Archives par mot-clé : Philippe

J’ai dix ans

Encore une rediffusion ! Et alors ? Ça vous fera au moins quelque chose d’intéressant à lire à vos petits enfants avant d’éteindre la lumière.
Publié une première fois il y plus de 8 ans dans le numéro 72 du JdC qui en compte aujourd’hui 3316, « J’ai dix ans » est à double titre un texte de jeunesse : jeunesse du 
narrateur et jeunesse de l’auteur qui n’écrivait alors que depuis quelques mois et dont ce fut l’un des premiers textes à dépasser le milliers de mots.

temps de lecture : 18 minutes 

Je sais que c’est pas vrai, mais j’ai dix ans.   (Alain Souchon)

1-Les grandes vacances

J’ai dix ans. Les grandes vacances sont commencées depuis déjà longtemps mais la rentrée, fixée au 2 octobre, est encore à perte de vue. Ça me permet d’effacer facilement la vague angoisse du passage en sixième dont on m’a dressé un tableau terrifiant.

Les premiers jours de Juillet ont été merveilleux. Je suis resté à Paris. Il a fait Continuer la lecture de J’ai dix ans →

Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246

temps de lecture : 6 minutes 

Critique aisée n°246

Maigret et l’homme du banc
Simenon – 1952
Editions Rencontres – 166 pages

Bon !

Maintenant que Paris, ses pavés et ses marbres
et sa brume et ses toits sont là autour de moi,
maintenant que j’ai laissé en plan Anticythère
et ce couple inachevé dans la Maison Marie,
maintenant que je n’écris plus de diatribe contre Vladimir Hidalgo, Donald Poutine ou Anne Trum,
maintenant que les seules choses que j’arrive à écrire, laborieusement, sont des Critiques aisées ou des commentaires de commentaires,
maintenant que le planning du JdC est rempli de vieux articles recyclés,
je vais enfin pouvoir me consacrer à la paresse, au cinéma, et, pourquoi pas, à la littérature et même peut-être à rien du tout.
Entendons-nous bien, quand je parle de me laisser aller à la littérature, je parle d’en lire, pas d’en faire, bien sûr.

Comme je ne vois quand même pas me mettre à lire la Recherche une troisième fois,
comme j’ai abandonné ma relecture du Continuer la lecture de Maigret et l’homme du banc – Critique aisée n°246 →

Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet

temps de lecture : 1 minute et des poussières (d’étoiles) 

La page de 16h47 est ouverte…

Le Tigre du Bengale
ou
Télérama et la culture du navet

Suite à l’évocation parodique et critique de Lorenzo et sur les vifs conseils de Télérama qui l’a noté TTTT, j’ai voulu voir Le Tigre du Bengale (Fritz Lang-1959). C’était possible sur Arte replay. Ça doit l’être encore.

Disons que j’en ai vu trois quarts d’heure et, pendant quarante-cinq minutes, doutant de mon propre jugement qui se formait petit à petit, j’ai regardé ce roman photo à moyen spectacle, avec son intrigue pour Journal de Lisette, avec ses beau éléphants et ses panoramiques saccadés, ses rares extérieurs et ses intérieurs en carton-pâtre1, ses costumes d’opérette et ses acteurs figés, ses dialogues convenus et ses répliques emphatico-poétiques, et au bout du compte, je me suis demandé si ce péplum oriental avait vraiment été réalisé en 1958 et pas une bonne vingtaine d’années plus tôt.

Comment à la fin des années 50 , Fritz Lang a-t-il pu filmer un tel navet tandis qu’ailleurs, Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec la culture du navet →

Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres

La page de 16h47 est ouverte…

Mémoire d’éléphant, Tigre du bengale et Tombeau Hindou


Quelqu’un m’a dit que Lorenzo ne croyait pas qu’hier, je n’avais pas fait le rapprochement entre sa parodie de critique de César et Rosalie au Bengale et Le Tigre du Bengale, le mélo à grand spectacle tourné par Fritz Lang en 1959. 

Non, comme je l’ai dit plus tôt, je ne l’avais pas fait,  ce rapprochement. En fait, je suis beaucoup moins intelligent (ou beaucoup plus bête) que je n’en ai l’air, Est-ce un inconvénient ou un avantage ? Ça dépend des circonstances. 

Par ailleurs, à quoi cela sert-il d’être cinéphile quand on perd la mémoire ? 

En tout cas, pour vous récompenser, je vous donne le lien ci-dessous qui vous permettra de voir une lascive Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec deux tigres →

Les humeurs du Luxembourg

temps de lecture : 3 minutes

Il y a l’humeur maussade, celle du temps gris et tiède, où les fauteuils sont encore mouillés de la dernière pluie. Le bassin est désert, même les canards n’ont pas envie d’être là. Le jet d’eau retombe sur lui-même dans un floc-floc onctueux de mollesse. Le drapeau tricolore, hésitant, pendille au-dessus du Sénat où quelques fenêtres sont déjà allumées. Un gardien siffle. On ferme !

Il y a l’humeur aventureuse, quand le vent souffle et fait battre dans mon sillage les pans de mon imperméable, quand les nuages noirs apparaissent derrière les tours de Saint-Sulpice et que je marche à grand pas, droit vers eux, sans crainte, prêt à tout dans ce jardin abandonné où se presse encore un dernier passant, le cou dans les épaules et la main sur le chapeau. La tempête approche, mais je passerai. Car je passe toujours…

Il y a l’humeur incertaine, comme le temps. On est là, mais on hésite. Prendra-t-on par Continuer la lecture de Les humeurs du Luxembourg →

Comment ouvrir le Journal des Coutheillas et comment y insérer des commentaires.

Bonsoir

Lorsqu’il m’arrive de rencontrer un admirateur et que nous parlons de l’accessibilité du Journal des Coutheillas, je suis souvent surpris de son ignorance des facilités que le site du journal offre à ses les lecteurs. Bien sûr, il existe une page « MODE D’EMPLOI », mais à en croire les statistiques, elle n’est jamais consultée.

Donc, on va faire simple : 

1- Quand recevez le mail vous annonçant qu’un nouvel article est paru, vous  cliquez sur son titre et l’article apparaît, mais seulement celui-là.
Si maintenant, vous cliquez sur le titre du journal, « Le Journal des Coutheillas », vous pouvez faire défiler sous l’article du jour les 9 articles précédents. 

2- Pour émettre un commentaire, faites Continuer la lecture de Comment ouvrir le Journal des Coutheillas et comment y insérer des commentaires. →