Un délire matinal
ou
Vos gueules, les mouettes !
Devant moi, la grande pelouse s’étend jusqu’au bassin que domine la silhouette massive du Palais du Luxembourg.
Malgré l’épaisseur du velours côtelé, le métal du siège sur lequel je viens de m’asseoir me fait sentir sa froidure dans le bas des reins.
Le frais soleil de ce début d’hiver éclaire la bande de mouettes qui s’est posée tout à l’heure sur l’herbe fraîchement tondue pour s’y réchauffer.
Vues d’ici, sans mes lunettes, un peu flous, ces cons d’oiseaux me font penser à des sacs plastiques blancs que le vent aurait apportés d’une décharge périphérique.
Cette comparaison vous semble-t-elle par trop triviale et par trop incivile envers ces oiseaux marins au vol si gracieux quand Continuer la lecture de Vos gueules, les mouettes ! (2)

