temps de lecture : 7 minutes
(…) A l’évidence, Lorenzo ignorait la critique dithyrambique de ce film rédigée par Philippe pour la revue Télérama à laquelle il collaborait depuis ses derniers succès littéraires. La grande Fabienne Pascaud avait condescendu à lui octroyer un sourire plus ambigu qu’admiratif auquel il n’avait pas été insensible malgré tout le mal qu’il avait déversé sur elle et son journal. D’ailleurs, cet hebdomadaire à la mode, il le trouvait plus gauchiste que chrétien, ce qui ne constituait en rien une excuse.
Chapitre XX
A la terrasse ensoleillée du Cyrano, Françoise demanda à Lorenzo ce qu’était la photo. Sa réponse emprunta des chemins plus tortueux que convaincants dont lui-même doutait de la pertinence :
« Longtemps je me suis réveillé de bonne heure avec une sacrée migraine, cette maladie vieille comme le monde, certes bénigne mais fort handicapante au quotidien, décrite Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (20)
C’est une production internationale et cela se sent dans la distribution et l’hétérogénéité des comédiens, plutôt inégaux.


Arlette Ratinet rêvait de célébrité. Dès l’âge de dix ans, après qu’elle ait vu trois saisons d’affilée de The Voice, Top Chef et Des Chiffres et des Lettres, porter, comme Valérie Damidot ou Laurence Boccolini, un nom célèbre devint chez elle une obsession. Pour elle qui était née à Guéret-dans-la-Creuse, ou plus précisément dans une ferme à douze kilomètres de Guéret-dans-la-Creuse, elle qui avait passé son enfance à jouer avec les poules de la basse-cour et les crapauds de la mare, son adolescence à mener les vaches au taureau et les veaux à l’abattoir, ce n’était pas gagné d’avance.