LA MITRO
Un jour, l’envie m’a pris d’écrire une histoire provençale. Je revenais sans doute du Midi car j’avais en tête une petite ville entre Aix et Saint Maximin, à la limite des Bouches du Rhône et du Var, Trets. Une place de la Mairie à l’ombre de platanes centenaires, un café-tabac-PMU, des parties de boules…vous connaissez ça aussi bien que moi. J’ai donc écrit une première phrase, à la première personne, avec l’accent. Il y était question de la douceur du temps sous les platanes de la place Honoré Panisse à l’heure de l’apéritif, quand les parties de boules vont commencer… A ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce qu’il allait advenir de ce parfait cliché. Juste pour voir, j’ai fait débouler sur la place le petit Félix, messager affolé d’une catastrophe imminente : « Il a de la Mitro ! » Bien sûr, moi, je savais que le mot que Félix déformait, c’était nitro, pour nitroglycérine. Mais ce que je ne savais pas encore, c’était qui pouvait bien avoir de la dynamite, ni ce qu’il voulait en faire et pourquoi. Pourtant la suite est venue simplement ; elle s’est construite sous mes yeux, naturellement, presque automatiquement. Continuer la lecture de LA MITRO





Les dernières corrections, la mise en page et le découpage de ma dernière nouvelle, dont le titre toujours provisoire reste pour le moment “Fais chier, Gisèle“, m’a détourné pendant plusieurs jours de mes préoccupations d’éditeur et c’est pourquoi vous n’avez pu lire ces derniers temps aucun reproche, aucune jérémiade ni promesse de sanction de ma part.