Sans légende – 7

Avertissement : ceci est un jeu !

Cette photographie sans légende est destinée à vous faire réfléchir. Avec un peu d’imagination, vous devriez pouvoir à partir de l’image et de ce qu’elle peut évoquer pour vous quant à son instant, son avant ou son après, créer une brève histoire, quelques lignes bucoliques ou spirituelles, un souvenir, une bulle de dialogue, un aphorisme bovin, un proverbe cantalou ou simplement une légende. Regardez-là encore une fois, fermez les yeux et laissez-vous aller à la création… Qui sait ? Vous pourriez être publié dans la page du Rendez-vous à cinq heures…

Aventure en Afrique (43)

temps de lecture  : 5 minutes 

Voir la mer (4)

Nous passons la frontière du Bénin, sans encombre,  à Grand Popo. Nous traversons ensuite la ville de Ouidah sans se douter que celle-ci avait un passé très douloureux. Les mémoriaux n’existaient pas encore et en particulier la célèbre  “Porte du Non-Retour”.
J’ai découvert plus tard qu’Ouidah avait été la plaque tournante de l’Afrique de l’Ouest du commerce triangulaire du XVéme au XVIIIéme siècle et avait vu passer des millions d’esclaves à destination des Amériques. Une histoire sombre qui a duré pendant 400 ans. (Cf. TV5MONDE)
Puis nous obliquions vers le nord jusqu’au lac de Nokoué, sur lequel est bâti depuis le début du XVIIIéme siècle la cité lacustre de Ganvié.
Nous prenions une pirogue pilotée par le guide. « Le fondateur de Ganvié, fuyant les enlèvements esclavagistes, arrive au bord du lac Nokoué avec ses proches en 1717. Il usa de magie pour sonder l’étendue et trouva une portion de terre. Comme les siens ne possédaient pas les mêmes pouvoirs que lui, il se transforma en crocodile. Il put les amener sur la minuscule terre repérée et y fonda ce village dont la signification en langue fon est “la communauté sauvé”. Depuis lors, le Continuer la lecture de Aventure en Afrique (43) →

Rideau de fer 

Demain dimanche 10 septembre, pour la première fois en presque 10 ans, il n’y aura pas d’article à 7h47. Il n’y en aura pas davantage à 8h47, 9h47, ou 16h47. 

Toute la journée, le rideau de fer restera baissé.

Ce n’est pas que le JdC n’ait plus d’article en réserve, de photo à publier, de complainte sur le monde de l’édition à renouveler ni de résurgence de corneilles à produire. Ce n’est pas davantage qu’il s’impose désormais une fermeture hebdomadaire.

C’est juste pour voir l’effet que ça fera, sur moi, sur vous, sur la rotation du monde. 

À l’arrière

morceau choisi

Il est rare, c’est même peut-être la première fois, que je publie un morceau choisi une deuxième fois. Mais celui-ci est tellement proche de notre actualité 

(…)

        « Tiens ! Ah ! Vous voilà vous autres ! s’étonna un peu de nous voir M.Puta. Je suis bien content quand même ! Entrez ! Vous, Voireuse, vous avez bonne mine ! Ça va bien ! Mais vous, Bardamu, vous avez l’air malade, mon garçon ! Enfin ! vous êtes jeune ! Ça reviendra ! Vous en avez de la veine, malgré tout, vous autres ! on peut dire ce que l’on voudra, vous vivez des heures magnifiques, hein ? Continuer la lecture de À l’arrière →

Rendez-vous à cinq heures dans la maison

la page de 16h47 est ouverte…

Voici la critique du film « Dans la maison » par Lorenzo dell’Acqua

 

DANS LA MAISON
François Ozon, 2012

Curieux film aux deux visages, l’un positif, l’autre négatif, qui met en scène la réalité et la fiction, le bien et le mal, mêlés avec une habileté dépourvue d’incohérences et de facilités.

Fabrice Lucchini interprète un professeur de français désabusé et résigné. Ses élèves sont nuls et surtout, ce qui le désespère encore plus, ne manifestent aucune envie d’apprendre. Là, rien d’étonnant, cela correspond à l’impression que nous avons tous. Mais, dans sa nouvelle classe, il découvre un jeune garçon doué qui raconte bien et qui écrit bien, autrement dit Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures dans la maison →

Rendez-vous à cinq heures avec la taxe

la page de 16h47 est ouverte…

+ 62,42%

Si vous êtes parisien, vous serez certainement heureux de constater que cette année, la ville de Paris a augmenté votre taxe foncière de 62,42 %. La mienne aussi.

62,42% !

Cette augmentation permettra-t-elle de combler le trou cyclopéen des finances de la Ville ?  Et permettra-t-elle de combler celui qu’elle est en train de creuser pour financer les Jeux Olympiques de 2024 et qu’elle continuera à creuser longtemps après que le flambeau se soit éteint ? Certainement pas. Mais en attendant le crash, les travaux continuent. C’est la fiesta des entreprises de voirie. Enfin, ce sera la fiesta si elles sont payées.

Les folies pro-vélo puis pro-trottinettes et l’hystérie anti-auto de la municipalité ont conduit depuis maintenant des années à réaliser des travaux sans queue ni-tête, à défoncer les Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la taxe →

Lettre à Louise Colet du 23 juillet 2023

Ma chère Louise,

Les difficultés croissantes que je rencontre à écrire et les brusques et brefs emballements de mon stylo m’ont fait réaliser que, de plus en plus, je suis poussé par le texte. Je dis bien ‘’poussé“, pas mené ni conduit, poussé. Je veux dire par là que c’est la dernière phrase que j’ai écrite qui pousse la suivante ; elle la prescrit au point de presque la déterminer. À son tour, la suivante viendra pousser sa suivante. Et ainsi de suite. 

Bien sûr, parfois, j’ai une idée générale de ce que je voudrais écrire, par exemple, raconter un évènement, drame ou comédie, uniquement par le moyen d’articles de presse, ou bien écrire une parodie de notice biographique ou un pastiche d’une chronique de Vialatte, mais jamais, presque jamais, je n’ai d’idée sur l’histoire que je vais raconter, sur le fond du texte que je voudrais écrire. En fait je suis motivé, guidé, conduit, tiré par la forme et, en toute logique, ce qui déclenche vraiment l’écriture, c’est une première phrase. Et c’est parti ! Ce n’est qu’ensuite que j’irai au fond.

Prends cette phrase par exemple : Continuer la lecture de Lettre à Louise Colet du 23 juillet 2023 →