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This is one of the funniest sketch I’ve ever seen, I say !
Do not miss it !
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Suis-je vraiment contraint d’écrire ?
Suis-je vraiment contraint d’écrire ? Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : « Je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité. Votre vie, jusque dans son heure la plus indifférente, la plus vide, doit devenir signe et témoin d’une telle poussée. Alors, approchez de la nature. Essayez de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez.
Rainer Maria Rilke
…Et revenez toujours à la souffrance.
Lorsque vous susciterez chez les autres un mélange de pitié effrayée et de mépris, vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Vous pourrez commencer à écrire.
Michel Houellebecq
Il n’y a pas d’écriture qui vous laisse le temps de vivre. On ne peut pas faire Continuer la lecture de Écrire : le pourquoi et le comment (2/3)
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Presque tout sur le champagne (1)
Il n’y a pas que du bon dans le passé et la nostalgie n’est pas toujours de mise. Prenez le champagne par exemple. Vous vous souvenez peut-être de ce temps, ou bien vous en avez entendu parler par quelque radoteur, où l’on ne servait ce vin effervescent qu’à la fin des repas de première communion et de mariage, le plus souvent dans des coupes et sous sa forme demi-sec, accompagné de ces horribles petits biscuits secs, allongés et couverts de sucre que l’on appelait boudoir. Eh bien, cette lamentable époque est révolue et depuis plus d’un demi-siècle, on ne boit plus de champagne dans les bonnes maisons qu’en apéritif, avantageusement accompagné de rondelles de saucisson, dépecées de préférence, et d’olives vertes dénoyautées. On notera également qu’on ne le sert plus qu’en flute ou en verre ballon ordinaire, ce qui permet d’en renverser beaucoup moins qu’en coupe. C’est aussi cela que l’on appelle le progrès.
Prenons donc le champagne et commençons par lui mettre une minuscule, ou alors appelons-le vin de Champagne. Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures autour d’une coupe (1)
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Le duc de Guermantes va en soirée
Voici un extrait de A la recherche du temps perdu – Le côté de Guermantes – lu par Guillaume Gallienne.
Le narrateur est reçu par le duc de Guermantes qui est impatient de se rendre à une soirée. Deux évènements risquent d’empêcher ou de retarder le duc dans son projet : que s’achève l’agonie d’un cousin germain et qu’Oriane, la duchesse, ne soit trop retardée par la visite attendue de Charles Swann.
Cette lecture dure presque une heure, mais rien ne vous oblige à l’écouter jusqu’au bout.
Le premier quart d’heure est une démonstration éclatante de deux talents : celui du petit Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec Monsieur le Duc
temps de lecture : 30 secondes![]()
Écrivez. Et nous n’oublierons pas
J’écris parce que c’est la seule façon de pouvoir raconter une histoire sans être interrompu.
Jules Renard
Élargissons la question, voulez-vous ? Pourquoi écrit-on ? Pourquoi un être censé se met-il à écrire ? Pourquoi se met-il à travailler comme un bénédictin, à raturer, à modifier, à biffer, à reprendre, à lire et à relire, à déchirer, à vérifier, à recoller ? Pourquoi se soumet-il volontairement à ces périodes de doute, de résignation, de désespoir même ? Pourquoi supporte-t-il d’en perdre l’appétit ? Pourquoi accepte-t-il de se remettre à fumer, à boire, ou pire ? Pourquoi ?
Pierre-André Mariotte
Écrire, c’est dire : j’ai Continuer la lecture de Écrire : le pourquoi et le comment (1/3)
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Voyage au bout de la nuit
« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.
Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.
C’est de l’autre côté de la vie. »
Ces quelques lignes figurent en exergue du Voyage au bout de la nuit.
Vous pourrez les entendre de la voix de Denis Podalydès, ainsi que tout le reste du texte du roman, simplement en cliquant sur le lien ci-dessous. Bien sûr, vous aurez le droit d’arrêter avant la fin, mais allez au moins jusqu’à la mort du Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures avec Bardamu
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Clair de lune expliqué
Si après bientôt dix ans de Journal des Coutheillas, après plus de 3100 jours d’articles quotidiens, il me reste encore quelques secrets, le titre de mon morceau de piano classique préféré n’en est plus un. C’est bien sûr le « Clair de lune » de Claude Debussy.
Si vous cliquez ci-dessous, si vous parlez l’anglais, vous aurez une explication de ce Clair de lune par Daniel Barenboim
Morceau choisi
(déja publié il y a 6 ans… Vialatte, on ne le republiera jamais assez.)
A l’entrée d’une chronique consacrée à Georges Simenon, Alexandre Vialatte écrivait ceci (à déguster lentement, les yeux fermés, si possible ; si, si, c’est possible, il n’y a qu’à vous le faire lire par un ou une amie) :
L’homme, au mois d’août, s’évade de ses logements cubiques pour retrouver à la campagne les maisons inconfortables du bonheur. Un vieux lilas pousse dans le jardin, une guêpe bourdonne autour des roses, le vin rafraîchit à la cave, on s’assomme contre une poutre en montant au grenier. En revanche, on y trouve un Montesquieu complet, un Balzac en quarante volumes, trente ans de l’Illustration ou de la Revue des Deux Mondes, des livres de prix à tranches d’or aux pages tachées de mouillures jaunâtres dont l’odeur fait partie de l’histoire (l’histoire ne serait pas la même si le livre avait une autre odeur).
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Qui a peur de Virginia Woolf
Mike Nichols 1966
Elizabeth Taylor, Richard Burton
d’après rapièce d’Edward Albee – 1962
Sans doute la pièce la plus dure que j’ai jamais vue, la scène de ménage la plus dense qu’on aie jamais montrée, le spectacle le plus éprouvant qu’on puisse voir. Le film, j’ai dû le voir 4 ou 5 fois, la pièce, deux fois seulement : la première par une troupe amateur de l’US Navy à Athènes (la scène était un ring de boxe), la seconde dans un théâtre à Paris (la salle était remplie de jeunes gens qui riaient continuellement et bêtement aux grossièretés dont le dialogue est rempli.
L’interprétation de Burton et Taylor, couple maudit à la ville comme à la scène, est d’une incroyable intensité et si vous ne sortez pas de là épuisé et les tripes nouées, c’est que vous avez la sensibilité d’une enclume.
En France, la pièce avait été créée en 1964 par Raymond Gérôme et Madeleine Robinson sur une mise en scène de Franco Zefirelli. On a dit que les représentations avaient dû être interrompues parce que Raymond Gérôme et Madeleine Robinson, emportés par leurs personnages, se flanquaient sur scène de véritables peignées. Voici une scène dans laquelle Elizabeth Taylor est au summum de son talent dans l’incarnation de la vulgarité et où Richard Burton lui donne la réplique dans la distinction désabusée jusqu’à ce que….
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Les enchaînés
Alfred Hitchcock – 1946
Cary Grant, Ingrid Bergman
Vous le savez depuis longtemps, le film d’Hitchcock que je préfère, c’est Fenêtre sur cour, mais Les Enchainés n’arrivent pas loin derrière, avec d’autres bien sûr, comme La Mort aux trousses, Le Crime était presque parfait, L’Inconnu du Nord Express…
Aujourd’hui, vous allez pouvoir revoir une scène de ce film d’espionnage dans laquelle Ingrid Bergman, qui a épousé sur ordre de Cary Grant, agent américain, un homme d’affaire nazi. Au cours d’une soirée mondaine, elle doit accéder à la cave où se trouve le noeud d’une conspiration nazi.