2ème tour des municipales
A Nice, Bruno Retailleau ne soutient pas Christian Estrosi. Partout ailleurs, Olivier Faure continue de se compromettre avec LFI.
Droite et gauche, même combat ? Mêmes méthodes ?
Retailleau, dont la ressemblance avec n’importe qui ne vous aura pas échappée,
ne veut pas soutenir Estrosi, car c’est un candidat classé macroniste. Le patron de LR assure ainsi la victoire d’un proxi du RN, le sympathique Ciotti, dont la ressemblance avec Homer Simpson n’a pas pu vous échapper non plus.
La rancune Républicaine est tenace. Elle est dans la droite ligne de la haine que Jacques Chirac nourrissait à l’égard de VGE. Mais de toute façon, les Républicains, qu’ils soient LR ou aient été UNR, UDR ou RPR, ont toujours préféré le FN ou le RN au Centre, honni qu’il soit Centre Gauche ou Centre Droit. Autrefois, les prédécesseurs des LR ne préféraient pas l’extrême droite, ça leur était interdit, et c’était à la gauche qu’ils donnaient leurs voix, comme aux présidentielles de 1981. Mais aujourd’hui, rien n’est plus pareil, tout est permis et si cela permet de faire tomber un centriste, le vote extrême est encouragé.
Drôle de démarche que celle qui, au moment de voter, consiste à préférer l’extrême droite à celui qui en fin de compte est le plus proche de soi.
Mais à gauche, quelle différence ? Glucksmann et Hollande, il n’y a pas si longtemps, ont signé avec LFI dans la NUPES. Ils semblent l’avoir oublié pour changer leur fusil d’épaule. Cette contorsion est plutôt un bon point pour eux, quoique je ne sois pas près de l’oublier. Glucksmann parle, Hollande se tait, mais le reste du PS, que fait-il ? Il invoque les principes et jure que plus rien n’est faisable avec LFI. Ses positions sont intolérables, ignobles, inacceptables ! On a des principes, à gauche ! Mais à gauche, quand la gamelle est en jeu, les principes, ça sert à s’asseoir dessus. Il faut un peu de souplesse, mais c’est très faisable. Derrière Olivier Faure, dont la ressemblance avec un faux-cul de première bourre ne vous échappera pas,
partout, à quelques honorables exceptions près, on s’allie avec l’intolérable, l’ignoble, l’inacceptable extrême. Mieux encore, suivant un inexplicable tropisme, d’ailleurs commun au LR et au PS, la gauche fait barrage au centre, comme à Nice, où la candidate de gauche, nullement en position de gagner, se maintient, clamant faire ainsi barrage au fascisme, mais en réalité confortant encore davantage la victoire à présent certaine du transfuge au crâne d’oeuf.
Alors ? PS et LR, même combat ? Mêmes méthodes ? Ben finalement, oui : à défaut de pouvoir gagner soi-même, on fait perdre son cousin en faisant gagner son ennemi.
Même combat, peut-être, mais pas mêmes méthodes, car il n’y a pas d’accord électoral entre LR, UDR et RN. Bien qu’il se soit prononcé en temps que président des LR, Retailleau, ce joyeux petit clerc de notaire, n’a pas donné de consigne de vote pour Homer Simpson. Le mal est fait mais, au moins, on n’a pas craché sur les principes.
Au contraire, le PS a conclu sans vergogne de très nombreux accords électoraux , qualifiés, sans rire, d’ « accords techniques ». C’est là toute la différence.