Archives de catégorie : Textes

Les corneilles du septième ciel (1)

temps de lecture : 7 minutes bien tassées

Il y a quelques années, deux, deux et demi peut-être, et pendant quelques mois, le Journal des Coutheillas avait pris l’habitude de lancer des jeux censément littéraires. Cette habitude s’est à présent perdue car l’heure n’est plus aux jeux : il sont faits, rien de va plus.

Pendant cette heureuse période de confinement, le jeu de l’incipit avait connu un certain succès de participation, au point de permettre la construction d’une histoire, celle d’Annick et de Françoise, en quelques chapitres plus ou moins cohérents malgré leurs paternités variées. Au sixième chapitre, Lariegeoise avait habilement et brièvement fermé le ban et tout le monde croyait être débarrassé de cet Oulipo décadent. 

Eh bien non, et voila Lorenzo qui relance le schmilblick à lui tout seul pour un nombre de chapitres indéterminé. Le titre, c’est « LES CORNEILLES DU SEPTIEME CIEL ». Ça promet !
Voici le premier chapitre : 

LES CORNEILLES DU SEPTIEME CIEL

 A Philippe Cyrano de Couteillac
Qui nous sauva de la dépression
Pendant les confinements

 NDLR : Toute ressemblance avec des personnages du JdC pourrait ne pas être fortuite.

 Chapitre I

Ce soir-là, en quittant l’immeuble aussi cossu que les honoraires de son médecin, Françoise Maignan se demanda si elle avait fait le bon choix …

Elle venait de passer à Paris ce qu’elle appelait avec humour sa lune de miel en compagnie d’Annick Cottard rencontrée l’hiver précédent à l’UCPA de Font-Romeu. Malgré son surpoids et ses grosses lunettes en écaille, Annick l’avait conquise par sa gaité et sa dérision qui lui donnaient un charme irrésistible.

Dès son retour à Poitiers, et malgré son idylle récente, une inquiétude croissante Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (1)

Le fabuleux destin d’Andronovo Karassouk

temps de lecture : 3 minutes au grand maximum

On ne connait pas la date exacte de la naissance d’Andronovo Karassouk. Selon Lucien Jerphagnon, elle se situe vers la fin de l’année 1495 dans la ville de Sverdlovsk sur les pentes du mont Konzhakowski, point culminant de la Tartarie, aujourd’hui la Sibérie. L’histoire n’a gardé aucune trace de l’enfance de Karassouk. Il apparait pour la première fois le 17 Janvier 1510 dans les registres de la prison Piombi de Venise, où il entre pour purger une peine de six mois pour vol à la tire. Il s’évade quelques semaines plus tard sans laisser de trace. Son nom apparait à nouveau deux ans plus tard en février 1512 à La Corogne sur le manifeste de la Santisima Trinidad à bord de laquelle il s’embarque comme mousse à destination de Cuba pour rejoindre l’armée que constitue Hernán Cortés. Arrivé à La Havane, il est immédiatement enrôlé en tant qu’arquebusier.
Au cours des opérations de pacification de l’ile, Cortés Continuer la lecture de Le fabuleux destin d’Andronovo Karassouk

Rendez-vous à cinq heures avec la langue

la page de 16h47 est ouverte…

temps de lecture  : 5 minutes 

Après de longs mois d’hibernation, voici que René-Jean réapparait à propos de la Critique aisée que j’avais publiée mercredi dernier sur le recueil des nouvelles de Conrad. 

Désolé de ne point intervenir sur l’œuvre de Joseph Conrad dont Philippe souligne ici la beauté littéraire et descriptive qui me laisse bouche-bé d’admiration. Par contre, je crois pouvoir corroborer et modestement préciser les propos d’introduction suivants :

« … on dit que la langue anglaise présente une certaine souplesse qui lui permet de se prêter aux influences étrangères, tant qu’elles demeurent raisonnables et décentes. C’est pourquoi Conrad avait choisi pour écrire l’anglais et non le français qu’il parlait pourtant aussi bien mais dont il disait qu’elle (sic) était une langue de cristal, impossible à tordre sans la briser. »

Bien que fervent serviteur de paradigmes humanistes portant sur la communication humaine, les hasards de Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la langue

Ça peut toujours servir (2)

Cette rubrique initiée dans les années 50 par Pierre Dac était tombée en désuétude. Le JdC la fait revivre aujourd’hui, car elle pourrait bien vous être utile si vous allez à Santiago. On ne sait jamais.

PHARMACIE DE GARDE EN AVRIL A SANTIAGO DU CHILI 

dimanche 2 avril 2023 Pharmacie Gomez 
dimanche 9 avril 2023 Pharmacie Rodriguez
dimanche 16 avril 2023 Pharmacie Alvarez 
dimanche 23 avril 2023 Pharmacie Alvarez 
dimanche 30 avril 2023 Pharmacie Alvarez 

 

Nouvelles complètes de Joseph Conrad – Critique aisée n°254

temps de lecture : 4 minutes

critique aisée n°254

Nouvelles complètes
Joseph Conrad
Quarto Gallimard – 1504 pages

La langue maternelle de Joseph Conrad (1857-1924) était le polonais. Pourtant, toutes ses oeuvres ont été écrites en anglais. Un sujet lettré de Sa Majesté, et donc admirateur de Conrad, vous dira peut-être que son anglais était entaché de certaines tournures qui, si elles n’étaient pas parfaitement britanniques, donnait à ses écrits une puissance indéniable dans les descriptions des paysages et de l’action. Je ne suis pas assez anglophone pour vous le confirmer, mais on dit que la langue anglaise présente une certaine souplesse qui lui permet de se prêter aux influences étrangères, tant qu’elles demeurent raisonnables et décentes. C’est pourquoi Conrad avait choisi pour écrire l’anglais et non Continuer la lecture de Nouvelles complètes de Joseph Conrad – Critique aisée n°254

1-En un mot comme en cent : Django

temps de lecture : 1 minute

Critique express (1)

Avertissement : Les critiques aisées que vous connaissez depuis longtemps — j’en ai à ce jour publié plus de 250 — me prennent trop de temps. Dans certains cas, et plus particulièrement les cas d’urgence, ceux où il est indispensable que vous connaissiez très vite mon avis, qu’il soit positif ou négatif, afin que vous puissiez vous faire le vôtre, je vais donc me permettre d’émettre des critiques express, jugeant en une centaine de mots seulement un film, un roman ou une pièce de théâtre. Voici donc ma première critique de ce genre : celle de Django. 

Malgré le titre racoleur, malgré le sale goût que m’avait laissé dans la bouche le film de Tarantino, Django unchained, j’ai tenté l’expérience de Django (tout court), la dernière série vedette de Canal+, dix épisodes annoncés pour la première saison. Eh bien, j’ai été surpris, eh oui ! Surpris de trouver le premier épisode encore plus désagréable à regarder que la totalité de l’autre Continuer la lecture de 1-En un mot comme en cent : Django

N’importe quoi ! (2)

temps de lecture : 30 secondes 

Si tu dois suer cent et haut pour aller chercher à Londres des jeunes filles en fleurs, n’oublie pas de prendre ton Passe d’Or, ta Carte d’Immensité, ton Vernis de Conduire et ta Tarte Vitale. Avant de partir, et pour ne pas passer là-bas pour un vrai brouillon de culture, fais-toi faire une coupe de chevaux du côté de Besançon. Mais, si tu crains toujours d’être le dindon de la face, dans le Doubs, abstiens toi. Téléphone plutôt à ta cousine, et envoie lui ta blague de fiançailles car ce serait un abus de conscience que de ne pas joindre Lucille à l’agréable… et Lycée de Versailles.

 

 

Le jour de la solution des charades

Pareil qu’hier : une fois par an, et c’est aujourd’hui

Mais avant les charades, je salue les 6 Césars, dont meilleur film et meilleure réalisation, remportés par la film « La nuit du douze », dont je faisais la critique en septembre dernier et dont on trouvera le texte au bout de cette ficelle :

La Nuit du 12 – Critique aisée n°237

Et maintenant, retour aux jeux de l’esprit.

La charade de Lorenzo, c’était Continuer la lecture de Le jour de la solution des charades