réussit à être aussi un chef-d’œuvre au cinéma« .

Si l’on veut bien filer un peu Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : Cinéma et littérature, quelle différence ?

Post it n°10 – Écrire

temps de lecture : 1/2 minute

Ecrire, c’est comme photographier.
Une fois que le goût en est pris, on ne voit plus les gens ni les choses de la même façon.
On se met à ressembler à ces touristes qui ne voient le pays dont ils rêvaient qu’à travers l’objectif de leur appareil.
On ne vit plus sa vie, on est sur le qui-vive, à l’affut du sujet et tout devient gibier : une dispute dans la rue, une marée qui descend, une femme qui téléphone, un instant, un mot.

Ecrire, c’est comme photographier; c’est être absent de sa propre vie.

Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

temps de lecture : 2 minutes, et encore…
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Aujourd’hui, Lorenzo se pose et nous pose une vaste question que, plutôt que de la paraphraser, je vous laisse découvrir dans ses propres termes. Si vous souhaiter apporter votre pierre dans ce jardin ou votre contribution à la résolution du problème, ne vous gênez pas. Sachez que si votre ami réponse est brève, disons moins de cent mots, elle restera en commentaire de cette page. Sinon, elle sera publiée à son tour dans un prochain Rendez-vous à cinq heures. 

 

Cinéma et Littérature
Lorenzo dell’Acqua

Le film est-il fidèle au roman ? En voilà une question absurde ! C’est comme vouloir comparer une peinture et une sculpture. Tout le monde sait que ce n’est pas pareil. Il est plus intéressant de se demander comment un chef d’œuvre littéraire mis en scène réussit à être aussi un chef d’œuvre dans un autre domaine, le cinéma.

La récente rediffusion du Guépard de Luchino Visconti (TTTT dans Télérama, autant que le Tigre du Bengale) d’après le chef d’œuvre littéraire de Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : cinéma et littérature

J’ai dix ans

Encore une rediffusion ! Et alors ? Ça vous fera au moins quelque chose d’intéressant à lire à vos petits enfants avant d’éteindre la lumière.
Publié une première fois il y plus de 8 ans dans le numéro 72 du JdC qui en compte aujourd’hui 3316, « J’ai dix ans » est à double titre un texte de jeunesse : jeunesse du 
narrateur et jeunesse de l’auteur qui n’écrivait alors que depuis quelques mois et dont ce fut l’un des premiers textes à dépasser le milliers de mots.

temps de lecture : 18 minutes 

Je sais que c’est pas vrai, mais j’ai dix ans.   (Alain Souchon)

1-Les grandes vacances

J’ai dix ans. Les grandes vacances sont commencées depuis déjà longtemps mais la rentrée, fixée au 2 octobre, est encore à perte de vue. Ça me permet d’effacer facilement la vague angoisse du passage en sixième dont on m’a dressé un tableau terrifiant.

Les premiers jours de Juillet ont été merveilleux. Je suis resté à Paris. Il a fait Continuer la lecture de J’ai dix ans

Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246

temps de lecture : 6 minutes 

Critique aisée n°246

Maigret et l’homme du banc
Simenon – 1952
Editions Rencontres – 166 pages

Bon !

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres
et sa brume et ses toits sont là autour de moi,
maintenant que j’ai laissé en plan Anticythère
et ce couple inachevé dans la Maison Marie,
maintenant que je n’écris plus de diatribe contre Vladimir Hidalgo, Donald Poutine ou Anne Trum,
maintenant que les seules choses que j’arrive à écrire, laborieusement, sont des Critiques aisées ou des commentaires de commentaires,
maintenant que le planning du JdC est rempli de vieux articles recyclés,
je vais enfin pouvoir me consacrer à la paresse, au cinéma, et, pourquoi pas, à la littérature et même peut-être à rien du tout.
Entendons-nous bien, quand je parle de me laisser aller à la littérature, je parle d’en lire, pas d’en faire, bien sûr.

Comme je ne vois quand même pas me mettre à lire la Recherche une troisième fois,
comme j’ai abandonné ma relecture du Continuer la lecture de Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246

Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet

temps de lecture : 1 minute et des poussières (d’étoiles) 

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Le Tigre du Bengale
ou
Télérama et la culture du navet

Suite à l’évocation parodique et critique de Lorenzo et sur les vifs conseils de Télérama qui l’a noté TTTT, j’ai voulu voir Le Tigre du Bengale (Fritz Lang-1959). C’était possible sur Arte replay. Ça doit l’être encore.

Disons que j’en ai vu trois quarts d’heure et, pendant quarante-cinq minutes, doutant de mon propre jugement qui se formait petit à petit, j’ai regardé ce roman photo à moyen spectacle, avec son intrigue pour Journal de Lisette, avec ses beau éléphants et ses panoramiques saccadés, ses rares extérieurs et ses intérieurs en carton-pâtre1, ses costumes d’opérette et ses acteurs figés, ses dialogues convenus et ses répliques emphatico-poétiques, et au bout du compte, je me suis demandé si ce péplum oriental avait vraiment été réalisé en 1958 et pas une bonne vingtaine d’années plus tôt.

Comment à la fin des années 50 , Fritz Lang a-t-il pu filmer un tel navet tandis qu’ailleurs, Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet

Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres

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Mémoire d’éléphant, Tigre du bengale et Tombeau Hindou


Quelqu’un m’a dit que Lorenzo ne croyait pas qu’hier, je n’avais pas fait le rapprochement entre sa parodie de critique de César et Rosalie au Bengale et Le Tigre du Bengale, le mélo à grand spectacle tourné par Fritz Lang en 1959. 

Non, comme je l’ai dit plus tôt, je ne l’avais pas fait,  ce rapprochement. En fait, je suis beaucoup moins intelligent (ou beaucoup plus bête) que je n’en ai l’air, Est-ce un inconvénient ou un avantage ? Ça dépend des circonstances. 

Par ailleurs, à quoi cela sert-il d’être cinéphile quand on perd la mémoire ? 

En tout cas, pour vous récompenser, je vous donne le lien ci-dessous qui vous permettra de voir une lascive Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres

Les humeurs du Luxembourg

temps de lecture : 3 minutes

Il y a l’humeur maussade, celle du temps gris et tiède, où les fauteuils sont encore mouillés de la dernière pluie. Le bassin est désert, même les canards n’ont pas envie d’être là. Le jet d’eau retombe sur lui-même dans un floc-floc onctueux de mollesse. Le drapeau tricolore, hésitant, pendille au-dessus du Sénat où quelques fenêtres sont déjà allumées. Un gardien siffle. On ferme !

Il y a l’humeur aventureuse, quand le vent souffle et fait battre dans mon sillage les pans de mon imperméable, quand les nuages noirs apparaissent derrière les tours de Saint-Sulpice et que je marche à grand pas, droit vers eux, sans crainte, prêt à tout dans ce jardin abandonné où se presse encore un dernier passant, le cou dans les épaules et la main sur le chapeau. La tempête approche, mais je passerai. Car je passe toujours…

Il y a l’humeur incertaine, comme le temps. On est là, mais on hésite. Prendra-t-on par Continuer la lecture de Les humeurs du Luxembourg

Rendez-vous à cinq heures avec le cinéma indien

temps de lecture : 4 minutes 

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CESAR ET ROSALIE AU BENGALE
(Fritz Lang, 1959)

par Lorenzo dell’Acqua

Je ne regarde jamais la télévision et je vais encore moins souvent au cinéma. De rares exceptions cependant, imprévisibles, comme hier soir sur ARTE, la chaîne des intellectuels et des ingénieurs, qui proposait un chef d’œuvre, « César et Rosalie au Bengale », de Fritz Lang. L’intrigue ne vous surprendra pas car j’ai appris en vous lisant sur le blog que les situations scabreuses réunissant deux hommes et une femme, ou l’inverse, faisaient partie (ou avaient fait partie) de votre quotidien. Le scénario est exactement le même que dans le remake de Claude Sautet sorti en 1972 : les deux personnages principaux aiment la même femme. Ce film m’avait attiré, non pas à cause du résumé de Télérama, mais parce qu’il se déroulait en Inde où mon père Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec le cinéma indien

Encore une soirée de foutue !

Encore une soirée de foutue !

ou plutôt « Encore une matinée de ratée !»

Vous voulez savoir à quel propos je lance ce cri de déception ? Eh bien, je vais vous le dire.

Mais d’abord, vous savez bien sûr qu’en matière de théâtre, la droite s’appelle côté cour, la gauche côté jardin, le bâton qui frappe les 3 coups c’est le brigadier, le rez de chaussée s’appelle l’orchestre, les loges à ce niveau ce sont les baignoires, le premier balcon s’appelle corbeille, le deuxième balcon s’appelle premier balcon, le dernier balcon s’appelle le poulailler, une représentation en soirée s’appelle une soirée et qu’enfin une représentation de l’après-midi s’appelle Continuer la lecture de Encore une soirée de foutue !