L’homme aime ; il hait, prévoit, décide, se bat, transpire, saigne, espère.
Dans l’Olympe, les dieux regardent et rigolent.
La preuve :
Lettre du mercredi 30 décembre 1959 d’Albert Camus à Maria Casarès.
« Bon. Dernière lettre. Juste pour te dire que j’arrive mardi, par la route, remontant avec les Gallimard lundi (ils passent par ici vendredi). Je te téléphonerai à mon arrivée, mais on pourrait peut-être convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons en principe, pour faire la part des hasards de la route — je te confirmerai le dîner au téléphone.
Je t’envoie déjà une cargaison de tendres vœux, et que la vie rejaillisse en toi pendant toute l’année, te donnant le cher visage que j’aime depuis tant d’années (mais je l’aime soucieux aussi, et de toutes les manières). Je plie ton imperméable dans l’enveloppe et j’y joins tous les soleils du cœur.
A bientôt, ma superbe. Je suis si content à l’idée de te revoir que je ris en t’écrivant. J’ai refermé mes dossiers et ne travaille Continuer la lecture de Les dieux rigolent

On commencera par avoir pour Président un clone de délégué commercial de chez Arts et Fenêtres entièrement fabriqué par l’I.A. sur imprimante 3D. Mais bientôt, devant sa vacuité, ne tarderont pas à venir tirer sur ses fils depuis les coulisses tous les Garaud, les Juillet, les Frey, les Pasqua d’aujourd’hui, ceux qui consultent, conseillent et concoctent depuis des années.
Je me souviens que mon père adorait les amandes vertes. Quand j’étais petit, à la maison, il y en avait très souvent. Moi aussi, j’aimais beaucoup les amandes vertes, mais c’était un calvaire de les dégager de leur coque. Qu’on utilise un couteau ou un casse-noix, l’opération était difficile et parfois dangereuse. Mais quand on y était parvenu sain et sauf, quel plaisir de sortir la graine (ou bien serait-ce le fruit ?) de sa coque et de la croquer avec ou sans sa fine peau marron !