Rideau de fer 

Demain dimanche 10 septembre, pour la première fois en presque 10 ans, il n’y aura pas d’article à 7h47. Il n’y en aura pas davantage à 8h47, 9h47, ou 16h47. 

Toute la journée, le rideau de fer restera baissé.

Ce n’est pas que le JdC n’ait plus d’article en réserve, de photo à publier, de complainte sur le monde de l’édition à renouveler ni de résurgence de corneilles à produire. Ce n’est pas davantage qu’il s’impose désormais une fermeture hebdomadaire.

C’est juste pour voir l’effet que ça fera, sur moi, sur vous, sur la rotation du monde. 

À l’arrière

morceau choisi

Il est rare, c’est même peut-être la première fois, que je publie un morceau choisi une deuxième fois. Mais celui-ci est tellement proche de notre actualité 

(…)

        « Tiens ! Ah ! Vous voilà vous autres ! s’étonna un peu de nous voir M.Puta. Je suis bien content quand même ! Entrez ! Vous, Voireuse, vous avez bonne mine ! Ça va bien ! Mais vous, Bardamu, vous avez l’air malade, mon garçon ! Enfin ! vous êtes jeune ! Ça reviendra ! Vous en avez de la veine, malgré tout, vous autres ! on peut dire ce que l’on voudra, vous vivez des heures magnifiques, hein ? Continuer la lecture de À l’arrière

Rendez-vous à cinq heures dans la maison

la page de 16h47 est ouverte…

Voici la critique du film « Dans la maison » par Lorenzo dell’Acqua

 

DANS LA MAISON
François Ozon, 2012

Curieux film aux deux visages, l’un positif, l’autre négatif, qui met en scène la réalité et la fiction, le bien et le mal, mêlés avec une habileté dépourvue d’incohérences et de facilités.

Fabrice Lucchini interprète un professeur de français désabusé et résigné. Ses élèves sont nuls et surtout, ce qui le désespère encore plus, ne manifestent aucune envie d’apprendre. Là, rien d’étonnant, cela correspond à l’impression que nous avons tous. Mais, dans sa nouvelle classe, il découvre un jeune garçon doué qui raconte bien et qui écrit bien, autrement dit Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures dans la maison

Rendez-vous à cinq heures avec la taxe

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+ 62,42%

Si vous êtes parisien, vous serez certainement heureux de constater que cette année, la ville de Paris a augmenté votre taxe foncière de 62,42 %. La mienne aussi.

62,42% !

Cette augmentation permettra-t-elle de combler le trou cyclopéen des finances de la Ville ?  Et permettra-t-elle de combler celui qu’elle est en train de creuser pour financer les Jeux Olympiques de 2024 et qu’elle continuera à creuser longtemps après que le flambeau se soit éteint ? Certainement pas. Mais en attendant le crash, les travaux continuent. C’est la fiesta des entreprises de voirie. Enfin, ce sera la fiesta si elles sont payées.

Les folies pro-vélo puis pro-trottinettes et l’hystérie anti-auto de la municipalité ont conduit depuis maintenant des années à réaliser des travaux sans queue ni-tête, à défoncer les Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la taxe

Lettre à Louise Colet du 23 juillet 2023

Ma chère Louise,

Les difficultés croissantes que je rencontre à écrire et les brusques et brefs emballements de mon stylo m’ont fait réaliser que, de plus en plus, je suis poussé par le texte. Je dis bien ‘’poussé“, pas mené ni conduit, poussé. Je veux dire par là que c’est la dernière phrase que j’ai écrite qui pousse la suivante ; elle la prescrit au point de presque la déterminer. À son tour, la suivante viendra pousser sa suivante. Et ainsi de suite. 

Bien sûr, parfois, j’ai une idée générale de ce que je voudrais écrire, par exemple, raconter un évènement, drame ou comédie, uniquement par le moyen d’articles de presse, ou bien écrire une parodie de notice biographique ou un pastiche d’une chronique de Vialatte, mais jamais, presque jamais, je n’ai d’idée sur l’histoire que je vais raconter, sur le fond du texte que je voudrais écrire. En fait je suis motivé, guidé, conduit, tiré par la forme et, en toute logique, ce qui déclenche vraiment l’écriture, c’est une première phrase. Et c’est parti ! Ce n’est qu’ensuite que j’irai au fond.

Prends cette phrase par exemple : Continuer la lecture de Lettre à Louise Colet du 23 juillet 2023

Rendez-vous à cinq heures avec Julien Clerc

J’ai eu longtemps une opinion mitigée sur Julien Clerc. Plutôt sympathique, le bonhomme, longtemps beau mec, chantant des textes souvent abscons, parfois un peu faciles et racoleurs mais toujours sur de belles mélodies. 

Je ne connaissais pas celle-ci, Les séparés, superbe poème, illustré par un clip de bon aloi, un Julien Clerc encore jeune, à la voix posée, et une femme belle à pleurer.

Faites silence, cliquez sur le lien, dégustez le texte, goutez la voix, admirez la femme.
Attention, elle n’apparait que dans un éclair. Ne la manquez pas.
Et puis, je suis sûr que ces images de Julien Clerc en col roulé et caban dans l’automne irlandais vous apporterons un eu de fraicheur.

Les séparés

Voici ce très beau texte : Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec Julien Clerc

La psychanalyse : thérapie ou escroquerie ?

Moi, la psychanalyse, je n’y connais rien ! Mais alors, rien ! Ou si, peut-être quelques banalités, quelques idées toutes faites, quelques clichés, quelques âneries courantes piquées au cours de blind dinners ou dans Wikipedia. Voyons voir :

La psychanalyse a été fondée par Sigmund Freud…
Elle est basée sur l’analyse
L’analyse est une thérapie
C’est une investigation des processus mentaux inconscients
Elle aboutit à une élucidation des actes et des pensées
OK, d’accord. Continuer la lecture de La psychanalyse : thérapie ou escroquerie ?