Archives par mot-clé : Philippe

Dans le monde de l’édition (8)

temps de lecture : 5 minutes papillon

Pour ceux à qui le dernier commentaire de René-Jean aurait échappé, le voici reproduit in extenso :

« En tant que lecteur et commentateur du journal de ta famille je me sens interpellé!
Or, j’ai déjà donné… guère apprécié sinon engueulé pour perception différente de l’œuvre de l’auteur! Et surtout pas le moindre renvoi d’ascenseur par une simple lecture pour retour de commentaire perso entre 2 amis (je me fous des flagorneries publiques)!
Les lecteurs et surtout commentateurs ne sont jamais AUX ORDRES de l’Auteur!
Un lecteur n’est ni un employé répondant à son BOSS ni un trouffion répondant à son adjudant CHEF!
Si l’écriture est ta seconde branche, tu te dois de respecter la liberté absolue d’éventuels lecteurs!
Let it be! Qué séra séra! qui chantaient! Toute œuvre littéraire est une bouteille à la mer! »

Eh bien !  Quelle leçon de savoir vivre ! Et en lettres majuscules, s’il vous plait ! Et quelles sentences péremptoires et définitives « Toute oeuvre littéraire est … » « les lecteurs ne sont jamais … » ! Et quelle engueulade ! Et publique en plus ! J’en suis encore tout énervé. Continuer la lecture de Dans le monde de l’édition (8) →

4- En un mot comme en cent (4) : Berlin, Berlin

Berlin, Berlin
Gérald Sibleyras et Patrick Haudecœur
Théâtre Fontaine – 80 minutes – 44€ – 2 Molières

Sur la lancée de parodies souvent réussies, après Thé à la menthe ou t’es citron ?, très réussi, après Froufrou les bains, très honorable, voici Berlin, Berlin, la nouvelle pièce de Gérald Sibleyras et Patrick Haudecœur, 2 Molière en 2022, meilleure comédie, meilleur acteur.

Le thème est original, c’est encore une parodie, ce n’est pas vulgaire, pas grossier, pas méchant, pas choquant ; c’est nul, tout simplement nul, nul au sens mathématique, égal à zéro, vide, sans intérêt, inexistant.

Ce n’est pas drôle, c’est sans esprit, sans dialogue, sans rythme. Le dénouement est totalement bâclé. Les comédiens se contentent de répéter en les étirant les deux mêmes effets pendant les 80 minutes de la pièce : glorification décalée de Staline et du régime soviétique en RDA,  ahurissement permanent de l’un des personnages.
Si cette pièce avait été écrite en deux jours par des G.O. du Club Med de Djerba au début des Continuer la lecture de 4- En un mot comme en cent (4) : Berlin, Berlin →

Blandin prend l’autobus

temps de lecture : 4 minutes 

Ce matin, j’ai croisé Blandin. Ça m’a fichu un  coup !
Il ne devait pas être loin de neuf heures et je descendais tranquillement la rue Monsieur-le-Prince, le nez en l’air et l’esprit préoccupé du seul souci du temps qu’il ferait tout à l’heure, car le bulletin météorologique avait annoncé des averses passagères et j’avais oublié mon parapluie.
C’est au moment où je débouchais dans le carrefour de l’Odéon que je le vis. Je m’arrêtai net au bord du trottoir et me dissimulai à demi derrière la masse jaune d’une grosse boîte à lettres des P.T.T. car je ne tenais pas à le rencontrer. On verra pourquoi tout à l’heure.
Blandin était sur la chaussée, au beau milieu de ce carrefour qui, certes, est petit par la taille, mais réputé dangereux par la complexité des flux circulatoires qui s’y affrontent. L’homme dansait sur le bitume une sorte de samba syncopée, sautillant sans élégance pour éviter autos, vélos, trottinettes et camionnettes  qui se succédaient en flot continu. De la direction générale qu’il donnait à ses petits pas, je déduisis que, venant de la rue des Quatre-Vents, il tentait vainement de rejoindre le Boulevard Saint-Germain.  Soudain, un brusque saut de côté Continuer la lecture de Blandin prend l’autobus →

3-En un mot comme en cent : The English

temps de lecture : 1 minute

The English
Hugo Blick – Série TV
Emily Blunt

Le pitch annoncé sur le site de MyCanal est extrêmement classique, donc tentant, enfin… pour moi : « Déterminée à venger la mort de son fils, Cornelia, originaire d’Angleterre, s’installe dans l’Ouest des Etats-Unis, où elle espère retrouver le responsable du drame. Elle y rencontre Eli Whipp, un Amérindien et éclaireur de cavalerie à la retraite. Guidés par un objectif commun, le duo prend la route… » Tadaaa !
On y va !

Un grand écran, des prises de vue soignées, des décors et costumes peaufinés.  Un indien solitaire et civilisé, une femme énigmatique, Continuer la lecture de 3-En un mot comme en cent : The English →

Zombies – Critique aisée n°258

temps de lecture : 4 minutes 

critique aisée n°258

Zombies
Bret Easton Ellis – 1994
10/18 – 276 pages – 2€ (d’occasion)

Ceci n’est pas une critique aisée, pas une vraie en tout cas, car je ne saurais pas dire grand-chose de ce recueil de nouvelles de Bret Easton Ellis que je viens de terminer, en sautant quelques pages, je dois l’avouer.

C’est toujours intéressant de savoir comment et pourquoi on s’est lancé dans la lecture de tel bouquin plutôt que tel autre, vous ne trouvez pas ? En tout cas, moi, ça m’intéresse. Alors voilà :

L’autre jour, j’ai rendez-vous chez le médecin. Continuer la lecture de Zombies – Critique aisée n°258 →

Dans le monde de l’édition (4)

Depuis avant-hier, date à laquelle elles étaient au nombre de 18, les commandes de Blind dinner ont augmenté de 2 (deux).
Mouais !

Par ailleurs, j’ai eu le grand plaisir de constater qu’un de mes camarades de promotion avait déposé un avis sur Amazon. En voici la capture d’écran :

Pensez-vous que vous arriveriez à faire la même chose ?

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¿ TAVUSSA ? (92) : La votation des trottinettes

temps de lecture : 7 minutes

Dimanche dernier, j’ai voté. Eh oui ! Je fais partie des 7 ou 8000 parisiens qui, bravant le côté ridicule de la consultation, sont allés voter dans leur Mairie. Après avoir parcouru 670 kilomètres sous une pluie battante, après avoir déployé mille ruses pour franchir l’infranchissable Porte d’Orléans, après avoir suivi un Waze en délire et en zigzag à travers la moitié du XIIIème arrondissement, après avoir déchargé mes valises, colis, sacs plastiques, glacières et vêtements en vrac, entassé tout cela dans trois fournées d’ascenseur, monté le chauffage de l’appartement, je suis ressorti et j’ai voté. À propos de trottinettes. Comme un Suisse à propos d’un changement de sens unique. Comme un con.

Je suis donc allé jusqu’à la mairie, et une fois là-bas, il ne Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (92) : La votation des trottinettes →