Un diner Place des Vosges à Paris. Un message sms sur tous les smartphones des invités vient d’annoncer un couvre -feu absolu à partir de toute suite. Mais que se passe-t-il donc ?
(…)
— Mais, vous n’avez pas encore compris, Monsieur Longchamp ?
C’est moi qui viens de parler. Comme il n’y a plus de siège disponible, je me suis assis d’une fesse sur la grosse table de ferme qui occupe le centre de la pièce. Je trouve que c’est une position avantageuse. Au cinéma, on la voit souvent adoptée par le héros dans les scènes d’explication finale. Elle donne une image de décontraction, de sagesse et de confiance en soi tout à la fois. D’un ton paternel et patient, je poursuis :
— Vous n’avez pas encore compris que c’est le gouvernement qui contrôle toutes les radios ? Faut pas être grand clerc, quand même…
J’aime bien ces expressions un peu désuètes. J’essaie d’en apprendre une ou deux nouvelles par semaine. Il y a un site pour ça. En attendant, l’assistance est suspendue à mes lèvres. Raison de plus pour continuer : Continuer la lecture de BLIND DINNER (Extrait)
La première question qui vient à l’esprit quand on s’interroge sur un roman tel que cette Histoire de Dashiell Stiller est celle-ci : où son auteur se cache-t-il, dans quel personnage ?

C’est extrêmement rare que je cite in extenso un article de presse. Ce n’est peut-être même jamais arrivé. Mais je vais faire une exception pour Caroline Fourest dont les interventions sur LCI, les articles sur Franc-Tireur, les interviews ici et là sont toujours lumineuses de bon sens, de générosité et de clarté. Caroline Fourest est Directrice éditoriale de l’hebdomadaire Franc-Tireur que je suis depuis plusieurs mois et que je vous recommande, soit sous forme papier, soit sous forme numérique.