Aujourd’hui, je vais faire quelque chose d’exceptionnel : je vais vous renvoyer vers un clip de 44 minutes.
Non, ne partez pas tout de suite. Essayez au moins les premières minutes, et puis, si vous aimez, gardez le lien en copie quelque part pour un jour où vous aurez retrouvé le temps.
Vous avez peut-être déjà deviné : ce lien vous emmènera vers Le temps retrouvé, dernier tome de A la Recherche du temps perdu, et plus précisément vers les dernières pages de cette oeuvre colossale et douce à la fois.
Je crois que c’est à l’heureux temps du confinement, où chacun a pu retrouver un peu de son temps, que les sociétaires et pensionnaires de la Comédie Française ont décidé de lire de large extraits de La Recherche pour les diffuser sur YouTube et permettre ainsi à tout un chacun de passer le temps de manière intelligente.
Parmi toutes les lectures ainsi disponibles, il y a celle que je vous propose aujourd’hui : les dernières pages du dernier volume de La Recherche.
De cette oeuvre de trois mille pages, quelqu’un a fait un jour le résumé suivant : « Le petit Marcel veut devenir écrivain » Dans cet aphorisme plein d’esprit, Continuer la lecture de Retrouver le temps
(Notre passé) est caché hors de son domaine et de sa portée, en quelque objet matériel (en la sensation que nous donnerait cet objet matériel), que nous ne soupçonnons pas. Cet objet, il dépend du hasard que nous le rencontrions avant de mourir, ou que nous ne le rencontrions pas.
Dans cet extrait de « Albertine disparue », avant dernier volume de « À la recherche du temps perdu », le Narrateur découvre dans Le Figaro un article dont il est l’auteur. C’est la première fois que le Narrateur est publié et il tente de le juger non en tant qu’auteur, mais en tant que lecteur, anonyme parmi les dix mille lecteurs du Figaro. Voici une (petite) partie de son analyse.