Archives par mot-clé : Champagne

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (8)

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Presque tout sur le champagne (8)

On a beau d’avoir du vocabulaire, des bouteilles, des verres, des rafraichisseurs, et tout le toutim, on ne peut quand même tout boire d’un coup. Il faut donc savoir aussi conserver les bouteilles que l’on a pas pu boire le jour même. Il faut donc : 

CONSERVER SES BOUTEILLES

LES BOUTEILLES COMMERCIALISÉES SONT IMMÉDIATEMENT CONSOMMABLES

Le champagne a séjourné dans les Maisons le temps nécessaire à sa parfaite évolution. Il est prêt à être consommé dès la sortie du cellier d’expédition.
Quelques semaines de repos favorisent son équilibre moléculaire qui a pu être quelque peu perturbé pendant son transport jusqu’à vous mais, il peut être consommé fort agréablement sans attendre.
Quelques mois ou années peuvent épanouir davantage encore les qualités de certains grands champagnes sous réserve qu’ils soient conservés dans un environnement favorable. Ce vieillissement supplémentaire permet Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (8)

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (7)

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Presque tout sur le champagne (7)

Moi, le champagne, ça m’fait des trucs partout. Et vous ? 

Voyons ce que peut bien en dire l’Union des Maisons de Champagne

LE LANGAGE DES SENS

L’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher.
Si les phénomènes complexes qui contribuent à ces heureux mécanismes de l’effervescence et de la mousse ne sont pas à ce jour parfaitement élucidés, ils contribuent très largement à la fascination des consommateurs pour les vins effervescents.
Il faut dire que les vins effervescents ont la particularité d’interpeller tous nos sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et même le toucher sur le palais et sur la langue.

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Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (6)

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Presque tout sur le champagne (6)

Et maintenant, on y est presque : il n’y a plus qu’à 

SERVIR SON CHAMPAGNE

TENUE DE LA BOUTEILLE ET USAGE DE LA SERVIETTE

Une flûte de champagne doit être remplie avec élégance. De même que l’ouverture de la bouteille, le service du champagne a son rituel qui contribue au plaisir des convives. Pour être versée, la bouteille de champagne peut être tenue en son milieu à pleine main (comme on le fait pour les autres vins). Il est également très commode, en particulier pour les magnums, de saisir de la main droite le fond de la bouteille, le pouce introduit dans l’évasement et les autres doigts allongés sous la base du fût, l’autre main soutenant délicatement le goulot. Les sommeliers tiennent ainsi les bouteilles d’une seule main mais c’est une méthode qui sied aux professionnels.
Dans tous les cas l’étiquette doit Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (6)

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (5)

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Presque tout sur le champagne (5)

Bon ! C’est pas tout d’avoir la bouteille fraiche et les verres propres. Maintenant, il va bien falloir l’ouvrir cette roteuse de champ’ ! Voyons donc ce qu’en dit l’Union des Maisons de Champagne. 

OUVRIR SA BOUTEILLE

LES DIFFÉRENTES MÉTHODES

Le grand vin qu’est le champagne ne se sert pas n’importe comment. Il mérite d’être entouré d’un certain respect et honoré d’un cérémonial qui a sa place dans le plaisir que l’on éprouve immanquablement à déboucher ou voir déboucher une bouteille de champagne.

Certes, depuis plus de deux cent cinquante ans des millions de bouchons ont sauté sans aucun protocole et il en sera ainsi aussi longtemps que l’on boira du Champagne. Ouvrir de la sorte la bouteille, c’est une expression de spontanéité dans l’allégresse qui a une valeur indiscutable pour créer une ambiance de fête, pour célébrer le succès. Après tout, la détonation fait partie des rires de la victoire et le bruit des bouchons de Champagne qui sautent vaut bien celui d’une mousqueterie.

De nos jours, il est devenu incongru de faire sauter les bouchons dans les réunions officielles et mondaines ou dans les restaurants et établissements publics. Les vrais amateurs ont définitivement opté pour l’ouverture silencieuse de la bouteille. Il y a à cela Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (5)

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (4)

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Presque tout sur le champagne (4)

Bon, disons que le champagne est choisi, et que les verres sont propres et adéquats. Maintenant, avec l’aide de l’Union des Maisons de Champagne, il va falloir

RAFRAICHIR SA BOUTEILLE

 La température idéale
Avant de faire sauter le bouchon de champagne, il convient de le rafraîchir mais non de le “frapper”. On considère généralement que le champagne doit être servi entre 6 et 9°C, et on peut admettre, compte tenu de son réchauffement dans le verre, qu’il est bu alors dans de bonnes Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (4)

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (3)

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Presque tout sur le champagne (3)

Et maintenant, le verre… Ah! Très important, le verre ! Si on parle encore de « prendre une coupe », c’est par pure tradition car, comme on le verra plus loin, la coupe est indéfendable, et pas seulement parce qu’avec elle, on en renverse quand même beaucoup.
Encore une fois, laissons l’Union des Maisons de Champagne nous faire la leçon.
Attention, c’est plutôt technique, mais passionnant.

IMPORTANCE DE LA NATURE ET DE L’ENTRETIEN DES VERRES

Les verres appropriés au service des champagnes doivent répondre par leur élégance à l’image de prestige et de distinction mais ils doivent aussi permettre d’apprécier toutes les qualités du vin. Les verres en cristal remplissent le mieux ces conditions. Le verre à champagne idéal est fin, lisse et transparent, pour que l’on puisse voir le “travail du vin”.

La forme du verre à champagne doit être fonctionnelle, d’autant qu’elle influe sur le dégagement des bulles. Il y a des verres à fond rond, d’autres Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (3)

Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (1)

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Presque tout sur le champagne (1)

Il n’y a pas que du bon dans le passé et la nostalgie n’est pas toujours de mise. Prenez le champagne par exemple. Vous vous souvenez peut-être de ce temps, ou bien vous en avez entendu parler par quelque radoteur, où l’on ne servait ce vin effervescent qu’à la fin des repas de première communion et de mariage, le plus souvent dans des coupes et sous sa forme demi-sec, accompagné de ces horribles petits biscuits secs, allongés et couverts de sucre que l’on appelait boudoir. Eh bien, cette lamentable époque est révolue et depuis plus d’un demi-siècle, on ne boit plus de champagne dans les bonnes maisons qu’en apéritif, avantageusement accompagné de rondelles de saucisson, dépecées de préférence, et d’olives vertes dénoyautées. On notera également qu’on ne le sert plus qu’en flute ou en verre ballon ordinaire, ce qui permet d’en renverser beaucoup moins qu’en coupe. C’est aussi cela que l’on appelle le progrès.
Prenons donc le champagne et commençons par lui mettre une minuscule, ou alors appelons-le vin de Champagne. Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (1)

J’étais seul hier soir au Théâtre Français

J’étais seul hier soir au Théâtre Français.
L’auteur n’avait pas grand succès,
Ce n’était que Molière, et nous savons du reste
Que ce grand maladroit qui fit un jour Alceste …

Un salon du XVIIème (siècle).
Philinte entre à grands pas, portant un plateau sur lequel se trouvent une bouteille et deux coupes. Alceste le suit en protestant.

Alceste
Mais enfin, mon ami, puisque je n’en veux pas…

Philinte
Apprenez, cher Alceste, qu’avant tout bon repas
Le Champagne s’impose : c’est une obligation,
Surtout quand il s’agit de notre réveillon.
Un peu d’effervescence vous disposerait mieux
Envers les autres hommes, les jeunes et les vieux.
Et il se pourrait bien que ce vin vous amène
A oublier un temps la dure Célimène.

Alceste
Laissez là Célimène, Philinte, je vous prie,
Quant aux hommes, je ne veux en faire mes amis.
Et je ne bois jamais !

Philinte
.                                          Eh bien, vous devriez !
Avec modération, mais régularité.
Acceptez de goûter avec moi ce breuvage
Et je vous aimerai le reste de votre âge.
Ça ! Vous ne dites rien ! C’est que vous consentez !
Ah ! J’en suis fort heureux. Maintenant, observez :
A la jolie bouteille, comme pour une maitresse,
Je lui défait sa coiffe avec délicatesse.
Puis je saisis le fil qui lui sert de ceinture,
Le dénoue lentement, car c’est dans ma nature.
A présent, elle est nue, il faut être énergique
Et saisir le bouchon, qui résiste, c’est logique,
Le tourner en tous sens, jusqu’à ce qu’il faiblisse
Et saute du flacon jusque dans les coulisses.
Regardez maintenant, j’incline la bouteille
Et répand dans nos verres le produit de la treille.

Alceste
Merci, cela suffit, vraiment, et juste un doigt
Car vous savez fort bien que jamais je ne bois

Philinte
Cher Alceste, à présent qu’est versé ce champagne,
Laissez-moi vous guider dans sa dégustation.
Ce merveilleux breuvage ne nous vient pas d’Espagne
Mais d’un moine français nommé dom Pérignon.
Admirez tout d’abord cette limpidité,
Ce soleil matinal dans le vin enfermé.
Observez maintenant ces si petites bulles
Qui jaillissent du fond hors de leur ergastule.
Oyez comme elles chantent en parvenant à l’air,
Formant à la surface une mousse légère.
Laissez s’évanouir cette écume céleste.
Il faut attendre encore un peu, mon cher Alceste.
Approchez votre nez, mais gardez la distance,
Ce n’est pas du Bourgogne ! Sentez la différence.
Et puis enfin, goûtez ! Donnez-m’en des nouvelles.
Dissertez, il est temps, et baillez-m’en de belles.
Est-ce un brut, mélange de deux ou trois cépages
Ou un millésimé de cinq ou six ans d’âge ?
Nous vient-il d’Epernay ou alors de Bergère-
Sous-Montmirail ? Et puis, le paieriez-vous très cher ?
La finesse des bulles est-elle à votre goût ?
Et la température, comment la trouvez-vous ?
Décidément, mon cher, vous n’êtes pas bavard
Et vous gardez pour vous vos rares commentaires,
Car la dégustation est vraiment tout un art
Qui bien mieux s’exerce en parfait solitaire.
Mais afin de gouter mon plaisir en entier
Et pour récompenser tant d’années d’amitié
Portée par moi vers vous qui êtes si bougon,
Dites-moi quelque chose…

Alceste
.                                                       Je l’admets, il est bon.
Cela étant acquis, il n’est pas nécessaire
D’en dire davantage.

Philinte
.                                             Ah ! Mon ami sincère !
D’aucuns diraient que c’est assurément trop court
Mais ces trois mots de vous valent tout un discours,
Et sachant qu’aujourd’hui le Champagne vous plait,
En ce beau jour de l’an, mon plaisir est complet.

Rideau !