Archives de catégorie : Critiques

Ma vie de mioche – Critique aisée n°159

Critique aisée n°159

Ma vie de mioche
Laurent Moussard – 2019
Éditions Encre Rouge – 410 pages – 20 €

Laurent Moussard et moi nous sommes rencontrés il y a un peu plus de cinq ans, tout d’abord dans le monde, le petit monde du Monde de l’Écriture. Le Monde de l’Écriture, c’est un forum et, comme son nom l’indique, un forum d’écriture. On y vient déposer ses écrits, cherchant sans doute reconnaissance ou conseils, et commenter ceux des autres, espérant sincèrement aider ou simplement faire le malin. Les textes que l’on trouve dans ce Monde-là sont divers et variés, expression toute faite qu’on utilise quand on veut signifier qu’il y a de tout, du rien, du banal, du quelconque, de l’insupportable, du prétentieux, de l’illisible, et aussi de l’intéressant, du drôle, du surprenant, du bon, et parfois du très bon.

C’est dans ces dernières catégories que j’ai rencontré les textes courts de Laurent Moussard, dit Kokox. Je lui ai fait part de mon enthousiasme. En retour, ou peut-être avant moi, je ne sais plus, il m’a fait part de son opinion sur les miens. Dans ses textes, j’appréciais la richesse et la force du vocabulaire et j’admirais son imagination. Dans les miens, il aimait Continuer la lecture de Ma vie de mioche – Critique aisée n°159

El Reino – Critique aisée n°158

Critique aisée n°158

El Reino
Rodrigo Sorogoyen – 2018
Antonio de la Torre, Luis Zahera, Ana Wagener…

La corruption du monde politique est un des grands sujets de cinéma. Parmi les films du genre, beaucoup ont donné dans le cliché et la démonstration, montrant avec complaisance la noirceur d’âme des corrompus, leur cynisme et leur mépris des autres et démontant avec délectation les mécanismes financiers des détournements de fonds et autres trafics au profit des méchants profiteurs. C’étaient en général des films assez manichéens, plutôt engagés, souvent sincères, parfois utiles mais, sur le plan cinéma, rarement passionnants. Ce n’est pas le cas Continuer la lecture de El Reino – Critique aisée n°158

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Critique aisée n°157

Critique aisée n°157
Cette critique et cette  photographie prise à Ré qui l’accompagne sont de Lorenzo dell’Acqua

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
Jean d’Ormesson – 2016

 A défaut d’écrire enfin un roman ou une nouvelle, à défaut de devenir écrivain pour de bon, je te propose d’écrire sur ce que nous lisons. Une critique littéraire à deux mains pour notre journal virtuel. Nous en serons les seuls rédacteurs et il n’y aura qu’une rubrique dans cet hebdomadaire. Voilà un sujet imparable pour toi qui es boulimique et incitatif pour moi qui suis anorexique. On parlera du livre et de nous, puisque c’est notre dernier joker.

Quand on ne joue ni aux cartes ni au scrabble, le mauvais temps à la mer oblige à se rabattre sur des activités solitaires. Cette semaine, je vais parler de Jean d’Ormesson ou de l’Eloge de la Futilité. Contrairement à ce qu’il dit avec une fausse modestie dont il est coutumier, ce livre ou plutôt cette autobiographie, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, est de loin son meilleur roman. Même si vulgairement parlant il crache dans la soupe, il faut bien reconnaître que Continuer la lecture de Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Critique aisée n°157

Les Bidons de l’art – 7

Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu’il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. C’est son immatriculation, sa caractéristique. Renversez la proposition, et tâchez de concevoir un beau banal.

Charles Baudelaire – Curiosités esthétiques – 1868

Vous avez surement remarqué que depuis deux ans, j’ai entrepris une série que j’ai intitulée « Les Bidons de l’Art ». Le titre à lui seul exprime toute l’admiration que je porte aux œuvres que j’ai sélectionnées pour figurer dans cette série. Vous pouvez ne pas être d’accord, c’est votre droit de le penser et même de le dire ici, mais en fin de compte, c’est quand même moi qui choisis.

Le jugement de Baudelaire que j’ai reproduit ci-dessus, s’il était lu un peu vite, pourrait justifier à peu près tout ce qui se fait en matière d’art contemporain aujourd’hui et en particulier tout ce que j’ai Continuer la lecture de Les Bidons de l’art – 7

¿ TAVUSSA ? (54) : Les fontaines du Rond-Point

Nul doute qu’il ne s’agisse de fontaines démontables. C’est sûr, elles sont là provisoirement en attendant la mise en place après rénovation des anciennes fontaines qui ornaient les six bassins du Rond-Point des Champs Elysées avant qu’elles ne soient bousillées par les supporters de l’équipe de France de football un soir de victoire.

À coup sûr,  cette remise en place, qui devait avoir lieu avant la fin de l’année dernière, a été retardée du fait des réunions hebdomadaires de l’Amicale des Ronds-Points Occupés (A.R.P.O.) On comprend que, afin de ne pas décevoir le touriste exigeant, on ait lancé courant novembre et de toute urgence un appel d’offres pour Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (54) : Les fontaines du Rond-Point

Joan Miró au Grand Palais

Vu l’autre jour, le dernier justement, l’exposition Joan Miró au Grand Palais.
Ce qu’il y a de bien c’est que la possibilité de réserver votre entrée vous assure un confort de visite.

Et même un grand confort

 

 

 

Il y a des chefs d’œuvre

par-ci par-là

Et des choses intéressantes, comme celle-ci :

 

Mais il y a aussi une influence évidente de Miró vers Rouxel1

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi bien sûr vers Franquin2


 

 

 

 

 

 

1 : Rouxel : créateur des Shadoks
2 : Franquin : créateur du Marsupilami

BIENTÔT

  • 9 Avr, 7 h 47 ………. ¿ TAVUSSA ? (54) : Les fontaines du Rond-Point
  • 10 Avr, 8 h 47 ………Esprit d’escalier n°7
  • 11 Avr, 7 h 47 ………Les pavés de l’Hôtel de Guermantes

Le Chant du Loup – Critique aisée n°156

Critique aisée n°156

Le Chant du Loup
Antonin Baudry  – 2019
Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz, François Civil

Si vous avez entendu l’émission du Masque et la Plume qui a fait la critique du Chant du Loup, vous avez pu vous croire un instant revenu au bon vieux temps de la gauche dominante et satisfaite, à la belle époque de l’entre-soi de France Inter et de ses pantoufles intellectuelles — époque et bon vieux temps révolus me dit-on, mais rien n’est moins sûr.

A entendre la cacophonie radiophonique des mots d’esprit et des éclats de rire moqueurs entre gens du même monde, vous avez pu vous croire un instant invité par erreur dans un vernissage d’art contemporain. La condescendance avec laquelle ces honorables critiques que sont Danièle Heymann, Pierre Murat et Xavier Leherpeur (avec une réserve sur l’honorabilité intellectuelle de ce dernier) ont traité du film n’a eu d’égal que le mépris rigolard qui imprégnait la présentation faite par Jérôme Garcin. Seule la gentille voix naïve de Charlotte Lipinska a osé dire le bien qu’elle pensait de ce film d’action, suivie en cela par un spectateur dont l’enthousiasme a réussi à surmonter la peur des quolibets de ce jury blasé.

On le sait, les films de sous-marin peuvent être parfois plutôt ennuyeux comme « L’Odyssée du Sous-marin Nerka » ou « Torpilles sous l’Atlantique« , très drôles comme « Opération Jupons« , tout à fait charmants comme « 20.000 Lieues sous les Mers« , extrêmement dramatiques comme « Das Boot« , plutôt conventionnels comme « USS Alabama » ou plutôt réussis comme « A la Poursuite d’Octobre Rouge« .

J’aurais classé « Le Chant du Loup » parmi les « plutôt réussis », si la densité et le côté exceptionnellement Continuer la lecture de Le Chant du Loup – Critique aisée n°156

Edmond – Critique aisée n°155

Critique aisée n°155

Edmond
Alexis Michalik – 2016
Théâtre du Palais Royal – Paris

Il a tout pour plaire cet Alexis Michalik. Trente-six ans, sympathique, spirituel, brillant même, beau mec, auteur à succès, comédien plutôt à l’aise, tout pour plaire. Sans savoir qui il était véritablement, j’avais beaucoup apprécié son incarnation d’un photographe-play-boy-non-comprenant dans une excellente série dont j’ai l’impression qu’elle n’a pas rencontré le succès qu’elle méritait, peut-être à cause de son titre à la sonorité un peu crasseuse : Kaboul Kitchen.

Quand j’ai su que le bonhomme écrivait aussi des pièces de théâtre et qu’il obtenait succès sur succès, ma sympathie a tourné à l’admiration puis, disons-le tout net, à la jalousie. Aussi, quand on m’a dit qu’Edmond, sa pièce créée il y a déjà trois ans, se jouait toujours, quand on m’a affirmé que, de Mémoires de Saint-Simon, jamais on n’avait vu une pièce aussi gaie, quand on m’a conseillé de ne voir le film que Michalik en a tiré qu’après avoir vu la pièce, j’ai renoncé provisoirement au cinéma — c’est assez rare pour que cela soit souligné — pour prendre deux places d’orchestre — 60 € la place, quand même — pour le théâtre du Palais-Royal.

Et j’y suis allé, mercredi soir, séance à 21 heures. Le bus 27 arrive tout de suite et ne met que 16 minutes pour Continuer la lecture de Edmond – Critique aisée n°155

Vice – Critique aisée n°154

Critique aisée n°154

Vice
Adam McKay – 2018
Christian Bale, Steve Carell, Amy Adams

Dick Cheney ? Qui est-ce ?

En 2015, sur le sujet de la crise des subprimes, Adam McKay avait réalisé le confus « Casse du siècle » (The Big short).  Je n’y avais rien compris. C’est pour ça que je dis que c’était confus. Mais, après tout, c’était peut-être moi.

Et voilà que, sous forme d’une biographie décousue et virevoltante, il nous raconte de façon toute aussi confuse — mais c’est peut-être encore moi — l’ascension de Dick Cheyney. Le gros Dick, tonneau à bière bagarreur dans sa jeunesse, parvient — on ne comprend pas vraiment comment, mais on sait grâce à qui : sa femme — à des fonctions de plus en plus hautes, tout d’abord sous l’Administration Nixon (Assistant parlementaire), puis dans celle de Gerald Ford (Chef de Cabinet), puis de George H.W. Bush (Secrétaire à la Défense), enfin de George W.Bush (Vice-président).

Pour un Européen, et même pour un Français — comme moi par exemple — l’ascension du gros Dick est incompréhensible. Il peut y avoir plusieurs explications à cela :

a) je suis idiot,

b) c’est mal expliqué pour des non-américains,

c) c’est mal expliqué pour tout le monde.

Je ne suis pas très chaud pour petit a et, entre petit b et petit c, mon cœur balance. Toujours est-il que je n’ai pas compris.

Une fois que Dicky arrive à la Vice-Présidence, le film devient plus clair et en quelques scènes démonstratives à gros traits, on nous expose que :

1) l’invasion de l’Irak a été voulue par Dick Cheyney qui a profité de l’incroyable nullité et de la faiblesse de caractère d’un président des États Unis pour la lui imposer.

2) les USA ont entrainé derrière eux dans la guerre quelques pays en faisant valoir de fausses preuves d’une complicité de l’Irak avec Al Qaïda dans l’attentat contre le WTC et de l’existence d’armes de destruction massive.

3)la guerre d’Irak a entrainé la mort d’un million de personnes et l’exil de deux millions et demi d’autres personnes.

4)elle a déstabilisé la région et a conduit, notamment, à la création de Daesch, au renforcement du Chiisme et de l’Iran et du Sunnisme et de l’Arabie saoudite.

Bref, une vraie réussite.

Mais tout ça, nous, on le savait déjà et on peut penser quand même qu’après réflexion, une bonne partie des Américains l’avait compris aussi. On pourra toujours se dire que, peut-être, en ces temps où, par rapport au Donald, G.W.Bush apparait comme un dirigeant modéré et expérimenté, il fallait le rappeler aux Américains. Mais pour nous, vraiment, ce n’était pas la peine.

Si on laisse de côté son faible apport historique, on se dit qu’on aurait pu avoir un grand film politique montrant comment, en usant des réseaux, des ficelles et des arcanes de Capitol Hill, on parvient au sommet ou presque et comment on finit par détenir le sort du monde entre ses mains. Otto Preminger, par exemple, aurait fait ça très bien et, avec ses premières saisons, House of Cards fût une vraie réussite dans le genre. Mais dans Vice, tout est escamoté ou incompréhensible. Mais c’est peut-être moi.

On aurait pu avoir aussi un grand film psychologique, montrant l’ascension d’un homme à force de volonté ou de roueries ou des deux à la fois. Ce qu’Orson Welles aurait surement aimé faire, House of Cards l’a fait.

Mais McKay, tout occupé qu’il est à la seule peinture physique du personnage, ne nous donne pas grand-chose d’autre que les menaces ou les conseils de l’épouse de Cheyney et les grognements de Christian Bale pour expliquer l’ascension du futur VPotus.

Grossi de 25 kilos, parait-il, Christian Bale en Dick Cheney est rejoint dans la caricature par Steve Carell en Donald Rumsfeld.

Amy Adams en Lynne Cheyney et Sam Rockwell en George W.Bush s’en sortent très bien, et on pourra retenir comme scènes intéressantes celles qui mettent Cheney (le vice)  et Bush (le fils) face à face.

Bientôt publié

  • 7 Mar,        Tableau 244
  • 8 Mar,        Edmond – Critique aisée n°155
  • 9 Mar,        Miami (3) : Faena House
  • 10 Mar,     La reconversion de Coupy et Coupot

Green Book – Critique aisée n°153

Critique aisée n°153

Green book
Peter Farrelly – 2018
Viggo Mortensen, Mahershala Ali

 Pour commencer une critique de cinéma, de théâtre ou de littérature, en général, je cherche une accroche. Le temps que je la trouve, que je l’écrive, que je la peaufine un peu, les idées pour le corps de la critique me viennent. Ou du moins, je les attends (que croyez-vous que je sois en train de faire en ce moment ?). Parfois, elles viennent, et parfois il faut que je change d’accroche. Pour ce qui est de Green Book, le dernier film de Peter Farelly, ma première idée a été de faire une comparaison entre ce film, Green Book, et Vice. Je les avais vus presque coup sur coup et je venais de terminer la rédaction de ma critique de celui des deux qui voudrait retracer l’ascension de Dick Cheney. J’avais donc tous les éléments en mémoire, mais le seul point commun que je leur ai trouvé, c’est le poids supplémentaire, la vingtaine de kilos qu’ont dû prendre Christian Bale et Viggo Mortensen, l’un pour incarner Dick Cheyney, Vice-Président des USA de 2001 à 2009, et l’autre, Tony Vallelonga, videur italo-américain du Bronx. Pas très intéressant.

Alors, j’ai trouvé une autre accroche : avec Green Book, je retrouvais l’Amérique, ma première Amérique, celle de mon road trip à moi, 1962, les USA, New York, la route, les voitures, la musique, les motels, les diners, les paysages, le Sud profond, la ségrégation… Pour commencer ma revue, je raconterais comment, à deux ou trois mois près, j’aurais pu rencontrer cette voiture, quelque part entre Birmingham et Montgomery, et, dans une gas station, croiser ce videur italo-américain du Bronx et ce pianiste noir distingué. Voilà ce que j’allais faire.

Puisque ça, c’est fait, voici maintenant ma critique : le film commence par une brillante séquence à la Woody Allen. La scène se passe au Copa, le Copacabana, le plus fameux cabaret des États Unis, celui où toutes les grandes vedettes du show business se sont produites devant les tables des dîneurs les plus fortunés de l’Amérique, emplissant à ras bord les caisses de son propriétaire, le patron de la mafia locale. Scène de foule élégante et bruyante, maîtres d’hôtel et serveurs affairés, accorte vendeuse de cigarettes, big band et crooner (personnellement je pense qu’il s’agit du regretté Bobby Darin, qui voulait devenir Sinatra, mais qui n’en a pas eu le temps.) Quand la musique éclate, quand Bobby Darin entame that old black magic, alors on est à New York, un New York qui a d’ailleurs disparu. Le reste du film n’aura rien à voir avec tout ça, mais cette scène, qui n’est là que pour introduire le personnage principal, le videur du Copa, montre toute la technicité du réalisateur. Le reste du film, c’est une comédie optimiste sur la ségrégation, qui met face à face (si l’on peut dire, vous verrez bien) deux personnages que tout oppose : en 1962, un pianiste noir, riche et raffiné embauche un italo-américain du Bronx pour lui servir de chauffeur-garde du corps pendant une tournée de trois mois dans le Sud profond. En suivant la progression classique d’un road movie, on se dirige tout droit vers un happy ending prévisible à travers des situations attendues. Prévisible, attendues, certes, mais qu’importe : la voiture est confortable, les paysages sont beaux, les motels parfois moins, les conversations souvent désopilantes et les acteurs formidables.

Il est d’usage de dire que la performance de Viggo Mortensen, homme naturellement grand et mince, au visage émacié et parfois même inquiétant, dans ce rôle de complète composition de gros bâfreur, vulgaire, cogneur, ignorant et de bonne volonté est extraordinaire et qu’elle aurait dû lui valoir l’Oscar du meilleur acteur (qu’il n’a pas eu). Pour l’Oscar, je ne sais pas. Mais pour le reste, je suis d’accord. Le personnage qu’il incarne dégage une telle force, une telle confiance en soi, une telle sympathie que l’on sait que rien de mal ne pourra arriver tant qu’il sera là. C’est pour le spectateur une situation confortable qui lui permet d’apprécier toutes les qualités du film.

Le pianiste noir, incarné par Maershala Ali, qui a obtenu à cette occasion l’Oscar du meilleur second rôle, ne pourra pas manquer de vous faire penser à Barack Obama.

Un critique professionnel a cité Frank Capra. Social, généreux, optimiste, drôle… Capra ? Ce n’est pas idiot.

Oscars 2019 : meilleur film : Green Book ; meilleur acteur dans un second rôle : Mahershala Ali

Bientôt publié

  • Demain,  Les cartoons de James Thurber – 3
  • 5 Mar,       Andromaque de Cyrénaïque
  • 6 Mar,       Vice – Critique aisée n°154
  • 7 Mar,       Tableau 244
  • 8 Mar,       Edmond – Critique aisée n°155