Archives de catégorie : Thème imposé

L’Univers, ses lois, ses principes et autres âneries (6) – Les trous noirs

Je reprends aujourd’hui ma célèbre série de vulgarisation scientifique, interrompue depuis trois ans, avec un exposé un peu technique sur l’invention des trous noirs. Ce texte  a été très vaguement inspiré par l’opuscule « Brèves réponses aux grandes questions » que mon regretté confrère, Stephen Hawking, a publié en 2018, l’année même de sa disparition. 

On sait que si on crache en l’air, ça vous retombe sur la tête. Il en est de même quand on tire un boulet de canon à la verticale : il retombe aussi, mais c’est plus dangereux. C’est pour cela que l’usage en est tombé en désuétude.

Pendant des années, peut-être même des siècles, les gens se sont dit : « Bon, c’est comme ça et, de toute façon, qu’est-ce qu’on y peut ?  » Et puis un jour, on a voté la loi de la gravité et c’est tout de suite allé mieux. Les crachats et les boulets continuaient à retomber mais, au moins, on savait pourquoi.

Et puis un jour, on a voulu envoyer en l’air des fusées qui ne retombent pas. Pour cela, on les a faites pointues et on a mis beaucoup d’essence dedans. Mais ça n’a pas marché et les fusées se sont mises à retomber par terre comme de vulgaires obus. Elles retombaient, elles retombaient, elles retombaient tellement que ça finissait par devenir contrariant. Et pas mal cher, aussi.

Alors quelqu’un a eu l’idée d’augmenter la vitesse des fusées. C’était devenu possible avec les nouveaux moteurs Continuer la lecture de L’Univers, ses lois, ses principes et autres âneries (6) – Les trous noirs

Rendez-vous à cinq heures : L’éclat de la baudruche

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L’excipit :  créer un texte se terminant par les phrases ci-dessous qui sont celles qui achèvent Victoireroman de Joseph Conrad. 

Davidson sortit son mouchoir pour essuyer la sueur de son front.
« Et alors, Excellence, je suis parti. Il n’y avait rien à faire là-bas.
– Manifestement », acquiesça l’Excellence.
Davidson, pensif, sembla peser l’affaire dans son esprit puis murmura, avec une tristesse placide :
« Rien ! »

L’éclat de la baudruche
par Jim

Les historiens s’accordent à penser qu’il existait autrefois un petit état, disparu aujourd’hui dans les circonstances que nous allons voir, situé quelque part au centre du continent sud-américain et dont l’origine remontait à la fin du quinzième siècle quand quelques conquistadors égarés y prirent racine. Son nom supposé était le Guadalatecas. Cet état avait une apparence : une gouvernance héréditaire depuis l’origine sur le modèle Kim nord-coréen ; et une réalité : une solitude imposée par Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : L’éclat de la baudruche

😎😘 😇🙂…

En poésie, je ne connais pas grand-chose. Sorti de Ronsard, Rimbaud, VIgny et Baudelaire, je suis en terre inconnue.

J’ai bien aperçu quelques fois dans des magazines cuculturels des poèmes graphiques, qui utilisent la typographie et la mise en page pour faire apparaître des formes avec des mots, mais ça ne m’a pas ému plus que ça.

Récemment, un ami m’a fait suivre un article du New York Times traitant de l’utilisation poétique des signes de ponctuation. Intéressant.

Cela m’a fait penser qu’il existe un nouveau mode d’expression scriptural qui, bien que très utilisé de nos jours dans les écrits triviaux et banals, reste ignoré pour ne pas dire méprisé des élites capables de conjuguer correctement des verbes de plus de deux syllabes. Je veux parler des émoticones, des smileys comme on dit là-bas, des émojis comme on dit ailleurs ou des petits bonshommes jaunes qui rigolent comme on dit chez moi.

J’ai donc décidé de composer le premier poème au monde, entièrement réalisé en émoticones. Pour mes débuts, j’ai préféré l’octoticone, plus vague et plus soluble dans l’air.

Ce n’est pas sans une certaine émotion que je Continuer la lecture de 😎😘 😇🙂…

Le boson de Higgs (Part two of two)

Ceci est la suite de la conférence sur le boson de Higgs dont la première partie est parue hier. Bon courage. 

 

« (…) Bon, je continue : Faisant fi de la pusillanimité de certains, je viens donc, pour le bénéfice des autres, de définir ce qu’est la Nouvelle. »

Passons maintenant à la Chute.

Comme pour la Nouvelle, je commencerai par balayer d’un geste nonchalant mais auguste quand même un peu toutes les acceptions du terme considéré autres que celle qui nous intéresse. On ne perdra donc pas de temps à parler des Chutes de reins, de l’Empire romain ou du Zambèze, ni des Chutes de neige, de pierres ou dans l’escalier. Entendons-nous bien, et pour cela, faisons taire les plaisantins, nous parlons de la Chute au sens littéraire.

Qu’est donc qu’une Chute ?

La Chute d’une histoire, c’est Continuer la lecture de Le boson de Higgs (Part two of two)

Le boson de Higgs (Part one of two)

Bonsoir Mesdames, bonsoir Mesdemoiselles, bonsoir Messieurs,

Laissez-moi tout d’abord vous remercier d’être venus si nombreux ce soir dans cette magnifique salle multisports de Charmeux-les-Chambrées. Il est certes très étonnant mais surtout très réconfortant pour un vieux scientifique comme moi qu’autant de personnes puissent s’intéresser à un sujet aussi ardu que « Le boson de Higgs », et ceci  dans un environnement pour le moins rustique, il faut bien le dire. Comme dit le poète : « J’y crois pas ! »

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais vous narrer une petite aventure qui m’est arrivée à l’instant. Il se trouve qu’au moment où j’allais pénétrer dans cette salle, un individu m’a abordé et, me prenant par le revers du veston, m’a posé à brûle-pourpoint — c’est dire s’il me tenait serré — la question suivante : Continuer la lecture de Le boson de Higgs (Part one of two)

Rendez-vous à cinq heures : avec Jim, Philippe, Paddy et Guy

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Les dix maudits mots,
jeu littéraire

On se rappelle que les dix maudits mots à placer en moins de 201 mots étaient les suivants :  PUR — LIEN — DELTA —MINOU — JARDIN — ACCIDENT — POCHE — CONDUCTEUR — FINI — FINANCIER

 

Un Canadien à Paris
par Jim

Commandant de bord sur Delta Airlines, Felix Gagnon, canadien québécois, est fier de ses nombreuses heures de vol sans un seul accident et il adore les vols transatlantiques sur Paris. Avant d’atterrir, il anticipe tous les plaisirs purs et simples à venir. Dès son installation à l’hôtel habituel, il ira à la boulangerie Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : avec Jim, Philippe, Paddy et Guy

Rendez-vous à cinq heures : avec Bruno et Claude

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Les dix maudits mots,
jeu littéraire

On se rappelle que les dix maudits mots à placer en moins de 201 mots étaient les suivants :  PUR — LIEN — DELTA —MINOU — JARDIN — ACCIDENT — POCHE — CONDUCTEUR — FINI — FINANCIER.

Avec tout d’abord Bruno, à la recherche de la concision :

Ce n’est pas en raison d’un quelconque lien financier, malgré son besoin constant d’argent de poche, ni par pur hasard, ni même par accident mais pour satisfaire un intérêt marqué pour le delta de son minou que le conducteur de la Packard, un pervers fini, passa la nuit dans son jardin à observer la voisine.

55 mots

Ensuite avec Claude, qui tente de doubler la difficulté :

Un accident pur et par un lien fini indéfectible que minou ne revenu pas dans le jardin. Il faut dire que Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : avec Bruno et Claude

Petites pensées pour moi-même

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Non, mais franchement ! Vous avez déjà essayé de ramasser de feuilles mortes avec une pelle, vous ?
Les poètes, c’est vraiment pas des gens comme nous.

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The greatest Jazz Concert in the World,  enregistrement public au Carnegie Hall de New York en 1967, Duke Ellington, Ella Fitzgerald, Oscar Peterson, Coleman Hawkins…
Pourquoi le solo de clarinette de Russell Procope dans Swamp Goo me met-il toujours les larmes aux yeux ? 

*

Chaque année, il y a de plus Continuer la lecture de Petites pensées pour moi-même

Rendez-vous à cinq heures avec l’Entre-deux selon Jim

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Comme vous l’avez compris, je l’espère, les textes en gras sont l’incipit et l’excipit d’ À la recherche du temps perdu, et ce qui est entre les deux est de Jim.

Mais il y a une différence notable avec les deux tentatives précédentes. Celle de Jim est faite avec le véritable excipit de la Recherche et non avec celui de l’avant dernier volume, vessie que la Rédaction vous a fait prendre pour une lanterne. Donc, voici avec la véritable fin du Temps retrouvé : 

Longtemps, je me suis couché de bonne heure,
non par envie, mais motivé par la nécessité de me lever de bonne heure le lendemain matin afin d’arriver suffisamment tôt au bureau pour y achever, non une œuvre, mais les responsabilités qui étaient les miennes, dans les diverses sociétés dispersées en France ou ailleurs, cependant la plupart du Temps sous l’égide Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec l’Entre-deux selon Jim