Archives par mot-clé : Philippe

La littérature troubadour

temps de lecture : 2 minutes pour Gustave, 1 minute pour moi

morceau choisi 

Au XIXème siècle, une jeune fille au couvent lisait au dortoir : 

« Maniant délicatement leurs belles reliures de satin, Emma fixait ses regards éblouis sur le nom des auteurs inconnus qui avaient signé, le plus souvent, comtes ou vicomtes, au bas de leurs pièces.
Elle frémissait, en soulevant de son haleine le papier de soie des gravures, qui se levait à demi plié et retombait doucement contre la page.
C’était, derrière la balustrade d’un balcon, un jeune homme en court manteau Continuer la lecture de La littérature troubadour

Polémique et censure – Aphorismes et citations

temps de lecture : 6 minutes 

« A propos d’une polémique d’une rare violence qui a déchiré il n’y a pas si longtemps les pages d’habitude bienveillantes du JdC, j’ai cherché quelles étaient les raisons de ma position non pour la justifier mais pour tenter de l’expliquer. Je rappelle que mon avis sur le film de Claude Sautet, César et Rosalie, m’avait valu une censure certes purement morale mais dont j’ai bien du mal à me remettre. (…)»

*

Polémique d’une rare violence.. censure… j’ai bien du mal à m’en remettre… On pourrait presque croire que c’est RJR qui a signé ces mots. Eh bien non, car c’est ainsi que Continuer la lecture de Polémique et censure – Aphorismes et citations

Dans le monde de l’édition (15)

temps de lecture : 1,5 minute

Bon ! Ne nous voilons pas la face : Blind dinner, ce n’est pas l’évènement de l’année littéraire : 39 exemplaires vendus en un peu plus d’un mois ! Malgré une puissante campagne de publicité, un mailing forcené et des rappels nominatifs insistants, et malgré surtout des avis mieux que positifs et non sollicités, les ventes n’ont pas décollé. 

Quant à LA MITRO, c’est encore plus inquiétant : 10 exemplaires en quatre semaines ! Bon, d’accord, il n’y a pas eu de campagne de pub ni de mailing forcené, mais quand même ! Dix exemplaires ! 

Un moment, je me suis demandé si la faiblesse de ces ventes n’était pas due au fait que pas mal des lecteurs du Journal des Coutheillas avaient reçu il y a déjà plusieurs mois un exemplaire de Blind dinner ou de LA MITRO en tapuscrit dédicacé. Dans le même Continuer la lecture de Dans le monde de l’édition (15)

Le capitaine Volkonogov s’est échappé – Critique aisée n°261

Temps de lecture : 3 minutes 

Critique aisée n°261

Le capitaine Volkonogov s’est échappé
Natalia Merkoulova et Alexeï Tchoupov – 2021
Youri Borissov

Leningrad-1938. Une partie de la ville est composée des palais de l’ancien régime transformés en bâtiments administratifs aux parquets poussiéreux et sonores, remplis de fonctionnaires résignés et de rayonnages surchargés de dossiers.

Dans l’autre partie, ce ne sont qu’immeubles d’habitation vétustes aux façades décrépies, aux fenêtres aléatoires, aux escaliers incertains et aux toitures fuyardes. Les rues y sont sans trottoir, sans chaussée, constellées de flaques de boue et de tas d’ordure. Ses habitants sont des zombies faméliques en guenilles, sans espoir. Paradis stalinien…

Parfois, dans une référence aux films de science-fiction, tel un vaisseau venu d’une autre planète, énorme et silencieux, un Zeppelin passe lentement au ras des toitures, annonçant le pacte germano-soviétique qui, un an plus tard, scellera la complicité de Staline et Hitler dans l’agression à venir de Continuer la lecture de Le capitaine Volkonogov s’est échappé – Critique aisée n°261

Stats

1-En juin 2022, c’est une moyenne de plus de 500 (cinq cents) heures de vidéo qui ont été chargées chaque minute sur YouTube. 

2-Sur Instagram, c’est 1.300.000.000 (un milliard trois cent millions) de photographies qui ont été échangées chaque jour.

3-En avril de cette année, sur le Journal des Coutheillas, il y a eu 243 visiteurs, qui ont vu 1143 articles et ont émis 141 commentaires. 

Devant de telles statistiques, une question vient à l’esprit : vous n’avez donc rien d’autre à faire ? 

 

Réflexions à travers les âges

temps de lecture : 5 minutes 

« Le matin, je me lève en chantant

Et le soir, je me couche en dansant !

Entre temps je fais la sieste…« 

Voilà ce que chantait Guy Béart, Ingénieur Civil et Dévoyé des Ponts et des Chaussées. Je l’ai beaucoup chanté, moi aussi, cet hymne épicurien, du temps de ma jeunesse où rien, rien n’était jamais sérieux ni définitif. Plus tard, j’ai continué à le fredonner, mais plutôt par dérision de ma réalité. A présent, je ne me souviens plus que des trois premiers vers de cette ode à la paresse. Le reste est tombé dans l’oubli. Mais je suis quand même pratiquement sûr qu’avec le refrain revenait ce conseil de sagesse : « On ne se soigne jamais assez ».

Je dois reconnaitre que, depuis un certain temps, le matin, je ne fais plus du tout comme Guy Béart, plus du tout. Moi, le matin, je me lève en pensant : « Saperlipopette ! Continuer la lecture de Réflexions à travers les âges