Archives par mot-clé : Philippe

Dernière heure : les ordures occupent le terrain 

Ah ! Les ordures ! 

Il y a eu d’abord la vue, et puis, avec le temps, l’odeur. Ensuite, avec l’accumulation, sont apparues les difficultés de circulation pour les piétons et peu après, les accidents corporels. Bien sûr, je n’oublie pas le risque sanitaire qui croit exponentiellement avec le temps qui passe, le temps qu’il fait et les quantités.

Mais nous sommes exposés maintenant à un risque supplémentaire. N’avez vous pas remarqué tout à l’heure sur le Boulevard Saint-Michel, ou n’importe où ailleurs, cette odeur de cendres mouillées ? N’avez vous pas vu ces tas d’ordures à moitié Continuer la lecture de Dernière heure : les ordures occupent le terrain  →

De l’industrie au Luxembourg

temps de lecture : 3 minutes 
Bon, alors… Puisqu’il faut supporter chaque année, deux ou trois fois par an, ces panneaux qui reviennent le long de la rue de Médicis s’accrocher aux grilles du Luxembourg comme des chenilles processionnaires, autant que ce soit avec de belles photos. Cette année, pour une fois, on ne m’entendra pas protester contre la laideur et le mauvais goût des photos choisies par notre auguste Sénat pour cacher aux badauds de la rue les arbres, les pelouses et les joggeuses du plus beau jardin de Paris. Finis les hideux insectes grossis dix fois et colorisés cent fois pour faire peur aux bonnes d’enfant ! Finis les couchers de soleil photochopisés sur l’Adriatique par Boronali du Lapin Agile ! Finie l’exaltation des vieux métiers de France, les photos sépiatisées des plieuses de mouchoir de Cholet, de l’horloger du pendule de Foucault, des épépineuses de groseilles de Plougastel, des étêteuses de sardines de Douarnenez ! On en a enfin terminé avec Arthus Bertrand et ses sempiternelles vues de drones de drôles d’endroits ! Oubliées les bergeries de montagne, les fromageries de plaine et le tanneries de souks !

Cette année, place à la technique, à la technologie, à la science appliquée ! Place à la production du tout petit et à la fabrication du très gros ! Place à la méga-quantité et à l’ultra-précis ! Place à l’industrie !

Ici, on ne cherche pas à faire du joli, mais c’est beau. Oui, ils sont beaux Continuer la lecture de De l’industrie au Luxembourg →

Cruel épilogue

temps de lecture : 3 minutes pour Proust, 2 minutes pour moi

 Morceau choisi

 Cruel épilogue

 On ne connait jamais vraiment l’âge du narrateur d’À la recherche du temps perdu. Marcel Proust reste toujours très vague sur ce point. On a d’ailleurs des raisons de penser qu’il ne le connait pas lui-même : dans le Temps retrouvé, quand, lors d’une soirée chez le Prince de Guermantes, le narrateur  découvre les ravages du temps chez tous les personnages qu’il a connus autrefois, une jeune femme lui propose d’aller diner avec elle au restaurant. Il répond : « Si vous ne trouvez pas compromettant de venir diner seule avec un jeune homme… » alors qu’il a vieilli tout comme les autres. (Ceci prouve,   Continuer la lecture de Cruel épilogue →

Dernière heure : la parution prochaine de « Blind dinner »

temps de lecture : 1 minute

Dernière heure : Parution prochaine de Blind dinner

Vous avez suivi avec passion les péripéties de ce diner de la Place des Vosges par un beau soir d’allocution présidentielle. La Rédaction du Journal des Coutheillas a donc décidé de sponsoriser la publication de ce feuilleton héroïco-politico-sanitaire sous deux formes qui seront bientôt accessibles sur Amazon : la forme numérique pour tablettes Kindle et la forme plus traditionnelle du livre broché. Vous pourrez acquérir ce chef d’oeuvre aux prix suivants : 3€ pour la forme Kindle et 4€ pour le livre broché. 

Pour des raisons bassement commerciales, le titre original ‘’Sacrée soirée’’ n’a pas été conservé, car il risquait d’entretenir la confusion avec une émission de télévision portant le même titre, heureusement disparue depuis Continuer la lecture de Dernière heure : la parution prochaine de « Blind dinner » →

Beurk ! (2)

Il y a longtemps, j’avais créé une série photographique destinée à célébrer les commerçants et cafetiers qui avaient su conserver ou donner à leur établissement un charme parisien de bon goût. 

Je n’ai pas l’intention de commencer aujourd’hui une série opposée, qui serait faite de photographies de vitrines hideuses, d’installations honteuses, de terrasses de mauvais goût.
Mais je fais une exception pour le café Villa Marquise, à l’angle de la rue de Vaugirard et du Boulevard Montparnasse et pour La Favorite, à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue Mahler. Encore bravo à ces heureux propriétaires de bonbonnières nauséeuses.


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¿ TAVUSSA ? (91) : La gym et BFM

temps de lecture : 4 minutes et  demi 

Moi, j’avais arrêté la gym avec le premier confinement ; ça fait des années maintenant ; et puis, à la fin des restrictions, je n’avais pas repris, et puis même, à un moment, j’ai réalisé qu’à l’âge que j’étais inéluctablement en train d’atteindre, l’appartenance à un club de gym, même situé boulevard St Germain, c’était démodé, sinon anachronique ; alors j’ai résilié mon abonnement et abandonné la gym et vice versa.

BFM, je l’avais arrêtée bien avant la gym, des années avant, un peu plus de deux pour être exact. Pourtant, avant ça, BFM, je la pratiquais notablement plus que la gym. En fait de télévision, je ne regardais plus que BFM et NETFLIX.
Mais un beau matin, j’ai perçu sur ma chaîne d’information habituelle une excitation particulière. On parlait de rond-points, de gilets jaunes, de blocages, de mouvement populaire et massif. Le présentateur vedette du matin, à l’époque Christophe Delay, que jusqu’alors on n’avait jamais vu que bien au chaud sur un plateau, portant cravate bleue sur costume assorti, avait revêtu sa plus belle parka de chez Armor-Lux, et tout excité sans doute par le grand air, parcourait les rond-points en Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (91) : La gym et BFM →

¿ TAVUSSA ? (90) : Notre-Drame de Paris et le Surmulot

temps de lecture : 4 minutes furibardes

Anne Hidalgo

Ah mais ça va pas du tout, ça, Madame Hidalgo, ça va pas du tout !
Après nous avoir empoisonné la vie (et ça continue) avec des travaux effectués en permanence, toujours repris, jamais achevés sur les trottoirs et les chaussées pour mettre en œuvre quoi qu’il en coute une politique totalitaire de suppression progressive mais brutale de l’automobile dans Paris, après nous avoir mis en danger permanent (et ça continue, forcément, puisque c’est permanent) avec l’encouragement à l’usage anarchique des vélos et trottinettes sans frein ni sanction, après avoir décoré les jardins des Champs-Élysées d’un énorme bouquet de chamallows délavés et le Rond-Point de six fontaines en tuyaux de douche, après nous avoir abreuvés de fadaises lénifiantes et municipales sur les panneaux de désinformation du même métal, après avoir creusé sans vergogne le déficit du bazar qu’est l’Hôtel de Ville (et ça continue), après avoir laissé la propreté de la ville se dégrader au point que même les New-Yorkais le remarquent, après avoir donné au Financial Time une interview auto-célébrante et décérébrée dans laquelle les deux seules réponses que vous donnez aux critiques de vos adversaires sont « ce sont des mensonges ! » et « c’est du complotisme d’extrême droite ! », après avoir conseillé au maire de Kiev de mettre des vélos dans la ville pour résoudre ses problèmes, voilà que, à la plus grande joie Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (90) : Notre-Drame de Paris et le Surmulot →

Sans légende – 5

Cette photographie sans légende est destinée à vous faire réfléchir. Avec un peu d’imagination, vous devriez pouvoir à partir de l’image et de ce qu’elle peut évoquer pour vous quant à son instant, son avant ou son après, créer une brève histoire, une bulle de dialogue, ou simplement une légende. Regardez-là encore une fois, fermez les yeux et laissez-vous aller à la création… Qui sait ? Vous pourriez être publié dans la page du Rendez-vous à cinq heures…

The Fabelmans – Critique aisée n°255

temps de lecture : 5 minutes 

Critique aisée n°255

The Fabelmans
Steven Spielberg -2022
Gabriel LaBelle, Michelle Williams, Paul Dano

Avant de se lancer dans une critique aisée du dernier film de Spielberg, avant de faire la fine bouche sur The Fabelmans, il faut se rappeler ce que ce petit bonhomme de réalisateur, l’un des plus grands que le cinéma américain ait jamais porté, nous a donné depuis cinquante ans, dans l’ordre : Duel, Sugarland express, Les dents de la mer, Rencontres du troisième type, 1941, Les aventuriers de l’arche perdue, E.T., Indiana Jones et le Temple maudit, La Couleur pourpre, L’Empire du soleil, Indiana Jones et la Dernière Croisade, Always, Hook, Jurassic Park, La liste de Schindler, Le Monde perdu : Jurassic Park, Amistad, Il faut sauver le soldat Ryan, A.I., Minority report, Arrête-moi si tu peux, Le Terminal, La Guerre des Continuer la lecture de The Fabelmans – Critique aisée n°255 →