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Il y a l’humeur maussade, celle du temps gris et tiède, où les fauteuils sont encore mouillés de la dernière pluie. Le bassin est désert, même les canards n’ont pas envie d’être là. Le jet d’eau retombe sur lui-même dans un floc-floc onctueux de mollesse. Le drapeau tricolore, hésitant, pendille au-dessus du Sénat où quelques fenêtres sont déjà allumées. Un gardien siffle. On ferme !
Il y a l’humeur aventureuse, quand le vent souffle et fait battre dans mon sillage les pans de mon imperméable, quand les nuages noirs apparaissent derrière les tours de Saint-Sulpice et que je marche à grand pas, droit vers eux, sans crainte, prêt à tout dans ce jardin abandonné où se presse encore un dernier passant, le cou dans les épaules et la main sur le chapeau. La tempête approche, mais je passerai. Car je passe toujours…
Il y a l’humeur incertaine, comme le temps. On est là, mais on hésite. Prendra-t-on par Continuer la lecture de Les humeurs du Luxembourg


En rentrant de la rue de Rennes, il y a quelques jours, je me suis rappelé brusquement la promesse que je m’étais faite la veille, offrir des fleurs à ma femme. Je n’avais pas pu le faire sur le moment, celui où j’avais conçu le projet, forcément, parce que, ce jour-là, nous étions le dernier lundi du mois d’août. Alors vous pensez ! Lundi + mois d’août = zéro fleuriste. Normal ! Contrariant, mais normal.
