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Carnet d’écriture (16) – La lumière au bout du tunnel

La lumière que vous apercevez au bout du tunnel n’est autre que le fanal du train qui vous fonce dessus

Vous connaissez sûrement cet aphorisme. Il nous avait été utilement rappelé par Jim ici même il y a quelques années. Ce n’est pas parce qu’elle est le reflet d’un fatalisme résigné qui engage à la paresse et même à l’inaction, considérant que toute action humaine visant à contrecarrer le destin, c’est-à-dire la volonté des dieux, est inutile que j’aime cette loi quasi murphienne. Je l’aime parce qu’elle est un ressort tragique plein de ressources. Elle ouvre un champ de possibilités très large et permet d’inventer des destins tragiques et surprenants à la fois, comme celui de ce grand vizir de Bagdad qui croyait échapper à la mort en galopant vers Samarcande.

C’est en pensant très fort à elle que j’ai imaginé Continuer la lecture de Carnet d’écriture (16) – La lumière au bout du tunnel →

Les dieux rigolent

L’homme aime ; il hait, prévoit, décide, se bat, transpire, saigne, espère. 
Dans l’Olympe, les dieux regardent et rigolent. 
La preuve : 

Lettre du mercredi 30 décembre 1959 d’Albert Camus à Maria Casarès.
« Bon. Dernière lettre. Juste pour te dire que j’arrive mardi, par la route, remontant avec les Gallimard lundi (ils passent par ici vendredi). Je te téléphonerai à mon arrivée, mais on pourrait peut-être convenir déjà de dîner ensemble mardi. Disons en principe, pour faire la part des hasards de la route — je te confirmerai le dîner au téléphone.
Je t’envoie déjà une cargaison de tendres vœux, et que la vie rejaillisse en toi pendant toute l’année, te donnant le cher visage que j’aime depuis tant d’années (mais je l’aime soucieux aussi, et de toutes les manières). Je plie ton imperméable dans l’enveloppe et j’y joins tous les soleils du cœur.
A bientôt, ma superbe. Je suis si content à l’idée de te revoir que je ris en t’écrivant. J’ai refermé mes dossiers et ne travaille Continuer la lecture de Les dieux rigolent →

Un pastiche, sinon rien !

Par Lorenzo dell’Acqua

« Le 51 ème pastiche de Lorenzo, ça s’arrose »
Il s’agit de la même scène mais vécue par Lorenzo, l’artiste et le poète si cher à NRCB.

 Longtemps je me suis levé de bonne heure et ça continue et c’est très pénible à mon âge parce que ça augmente la durée de mes journées que je dois occuper  avec des activités le moins futiles possible ce qui n’est pas chose facile même pour un génie multicarte comme ma tendre maman m’appelait quand j’étais encore ce charmant bambin de cinq kilos à la naissance qui en pesa d’autant plus par la suite selon une courbe asymptomatique établie jadis par un célèbre pédiatre tombé dans l’oubli ce qui n’était pas sans poser de graves soucis vestimentaires à ma génitrice dans les robes de laquelle je séjournais la plupart du temps perdu.

C’est pas mal mais c’est un peu court, jeune homme ….

Longtemps je me suis levé de bonheur quand j’étais enfant, émerveillé par la nouvelle journée qui s’ouvrait sur les bras affectueux de ma mère et sur les rayons d’un soleil éclatant faisant miroiter l’onde pure de la mer dans cette charmante maison de famille qu’un jour, hélas, pour des raisons qu’il serait fastidieux de Continuer la lecture de Un pastiche, sinon rien ! →

Comme il vous plaira

Je n’ai jamais compris pourquoi, dans les statistiques du Journal des Coutheillas, cet article est demeuré depuis sa première parution l’un des plus vus. Mais puisque vous aimez ça, vous en reprendrez bien encore une fois.

(…) Or, qu’est-ce que la vie, sinon une sorte de comédie où chacun remplit son rôle sous un déguisement qu’il change souvent, si souvent que roi tout à l’heure sous la pourpre, le même acteur reparaît l’instant d’après esclave sous des haillons, jusqu’à ce qu’enfin l’imprésario le force à quitter la scène ! Telle est, sur ce monde sans consistance, la farce qui se joue chaque jour.
Erasme  –
Eloge de la folie (cinquième jour des ides de juin 1508)

Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs ; ils ont leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le cours de sa vie, joue différents rôles ; et les actes de la pièce sont les sept âges.
William Shakespeare – Comme il vous plaira (1599)

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En escrivant cette parole, à peu que le cœur ne me fend !

« CNews a été pour la première fois en tête des chaînes d’information en 2025, devant BFMTV. »
(La Presse, fin décembre 2025)

Encore un petit effort ! Encore un petit coup de pouce de Sarkozy, encore une exigence de Faure,  encore une naïve roublardise du Pingouin, une vacherie de Fillon, un lâché de de Villepin, une ânerie écolo et on y sera ! On y sera, au pays de la vraie droite, bien dure, bien bête. On y sera, au pays dont on ne revient pas.
On commencera par avoir pour Président un clone de délégué commercial de chez Arts et Fenêtres entièrement fabriqué par l’I.A. sur imprimante 3D. Mais bientôt, devant sa vacuité, ne tarderont pas à venir tirer sur ses fils depuis les coulisses tous les Garaud, les Juillet, les Frey, les Pasqua d’aujourd’hui, ceux qui consultent, conseillent et concoctent depuis des années.

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N.B. : Le titre est de François Villon (1431-1463)- Je plains le temps de ma jeunesse

Vrac n°7

Ce n’est pas une disgrâce d’être sans un sou, mais c’est tout comme.
Kin Hubbard. 1868-1930

Ne commencez jamais un discours en disant : « Je ne suis pas un orateur ». Ils s’en apercevront assez vite.”
Kin Hubbard. 1868-1930

Une idée courante, et c’est ce qui ne va pas, c’est l’idée que les pauvres sont les seuls responsables de leur triste sort.
Anonyme

Si une mouette te chie sur la tête, remercie le Ciel que les vaches ne volent pas.
Proverbe malouin

Député européen, Jordan Bardella ne vient Continuer la lecture de Vrac n°7 →

Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines

Oui Je me souviens que mon père adorait les amandes vertes. Quand j’étais petit, à la maison, il y en avait très souvent. Moi aussi, j’aimais beaucoup les amandes vertes, mais c’était un calvaire de les dégager de leur coque. Qu’on utilise un couteau ou un casse-noix, l’opération était difficile et parfois dangereuse. Mais quand on y était parvenu sain et sauf, quel plaisir de sortir la graine (ou bien serait-ce le fruit ?) de sa coque et de la croquer avec ou sans sa fine peau marron !
Il arrivait parfois qu’à l’intérieur de la coque la graine (ou le fruit) soit double et c’est là que ça devenait intéressant. On disait alors qu’il y avait « Philippines« . Celui qui avait mis au jour les graines jumelles devait les partager avec une autre personne de la tablée. Le lendemain matin, celui des deux qui disait le premier à l’autre « Bonjour Philippines ! » avait gagné le droit de recevoir un baiser ou un cadeau de l’autre. Charmante coutume aujourd’hui tombée en désuétude comme la plus grande partie de la civilisation pré-internetienne que nous avons connue.

Il pourrait être intéressant de rechercher pourquoi Continuer la lecture de Carnet d’écriture (15) – Philippe aux Philippines →

Mon livre blanc

Mon livre, le mien…

 paraître prochainement car je ne tiens pas à être en reste parmi les J.D.Céistes. Il sera inspiré d’un aphorisme de Sénèque prononcé il y a 2000 ans et que tous les navigateurs en eaux troubles connaissent bien : il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ! C’est mon cas. Je ne suis même pas sûr de savoir où je suis, c’est bigrement embêtant. Ce livre sera comme la neige : blanc ! Son titre aussi d’ailleurs. Il sera gratuit, pourvu que son éditeur soit d’accord.
En attendant sa parution, je vous adresse mes Meilleurs Vœux pour 2026.

Jim