Rendez-vous à cinq heures avec Julien Clerc

J’ai eu longtemps une opinion mitigée sur Julien Clerc. Plutôt sympathique, le bonhomme, longtemps beau mec, chantant des textes souvent abscons, parfois un peu faciles et racoleurs mais toujours sur de belles mélodies. 

Je ne connaissais pas celle-ci, Les séparés, superbe poème, illustré par un clip de bon aloi, un Julien Clerc encore jeune, à la voix posée, et une femme belle à pleurer.

Faites silence, cliquez sur le lien, dégustez le texte, goutez la voix, admirez la femme.
Attention, elle n’apparait que dans un éclair. Ne la manquez pas.
Et puis, je suis sûr que ces images de Julien Clerc en col roulé et caban dans l’automne irlandais vous apporterons un eu de fraicheur.

Les séparés

Voici ce très beau texte : Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec Julien Clerc →

La psychanalyse : thérapie ou escroquerie ?

Moi, la psychanalyse, je n’y connais rien ! Mais alors, rien ! Ou si, peut-être quelques banalités, quelques idées toutes faites, quelques clichés, quelques âneries courantes piquées au cours de blind dinners ou dans Wikipedia. Voyons voir :

La psychanalyse a été fondée par Sigmund Freud…
Elle est basée sur l’analyse
L’analyse est une thérapie
C’est une investigation des processus mentaux inconscients
Elle aboutit à une élucidation des actes et des pensées
OK, d’accord. Continuer la lecture de La psychanalyse : thérapie ou escroquerie ? →

Retour sur un jour qu’était pas fait comme les autres

Récemment, quelqu’un m’a demandé des nouvelles Steeve Ratinet. Steeve Ratinet… vous vous souvenez ? Non ? Enfin voyons ! Steeve Ratinet, célibataire, Coupeur de chevaux en quatre de profession, né le 29 février 1982 à Guéret dans la Creuse et décédé le 13 mai 2020 à 03:47 GMT en son domicile parisien, sis 15 rue Dacôté. (voir : C’était un jour qu’était pas fait comme les autres)

Ah ! Ça y est quand même ! Bon, je résume :

La Commission d’Admission au Paradis ayant classé Steeve dans la catégorie É-P-A-V-E (Égotiste-Primaire-Agressif-Vulgaire-Exacerbé), notre héros a été admis à entrer au Paradis (parce que, comme chacun sait, l’Enfer n’existe pas) moyennant un petit séjour préalable d’une cinquantaine d’année au CRAZY (Centre de Remise À Zéro(1)) suivi d’une période de Purgatoire d’une durée d’un à deux siècles. Cela fait maintenant deux ans qu’il est entré au CRAZY, et ma Foi, cela semble se passer plutôt bien. C’est du moins l’impression que j’ai pu retirer de la longue entrevue télé-angélique que j’ai pu obtenir par protection spéciale, compte tenu de mes bonnes relations avec l’au-delà. Voici ce qu’il m’a dit :

 « Le CRAZY, c’est l’endroit le plus chouette que je connaisse pour oublier ses emmerdes. Bon, c’est pas qu’on rigole tous les jours, mais c’est toujours mieux que de faire Coupeur de chevaux en quatre ! Moi, je voulais pas faire Coupeur de chevaux en quatre. Je voulais être Modérateur de cantabile. Mais, vous savez ce que c’est… Continuer la lecture de Retour sur un jour qu’était pas fait comme les autres →

Les corneilles du septième ciel (51)

Chapitre 51

La deuxième demande émanant des lecteurs du JdC rejoignait l’injonction du Bienaimé Rédacteur en Chef du JdC de disposer de la liste complète des acteurs des Corneilles. Malgré les obstacles, nous sommes parvenus à contacter l’auteur et à obtenir de lui non pas un résumé de son roman ce qui représenterait un travail trop colossal mais un récapitulatif de ses protagonistes ce qui n’est déjà pas si mal.

Françoise est l’héroïne à l’origine de cette fiction. Née à Joigny-le-Pont, elle vécut une enfance difficile en compagnie d’un poilu de la guerre de 14 qui n’en finissait pas d’agoniser jour et nuit devant sa fenêtre. Les conséquences psychologiques de ce traumatisme quotidien furent guéries par le docteur Philippe Premier. Elle fera la connaissance de Ph., le célèbre écrivain, au Café de Flore et du photographe Lorenzo sur les quais puis accompagnera ce dernier dans le Marais Poitevin où elle sera témoin de son agression par Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (51) →

Une balle dans le pied

Trente-neuf exemplaires de Blind dinner ont été vendus. On ne pouvait sans doute en espérer davantage. Une trentaine d’amis, ce n’est déjà pas mal. Mais quatorze La Mitro et dix  Dashiell Stiller !

Oui, oui ! Je sais, je sais… Vous avez plein de choses à faire… la rentrée des classes, la guerre en Ukraine, le cours du bitcoin, l’inscription au cours de yoga…
C’est pourquoi vous n’avez pas eu le temps d’aller sur Amazon pour commander La Mitro ou l’Histoire de Dashiell Stiller. Je comprends, je comprends. Et puis Amazon, n’est-ce pas… Amazon enfin… Amazon, quoi ! Amazon, c’est l’Amérique, autant dire le Grand Satan. Laissons nos adolescents utiliser tik-tok et se confier ainsi au Nouveau Grand Timonier, mais apprenons-leur surtout à ne pas céder au Moloch. Amazon, oui, bien sûr… mais en tout cas soyez certains que le jour où Harlequin, Galligrasset ou Adolphe Lafont voudront bien m’éditer, vous me trouverez dans vos librairies chaleureuses, et que le jour Continuer la lecture de Une balle dans le pied →

Les corneilles du septième ciel (50)

Chapitre 50

Ne restait plus à Françoise et à Bruno qu’à démontrer l’existence du chantage supposé de Lorenzo sur le lauréat du Prix Goncourt. Ni l’une ni l’autre, pas plus d’ailleurs que l’auteur, n’avait la moindre idée pour y parvenir. Le hasard faisant bien les choses, ce fut le moment que choisirent les lecteurs du JdC pour poser deux questions à la rédaction. Cet intermède fit le bonheur de l’auteur des Corneilles Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (50) →

Éternelle Russie

Il y a un peu plus de 5 ans, je publiais cette citation :

En 1762, le tsar Pierre III de Russie est assassiné sur ordre de son épouse Catherine II par Alexei Orlov, le frère de son amant. Elle régnera ensuite sur la Russie pendant 34 ans.
A propos de cet assassinat, Madame de Staël écrivit cet aphorisme qui me comble par son sens de l’humour et de l’actualité : Continuer la lecture de Éternelle Russie →

Les corneilles du septième ciel (46, 47, 48 et49)

Chapitre 46

L’arrêt du Conseil d’Etat annulant les résultats du référendum fut à l’origine d’une situation inédite comme n’en avait encore jamais connue le JdC. En effet, son fondateur en 1912, monsieur Emile Zola, avait imposé que l’Assemblée des lecteurs ait 51 % des voix au Conseil de Gestion du journal. Cette mesure considérée comme démagogique par la plupart de ses directeurs successifs, allait remettre en cause son existence même. Le rejet par le Conseil d’Etat Continuer la lecture de Les corneilles du septième ciel (46, 47, 48 et49) →