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Voir la mer (2)
A 19h15 nous arrivions à Bambéréké, après avoir parcouru 526km dans la journée. Nous trouvions le campement. Les campements que l’on croisait le long des pistes principales, étaient distants d’environ 200km. C’était souvent d’anciens petits hôtels de l’époque coloniale, plus ou moins bien entretenus qui ne faisaient pas de restauration. Ils mettaient à disposition des chambres plus ou moins grandes et des boissons plus ou moins fraiches. La propreté de la literie laissait souvent à désirer, et nous préférions dormir sur nos inconfortables lits de camp. Un soir nous avons trouvé un campement crasseux, l’eau étais antérieurement remontée d’un puits par une éolienne hors d’état de fonctionner, la porte du réfrigérateur était maintenue fermée par un sandow, les sanitaires dont les WC. …bouchés !
Nous avions établi un protocole à l’arrivée, le soir, au campement :
Il nous fallait vider entièrement les véhicules dépourvus de siège arrière, contenant chacun: 2 roues de secours, 1 bidon d’eau, 1 bidon d’essence, 2 lits de camp, nos affaires personnelles. Etaient répartis dans l’ensemble des voitures: le matériel de réparation des pneumatiques, une glacière, un camping-gaz, une caisse à outil, câble de démarrage, corde … . Pendant que les hommes réparaient les roues de secours, les femmes vidaient les 2CV qui devaient être stationnées portes non verrouillés. Ce n’était qu’après Continuer la lecture de Aventure en Afrique (41)


Ce matin-là je me trouvais sur une grande place, en terre battue, un peu à l’extérieur de la capitale. J’ai pu m’approcher discrètement sans difficulté, malgré le fait que l’ensemble était gardé par l’armée. Je me disais modestement, que je ne n’étais pas un touriste, que mon visage commençait à être connu au centre-ville m’ayant souvent vu avec Chantal, on me surnommait: «Monsieur Madame Pharmacie»
Le marché d’Ayorou
Elle se continuait en latérite, très abîmée et poussiéreuse. La route passait
Extraction du sel par les femmes.

A Niamey nous filtrions l’eau trouble du robinet pour la consommer. Le débit du fleuve est très irrégulier suivant les saisons et les années. Il peut varier de 5 m³ à la seconde (janvier 1985) à 2716 m3 à la seconde (aout 2020). Soit un écart d’environ 500 fois.
Il est sobrement vêtu, généralement d’une jupe faite de bandes verticales de cuir et surtout du célèbre chapeau peul.
Ces dernières les conduisent la journée à l’extérieur du village, qu’ils regagnent seulement vers les 5 heures de l’après-midi. En marchant, les hommes conservent le dos droit et la tête redressée. Ils ne mettent en mouvement ni leurs hanches ni leur fessier. Les hommes opèrent en revanche un balancement d’avant en arrière de leurs bras. Le mouvement de leurs bras apparaît plus rapide que celui des femmes. Les bras demeurent également parallèles au corps, ils ne le frôlent pas comme pour les femmes. Dans la posture érigée, les hommes ont la tête redressée, qui fait face à celle de leur interlocuteur. D’après nos observations, un homme regarde ainsi les autres personnes dans les yeux lorsqu’ils conversent. Si la manière de regarder des femmes induit une distance d’ordre proxémique, les hommes établissent une distance plus réduite en regardant leurs interlocuteurs dans les yeux ».
On pouvait croiser sur les marchés leurs très belles femmes. Lors de mon séjour dans L’Ader Douchi Maggia nous étions proches. Le premier contact a été la charge des taureaux dans la retenue de Guidanmagagi, puis ma visite aux puits, leur invitation au Charo, plus tard le Geerewol.