Nous avions fini par nous en convaincre : nous ne serions jamais grands parents. Quel paradoxe pour Anne et moi qui avions toujours adoré les enfants et surtout les nôtres ! Et puis, à 70 ans, il nous en est arrivé trois de suite : Gabrielle, Vadim et Jeanne. Dire que nous en sommes heureux est très en deçà de la vérité même si nous aurions préféré avoir quinze ans de moins pour mieux nous occuper d’eux.
“Etre grand-père ne m’ennuie pas du tout. Ce qui m’ennuie c’est d’être marié à une grand-mère.” Woody Allen. Continuer la lecture de Photos souvenirs – 8

— Bon, pas de jeu de rôle. À quoi voulez-vous jouer alors ? lance Charles à la cantonade en se versant le reste de la bouteille de bordeaux.
— Et qu’est-ce que vous proposez, Charles ? Un jeu ? demande Renée prête à beaucoup de choses pour sauver sa soirée.
On s’est un peu bousculé dans l’office pour parvenir jusque dans la cuisine. Mon irrépressible galanterie m’a fait céder le pas aux dames, Anne y compris, et les hommes se sont engouffrés derrière elles sans plus faire attention à moi, tant et si bien que j’arrive bon dernier dans la pièce. Il n’y a plus une seule place pour s’asseoir. Renée, Marcelle et Anne sont installées sur des chaises en Formica bleu ciel — c’est très chic en ce moment — et Charles et André sur d’anciens tabourets à traire. Longchamp, lui, est monté sur un petit escabeau devant un énorme frigidaire sur lequel trône un poste de radio gros comme un annuaire du téléphone. C’est un poste portatif Pizon Bros dont on a dû cesser la fabrication vers la fin des années cinquante. François, les bras levés,
Françoise est repartie en cuisine et Renée ne sait pas quoi faire du bouquet qu’elle a couché sur la table. Elle se lève, le saisit, fait deux pas vers la cuisine, se ravise, le pose sur sa chaise, repart vers la cuisine, revient vers la table, reprend le bouquet et finalement se rassoit en gémissant :

C’est l’incipit du livre Life on the Mississippi (La vie sur le Mississippi) écrit par l’un des plus authentiques écrivains américains : Mark Twain (nom de plume, de son vrai nom Samuel Clemens). Nul ne peut parler du Mississippi mieux que lui. Mark Twain passa sa jeunesse aux abords mêmes du Mississippi, devenu
Critique aisée 218
C’est notre chauffeur de taxi qui entre. Je le reconnais facilement : il est grand et gros et noir. Et vieux aussi. Il tient le bouquet de chez Morelli d’une seule main au bout de son bras tendu. Il a reconnu Anne et s’est dirigé droit vers elle.
Anniversaire de l’Emballage du Pont Neuf (le plus vieux des ponts de Paris) par le couple Christo Vladimir Javacheff – Jeanne-Claude Denat de Guillebon réalisé pour une période éphémère du 22 septembre au 7 octobre 1985. Un paquet cadeau !