Tout le monde sait ce que c’est qu’un incipit. Ah ! Le fameux Longtemps, je me suis couché de bonne heure ! D’ailleurs j’en ai parlé dans le onzième numéro de ces Carnets d’Écriture. Vous vous rappelez peut-être qu’au joyeux temps du confinement, j’en avait fait un jeu littéraire, tentative oulipienne rapidement dévoyée par certains. Mais passons. Donc, un incipit, on sait ce que c’est. Mais un excipit ?
Symétrique de l’incipit, on trouve l’excipit à l’autre bout d’une œuvre littéraire. Le mot savant en désigne les dernières lignes. Ah ! Le moins fameux : Si du moins il m’était laissé assez de temps pour accomplir mon œuvre, je ne manquerais pas de la marquer au sceau de ce Temps dont l’idée s’imposait à moi avec tant de force aujourd’hui, et j’y décrirais les hommes, cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux, comme occupant dans le Temps une place autrement considérable que celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place, au contraire, prolongée sans mesure, puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants, plongés dans les années, à des époques vécues par eux, si distantes – entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le Temps.
Ne faites pas le malin et ne me dites pas que Continuer la lecture de Carnet d’Écriture (14) – Excipit ou Comment s’en sortir
