Good Ol’Times, Good Ol’Music (4)

And now, ladies and gentlemen :

Harry Belafonte

Harry Belafonte est mort il y a quelques jours à 96 ans, la plus belle voix de l’époque dans le plus beau mec de l’époque. Et maintenant, bien que septembre soit passé, essayez quand même de vous rappeler, try to remember the kind of september, when life was slow and oh, so mellow… Et allez-donc ! Encore un grand coup de nostalgie !

Try to remember when life was so tenderThat no one wept except the willowTry to remember the kind of SeptemberWhen love was an ember about to billowTry to remember and if you rememberThen follow, follow

Aventure en Afrique (38)

temps de lecture : 2 minutes

La Grande Prière

       Le 20 juillet, fête de “la Tabaski” au Niger, appelée aussi “la Fête du Mouton” c’est Aïd el-Kebir,  “le jour du sacrifice” : congé pour tout le monde !.
Des milliers de moutons sont égorgés dans Niamey : dans les cours, sur  les trottoirs, les places. “Le fleuve coule rouge” dit-on. Suivant sa fortune on peut aussi égorger un veau, ou un chameau.
Mahomet ayant dit : «Certes Allah a prescrit l’excellence dans toute chose. Ainsi lorsque vous tuez, tuez de manière parfaite et si vous égorgez, égorgez  de manière parfaite. Que l’un de vous aiguise son couteau et qu’il apaise la bête qu’il égorge. ». Il faut manger la viande du sacrifice, en garder et offrir au moins un tiers aux pauvres, proches, voisins, collègues etc.
Ce matin-là je me trouvais sur une grande place, en terre battue, un peu à l’extérieur de la capitale. J’ai pu m’approcher discrètement sans difficulté, malgré le fait que l’ensemble était gardé par l’armée. Je me disais modestement, que je ne n’étais pas un touriste, que mon visage commençait à être connu au centre-ville m’ayant souvent vu avec Chantal, on me surnommait: «Monsieur Madame   Pharmacie»
Je sortis mon appareil photo.

   Au centre de la place, Continuer la lecture de Aventure en Afrique (38)

PRÉFACE (2): ANDROMAQUE DE CYRÉNAÏQUE

ANDROMAQUE DE CYRÉNAÏQUE
et
RETOUR SUR ANDROMAQUE(1)     

Il y a longtemps que j’ai choisi mes trois plus grands hommes de l’Histoire et Jules César en fait partie.

Plusieurs fois, j’ai introduit cet immense personnage dans mes petites nouvelles : si, malgré tous mes efforts d’imagination, je n’ai pas réussi à lui faire croiser Churchill, je l’ai quand même rencontré personnellement dans un cinéma du quartier (latin forcément),  je lui ai fait mettre de l’ordre dans l’administration de Pergame, je lui ai fait convaincre Continuer la lecture de PRÉFACE (2): ANDROMAQUE DE CYRÉNAÏQUE

Les corneilles du septième ciel (25)

temps de lecture : 3 minutes 

Chapitre XXV

Qu’est la vie d’un neurologue hospitalier comme Françoise Maignan ? Qui le sait ? Qui s’en préoccupe ?

Être neurologue de garde, personne en dehors des intéressés ne sait ce que cela signifie. Personne ne sait la contrainte d’être réveillé à trois heures du latin pour se rendre en quatrième vitesse au CHU tenter de sauver une vie humaine. Non, personne ne sait la détresse du médecin dans un couloir au sous-sol en train de pousser son chariot sur lequel il y a les instruments thérapeutiques les plus sophistiqués qu’il va devoir utiliser, mais seul, à trois heures du latin, sans personne pour l’aider. De toute façon, ce sera un cauchemar ; il le sait mais il y va parce que, à ce moment-là, il est la seule et dernière chance du patient qui vient Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (25)

Aventure en Afrique (37)

temps de lecture : 4 minutes et plus si affinité

Le marché d’Ayorou
Un dimanche matin nous avions décidé de nous rendre dans ce bourg au nord-ouest du pays, sur la rive gauche du fleuve, proche de la frontière du Mali. Ce village se trouve dans la zone tristement célèbre  des “ trois frontières “où sévissent aujourd’hui des  massacres de populations perpétrés par les djihadistes. Pour s’y rendre il faut emprunter la nationale N°1 sur environ 200 km. Celle-ci était goudronnée sur une trentaine de kilomètres jusqu’au niveau de Boubon. Elle se continuait en latérite, très abîmée et poussiéreuse. La route passait Continuer la lecture de Aventure en Afrique (37)

PRÉFACE (1) : LA MITRO

LA MITRO(1)

Un jour, l’envie m’a pris d’écrire une histoire provençale. Je revenais sans doute du Midi car j’avais en tête une petite ville entre Aix et Saint Maximin, à la limite des Bouches du Rhône et du Var, Trets. Une place de la Mairie à l’ombre de platanes centenaires, un café-tabac-PMU, des parties de boules…vous connaissez ça aussi bien que moi. J’ai donc écrit une première phrase, à la première personne, avec l’accent. Il y était question de la douceur du temps sous les platanes de la place Honoré Panisse à l’heure de l’apéritif, quand les parties de boules vont commencer… A ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce qu’il allait advenir de ce parfait cliché. Juste pour voir, j’ai fait débouler sur la place le petit Félix, messager affolé d’une catastrophe imminente : « Il a de la Mitro ! » Bien sûr, moi, je savais que le mot que Félix déformait, c’était nitro, pour nitroglycérine. Mais ce que je ne savais pas encore, c’était qui pouvait bien avoir de la dynamite, ni ce qu’il voulait en faire et pourquoi. Pourtant la suite est venue simplement ; elle s’est construite sous mes yeux, naturellement, presque automatiquement.

Dans cette histoire, on ne pourra pas ne pas voir l’influence des romans et du cinéma de Pagnol dont je suis imbibé depuis que j’ai arrêté de lire Hans Christian Andersen. Continuer la lecture de PRÉFACE (1) : LA MITRO

PRÉFACES À LA MITRO

Devant la faiblesse déconcertante des ventes de La Mitro et l’absence quasi totale d’avis sur Amazon, dont je rappelle que le nombre est la seule chose qui puisse amener un lecteur à un auteur inconnu, je suis contraint de lancer une campagne non pas de publicité cette fois, mais d’information. Et pour cela, je suis contraint, au désespoir, mais contraint quand même, de reculer de deux jours le Nième épisode des Corneilles. J’espère, je compte bien, je sais qu’on ne m’en voudra pas. Alors voici :

Isaac Asimov (1920-1992) fait partie de mes écrivains préférés et, en matière de science fiction, il est mon écrivain préféré. Ceux qui ont lu les histoires de robots d’Asimov ou n’importe lequel des sept volumes de la saga Fondation comprendront pourquoi.
Dans les rééditions de ses innombrables nouvelles, Asimov aimait ajouter à chacune d’entre elles une brève introduction. En quelques lignes, souvent pleine d’humour, il expliquait pourquoi il avait écrit celle-ci, ce qui avait inspiré celle-là, combien de fois elle avait été refusée par son éditeur et parfois même combien de dollars elle lui avait été payée.
Eh bien, moi, pour faire comme Asimov, pour faciliter le travail de ceux qui prépareront dans quelques années une anthologie de mes œuvres et pour amener le lecteur courant à une meilleure compréhension de chaque nouvelle du recueil La Mitro,  je vais faire la même chose, et j’appellerai ça « Préfaces ». Ça commencera demain 17 juin à 16h47 et se répétera une quinzaine de fois avec une parution tous les deux jours à la même heure.

A suivre (avec interêt)