Archives par mot-clé : Philippe

La chute du globe (intégral)

temps de lecture : 9 minutes 

Couleur café n°35

La chute du globe

La Coupole,
102 Bd du Montparnasse,
PARIS 14

LES FAITS
Mercredi 24 août 2022, peu après 18 heures, le globe de verre de l’un des lustres qui assurent l’éclairage de la terrasse de La Coupole s’est décroché de sa suspension. Il s’est fracassé au sol à toute proximité d’une cliente en dispersant aux alentours un grand nombre de débris de verre acérés. Cet incident n’a causé aucun blessé. Les débris ont été balayés et l’activité normale a repris. Quelques minutes plus tard, un groupe de huit américaines s’est installé en terrasse pour diner. Tout ce qui précède est parfaitement véridique, mais pour la suite, c’est pas certain.

ROBERT DE MONTESSORI, poète, essayiste
J’étais seul, l’autre soir, à la terrasse de La Coupole. C’était pendant cette période où il faisait si chaud à Paris que, ce jour-là, lors de ma promenade vespérale, je n’avais eu ni le courage ni la force de parvenir jusqu’à la Closerie des Lilas pour m’y rafraichir d’une Continuer la lecture de La chute du globe (intégral) →

La chute du globe (2/2) (Couleur café n°35)

temps de lecture : 4 minutes 

Couleur café n°35 (suite)

(…) La Coupole par ci, La Coupole par là… et c’est là que venait Untel ! et aussi Machin, avec Unetelle de temps en temps ! Mais je les connais pas, moi tous ces gens ! Et à supposer que je les connaisse, ils sont pas là aujourd’hui, non ? Alors, qu’est-ce que ça peut me faire à moi, Untel, Machin et Machine ? Té, regarde plutôt : on arrive, tranquilles, Gandolfi et moi, on devise gentiment, et POF BALINGBLINGBLING! , on manque de se faire assassiner ! Alors tout ce que je vois moi, c’est qu’à la Coupole, il vaut mieux y venir casqué !

Seconde partie

GINA VAN PARABOUM,  modèle
Mince alors ! Heureusement que je ne me suis pas mise là-bas, dis-donc ! J’en suis toute retournée… Déjà que j’ai un pansement sur le nez… Ç’aurait été le pompon si j’avais pris ce truc sur la tête ! Quand je vais raconter ça à Océane !… Elle voudra plus venir ici… Mais que je suis bête, moi ! Mais faut que je change de place : je suis juste dessous la lampe d’à côté. La même, exactement la même ! Si ça se trouve, Continuer la lecture de La chute du globe (2/2) (Couleur café n°35) →

La chute du globe (1/2) (Couleur café n°35)

temps de lecture : 5 minutes 

Couleur café n°35


La chute du globe

La Coupole,
102 Bd du Montparnasse,
PARIS 14

LES FAITS
Mercredi 24 août 2022, peu après 18 heures, le globe de verre de l’un des lustres qui assurent l’éclairage de la terrasse de La Coupole s’est décroché de sa suspension. Il s’est fracassé au sol à toute proximité d’une cliente en dispersant aux alentours un grand nombre de débris de verre acérés. Cet incident n’a causé aucun blessé. Les débris ont été balayés et l’activité normale a repris. Quelques minutes plus tard, un groupe de huit américaines s’est installé en terrasse pour diner. Tout ce qui précède est parfaitement véridique, mais pour la suite, c’est pas certain.

Première partie

ROBERT DE MONTESSORI, poète, essayiste
J’étais seul, l’autre soir, à la terrasse de La Coupole. C’était pendant cette période où il faisait si chaud à Paris que, ce jour-là, lors de ma promenade vespérale, je n’avais eu ni le courage ni la force de parvenir jusqu’à la Closerie des Lilas pour m’y rafraichir d’une coupe Continuer la lecture de La chute du globe (1/2) (Couleur café n°35) →

Ici et là

Ukraine : J 269

Si l’invasion de l’Ukraine par la Grande et Sainte Russie a bien déclenché de la part des gouvernements occidentaux une série d’actions fortes et déterminantes pour la suite du conflit, les peuples en tant que tels n’ont pas davantage bougé que des veaux à l’engrais quand un TGV passe en limite de leur pâture. 

Depuis Février dernier, il y a eu des dizaines de milliers de morts chez les Ukrainiens, davantage encore chez les Russes. Chaque semaine, chaque ville, chaque village libéré par l’armée ukrainienne révèle les exactions commises spontanément ou sur ordre par les soldats russes. Depuis quelques jours, les villes d’Ukraine, privées d’électricité, commencent à souffrir du froid et tout le monde s’accorde pour dire que cela ne fait que commencer. 

Et chez nous, l’autre soir, un chroniqueur s’indignait sur LCI qu’à notre époque, la France puisse être menacée de délestages et de coupures électriques pour le mois de Continuer la lecture de Ici et là →

Workingirls – Critique aisée n°242

temps de lecture : 1 minute et demie
Critique aisée n°242
 

Workingirls
Série TV Canal+

C’est une assez idée assez bonne, ma foi, déjà traitée par les anglais (The Office, The IT crowd) et les américains (The Office), celle de la vie quotidienne de bureau, mais assez bonne quand même, arrangée selon la tendance du jour qui est de tout mettre au féminin, c’est donc une bonne idée de créer une série TV sur la vie quotidienne au bureau d’une bande  de femmes de niveaux hiérarchiques différents,  de créer quelques archétypes, celui de la patronne autoritaire, Continuer la lecture de Workingirls – Critique aisée n°242 →

Dernière heure : pendant les travaux, la faillite continue 

Je ne sais pas vraiment s’il faut dire « Pendant les travaux, la faillite continue » ou bien « Pendant la faillite, les travaux continuent » 

On le sait, la Ville de Paris est couverte de dettes. Selon les sources, leur montant est de 8 à 10 milliards d’Euros. En cinq ans, elle a augmenté de 40%, et ce ne sont ni l’augmentation des taux d’emprunt ni l’approche des Jeux Olympiques qui vont contribuer à la réduire. L’Hôtel de Ville est donc à la recherche de recettes supplémentaires et, comme les recettes perçues des cafés sur leurs terrasses qualifiées un temps d’éphémères mais désormais permanentes n’y suffiront pas, on va se pencher sérieusement sur quelques moutons plus faciles à tondre que les faiseurs d’élections que sont les Auvergnats de Paris. Prix du stationnement, montant Continuer la lecture de Dernière heure : pendant les travaux, la faillite continue  →

Les trois premières fois (texte intégral)

temps de lecture : 1 heure

Ce texte a été publié par épisodes entre novembre 2021 et janvier 2022. Je fais le pari que vous l’avez déjà oublié. 


LES TROIS PREMIÈRES FOIS

Le diner s’était prolongé fort tard dans la nuit. D’abondantes volutes de fumées bleues et grises flottaient sous les poutres du plafond de l’auberge en enveloppant la roue de charrette qui, avec ses pauvres ampoules électriques, faisait office de lustre au-dessus de nos têtes. Depuis quelques instants, sans doute sous l’effet des mets et des vins que nous avions absorbés en quantité, nous étions tombés dans un silence méditatif qui contrastait avec la gaité et la vivacité des conversations que nous avions échangées jusque-là.

Franz Bauer, Bertram Fitzwarren et moi nous étions rencontrés pour la première fois quelques heures auparavant dans les bureaux de la Compagnie Maritime des Indes Orientales dont le Princesse des Mers devait appareiller dans Continuer la lecture de Les trois premières fois (texte intégral) →

¿ TAVUSSA ? (88) : Arrêtez la musique !

temps de lecture : 3 minutes seulement !

L’autre matin, sur Radio Classique, j’ai entendu Fabrice Luchini interviewé par Guillaume Durand, deux hommes intéressants et agréables à écouter. Luchini venait parler d’un auteur autrichien.  Je n’ai pas noté son nom1. Ce que j’en ai retenu, c’est qu’il semblait avoir beaucoup de points communs avec Philippe Murray, l’imprécateur  favori de Luchini, dont la même fureur contre la société contemporaine, l’humour en moins peut-être.

L’objet de la diatribe de cet autrichien telle qu’elle était rapportée par Luchini, c’était la musique, la musique partout, la musique tout le temps, la musique inévitable, la musique en tube, la musique abrutissante, la musique lénifiante, la musique horripilante, la musique d’ascenseur, la musique de supermarché, la musique de restaurant, la musique de fond, la musique d’attente… Entendez-moi bien, je ne parle pas ici d’un Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (88) : Arrêtez la musique ! →