André Pousse fut coureur cycliste, agent artistique, tenancier de boite de nuit, comédien et restaurateur.
Vous l’avez vu dans de nombreux films, dirigé par Michel Audiard, Henri Verneuil, José Giovanni, Jacques Deray, Jean Yanne.
Natif du 5ème arrondissement et habitant de la rue Gay-Lussac, son accent parisien était un modèle du genre. Ajouté à sa grande silhouette mince et à son air flegmatique et distingué, cet accent lui a permis de jouer des rôles de truands complètement décalés.
Il a écrit un livre de souvenirs dont j’ai tiré quelques passages.
Alors qu’il tourne une scène dans laquelle André Pousse doit ouvrir une cage de laquelle s’envolera un pigeon, Michel Audiard lui demande :
— Il faudrait que tu parles, la-dessus, que tu dises quelque chose. T’as pas une idée ? Continuer la lecture de André Pousse
« — Ça suffit ! Vous avez assez bouffé ! Il y a tout de même des limites! Allez hop ! Remballez ! Vous êtes là honte du paysage français ! J’aime l’hiver parce qu’il m’épargne votre spectacle ! On devrait créer une brigade esthétique, interdire le port du survêtement en-dehors de l’enceinte des stades ! Ils vont se multiplier ! Faut leur enlever la garde de leurs enfants ! Ou mieux : on va les stériliser ! » 
