Archives de catégorie : Critiques

NOUVELLES DU FRONT (32) – 15/05/2023

temps de lecture : 3 minutes 

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Le silence des agneaux

Richard Dreyfus est un acteur américain né en 1947. Au début de sa carrière, il était aussi prometteur que Dustin Hoffman l’avait été dix ans avant lui. Il faut se souvenir d’American Graffiti, de l’Apprentissage de Duddy Kravitz, des Dents de la mer, des Rencontres du 3ème type, d’Adieu, je reste (Oscar 78 du meilleur acteur). Vous ne l’avez probablement pas vu, mais je me souviens aussi d’un très bon « Les filous », passé inaperçu. Il n’a cependant pas eu la meme réussite que Dustin. Mais la question n’est pas là. Voici l’extrait d’un article de CNN paru le 9/05/2023 :

Les responsables (de l’Académie des Oscars) ont annoncé en 2020 qu’à partir de 2024, les films devront répondre à certains critères de représentation (des diversités) pour être éligibles à l’Oscar du meilleur film.
Les films doivent satisfaire à au moins deux Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT (32) – 15/05/2023

Pierre qui roule – Critique aisée n°259

temps de lecture : 4 minutes 

Critique aisée n°259

 Pierre qui roule
Donald Westlake -1970
Rivages/noir – 301 pages – 9,15€

Il n’y a pas si longtemps, pendant quelques jours, je me suis intéressé à la dernière livraison de Despentes, Cher connard. (1)

(1) note de milieu de page : Il parait que, dans le monde de l’édition, quand un nouveau livre sort, on parle de livraison ; à mon grand regret, je ne fais pas partie de ce monde, alors je ne suis pas certain de ce que je viens de dire ; pourtant, il me semble avoir entendu cette expression dans la bouche de Pivot ; ça fait loin maintenant, alors l’expression est probablement tombée en désuétude. Mais je ne déteste pas la désuétude, alors allons-y pour la dernière livraison de Despentes ! Continuer la lecture de Pierre qui roule – Critique aisée n°259

6- En un mot comme en cent : The head

The head
Jorge Dorado
MyCanal

C’est une production internationale et cela se sent dans la distribution et l’hétérogénéité des comédiens, plutôt inégaux.
Ç’aurait pu être « The Thing« , ce superbe huis clos d’épouvante dans une station polaire de John Carpenter (1982), lui-même remake d’un film qui m’avait bien fait peur quand j’avais dix ans, « La Chose d’un autre monde« . Le début de la première saison est intéressant, mais rapidement, on s’aperçoit que ce n’est qu’un prévisible et grand-guignolesque « Dix petits nègres » à la sauce hémoglobine antarctique.
La seconde saison commence, elle, de façon tellement ridicule et tellement mal jouée que je n’ai pu avaler que son premier épisode.

En un mots comme en cent : mauvais (et même assez ridicule)

5 – En un mot comme en cent : CASTING(S)

Beaucoup de gens me disent « Tiens ! Toi qui écris, tu devrais lire ceci, ou cela, cet inédit de Virginie, ces brouillons de Louis Ferdinand,  ce témoignage de François, le dernier testament de Michel… » Parmi ces « beaucoup de gens », quelques-uns ne se contentent pas de recommander, ils offrent : « Tiens ! Je t’ai apporté le dernier Machin. Toi qui aimes Truque, tu aimeras sûrement… »
Et moi, je leur dis « Je ne lis pas, je ne lis plus ou presque pas. Je n’ai pas le temps, voyez-vous : j’écris… » A la plupart, cette excuse suffit : « Ah, oui ! disent-ils. Je comprends, vous écrivez… C’est très prenant, bien sûr. »
Mais c’est faux. Enfin, je veux dire que c’est vrai Continuer la lecture de 5 – En un mot comme en cent : CASTING(S)

4- En un mot comme en cent (4) : Berlin, Berlin

Berlin, Berlin
Gérald Sibleyras et Patrick Haudecœur
Théâtre Fontaine – 80 minutes – 44€ – 2 Molières

Sur la lancée de parodies souvent réussies, après Thé à la menthe ou t’es citron ?, très réussi, après Froufrou les bains, très honorable, voici Berlin, Berlin, la nouvelle pièce de Gérald Sibleyras et Patrick Haudecœur, 2 Molière en 2022, meilleure comédie, meilleur acteur.

Le thème est original, c’est encore une parodie, ce n’est pas vulgaire, pas grossier, pas méchant, pas choquant ; c’est nul, tout simplement nul, nul au sens mathématique, égal à zéro, vide, sans intérêt, inexistant.

Ce n’est pas drôle, c’est sans esprit, sans dialogue, sans rythme. Le dénouement est totalement bâclé. Les comédiens se contentent de répéter en les étirant les deux mêmes effets pendant les 80 minutes de la pièce : glorification décalée de Staline et du régime soviétique en RDA,  ahurissement permanent de l’un des personnages.
Si cette pièce avait été écrite en deux jours par des G.O. du Club Med de Djerba au début des Continuer la lecture de 4- En un mot comme en cent (4) : Berlin, Berlin

3-En un mot comme en cent : The English

temps de lecture : 1 minute

The English
Hugo Blick – Série TV
Emily Blunt

Le pitch annoncé sur le site de MyCanal est extrêmement classique, donc tentant, enfin… pour moi : « Déterminée à venger la mort de son fils, Cornelia, originaire d’Angleterre, s’installe dans l’Ouest des Etats-Unis, où elle espère retrouver le responsable du drame. Elle y rencontre Eli Whipp, un Amérindien et éclaireur de cavalerie à la retraite. Guidés par un objectif commun, le duo prend la route… » Tadaaa !
On y va !

Un grand écran, des prises de vue soignées, des décors et costumes peaufinés.  Un indien solitaire et civilisé, une femme énigmatique, Continuer la lecture de 3-En un mot comme en cent : The English

Rendez-vous à cinq heures à l’auberge espagnole

La page de 16h47 est ouverte…

temps de lecture : 2 minutes 

L’AUBERGE ESPAGNOLE
CEDRIC KLAPISCH 2002

par Lorenzo dell’Acqua

Voilà un film qui parle des jeunes âgés de vingt ans dans les années 2000. Ils viennent des quatre coins de l’Europe, vivent n’importe comment, fument du hasch ensemble vautrés pêle-mêle sur des canapés devant la télé (ce que je n’ai jamais fait), sortent ivres d’une boite de nuit (ce qui m’est arrivé parfois) et sont toujours gais. Leurs relations amoureuses tournent au fiasco, mais leurs amitiés, elles, sont solides. Eternels insatisfaits, ils sont les responsables de leurs errements Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures à l’auberge espagnole

Zombies – Critique aisée n°258

temps de lecture : 4 minutes 

critique aisée n°258

Zombies
Bret Easton Ellis – 1994
10/18 – 276 pages – 2€ (d’occasion)

Ceci n’est pas une critique aisée, pas une vraie en tout cas, car je ne saurais pas dire grand-chose de ce recueil de nouvelles de Bret Easton Ellis que je viens de terminer, en sautant quelques pages, je dois l’avouer.

C’est toujours intéressant de savoir comment et pourquoi on s’est lancé dans la lecture de tel bouquin plutôt que tel autre, vous ne trouvez pas ? En tout cas, moi, ça m’intéresse. Alors voilà :

L’autre jour, j’ai rendez-vous chez le médecin. Continuer la lecture de Zombies – Critique aisée n°258

Rendez-vous à Samarra – Critique aisée n°257

 Temps de lecture : 5 minutes

 Critique aisée n°257

Rendez-vous à Samarra
John O’Hara – 1934
Editions de l’Olivier – 350 pages – 11,90€

Julian English, trente ans, marié avec une des plus jolies femmes de Gibbsville, cette ville moyenne de Pennsylvanie ; bonne éducation, issu de la bourgeoisie moyenne, membre de tous les bons clubs, invité à toutes les soirées de la bonne société, concessionnaire Cadillac pour toute la région, aimé par sa femme, il boit beaucoup et s’ennuie. Ou alors, Grands Dieux, pourquoi, s’il ne s’ennuie pas, pourquoi depuis quelques jours fait-il tout ce qu’il faut pour se faire exclure de son milieu, rejeter par ses amis, pour perdre sa femme, Caroline ?

Est-ce parce que, avec ses règles précises, mais non écrites, de bienséance, Gibbsville l’étouffe ?
Est-ce parce que, dans cette ville autrefois minière aujourd’hui en déclin du fait de la grande crise de 1929 et du passage progressif du charbon au pétrole, la bonne société ne peut maintenir sa façon de vivre qu’en mangeant son capital ?
Est-ce parce que Julian a Continuer la lecture de Rendez-vous à Samarra – Critique aisée n°257

Happy Valley – Critique aisée 256

temps de lecture : moins de 2 minutes

Critique aisée 256

 Happy Valley
Sally Wainwright
Sarah Lancashire…

 C’est une série télévisée britannique dont les saisons 1 et 2 de six épisodes chacune sont visibles sur myCanal. La saison 3 est en cours avec 3 épisodes diffusés.

Catherine Cawood, 47 ans, divorcée, deux enfants, exerce la fonction de sergent de police. Le sergent Cawood, est la chef du commissariat d’une petite ville du Yorkshire. En uniforme, elle gère avec efficacité, rigueur et humanité Continuer la lecture de Happy Valley – Critique aisée 256