L’autre jour, dans le journal, j’ai vu les sujets de philo du bac :
- Dissertation 1: Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?
- Dissertation 2: Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?
- Commentaire de texte: Un extrait de « Humain, trop humain » de Friedrich Nietzsche
Moi, la philo, ça n’a jamais été mon truc. Prenez Montaigne, par exemple. Au début, je ne comprenais pas sa façon de parler le Français et, quand il m’arrivait de le comprendre, je trouvais qu’il faisait bien des histoires pour enfoncer des portes ouvertes. Par la suite, je me suis aperçu que c’était aussi le cas pour les autres philosophes : je ne comprenais pas ce qu’ils disaient et ils enfonçaient des portes ouvertes.
Bien plus tard, une fois que j’eus avalé le Scio me nihil scire du père Socrate, je compris mes torts passés, je refermai les portes ouvertes et me lançai à la redécouverte de la philosophie et pour cela, je choisis Spinoza. Autant commencer par le gratin. Ce fut une erreur. Après avoir lu quatre fois, et très attentivement je vous prie, les quatre premières pages de L’Éthique sans que j’y comprenne la moindre définition ni même le moindre assemblage de mots, j’abandonnai sans remords Spinoza et ses semblables en me disant « Au moins, j’aurai essayé et puis, comme disait mon ami Hamlet, « There are more things in heaven and earth, Spinoza, than are dreamt of in your philosophy »
C’est la raison pour laquelle ne vais pas vous Continuer la lecture de Montaigne, Spinoza, Nietzsche et moi
