Archives par mot-clé : Philippe

Sans légende – 4

Cette photographie sans légende est destinée à vous faire réfléchir. Avec un peu d’imagination, vous devriez pouvoir à partir de l’image et de ce qu’elle peut évoquer pour vous quant à son instant, son avant ou son après, créer une brève histoire, une bulle de dialogue, ou simplement une légende. Regardez-là encore une fois, fermez les yeux et laissez-vous aller à la création… Qui sait ? Vous pourriez être publié dans la page du Rendez-vous à cinq heures…

Il est mort

temps de lecture : une petite dizaine de minutes

Ce texte a été publié dans l’édition du 19 septembre 2015 du Journal des Coutheillas. Mais le sujet reste d’actualité. 

Ça y est ! Il est mort. Depuis le temps qu’il s’y attendait, depuis le temps qu’il se le disait, ça devait bien finir (mal finir ?) comme ça ! « À force de dire des choses horribles, les choses horribles finissent par arriver ! » disait l’Edward Molyneux de Drôle de Drame. Eh bien, ça a fini par arriver : il est mort. Mais est-ce que c’est une chose horrible ? Trop tôt pour le dire.
Comment c’est arrivé ? Il n’en sait rien, il dormait.
D’abord, est-il vraiment mort ? Et puis, comment sait-il qu’il est mort ?
Eh bien, d’abord, ce matin, il ne ressent ni cet énorme besoin de café ni cette légère douleur à la hanche droite, ni aucune autre de ces minuscules sensations qui, d’habitude, ouvrent la journée. Ensuite, tout est noir, ou plutôt marron foncé avec par-ci, par-là des nuances de jaune, de la couleur de l’intérieur des paupières fermées quand la lumière est allumée. Enfin, il est immobile, incapable d’un geste, mais en même temps sans aucun désir de bouger. Il est mort.
Peut-être n’est-il que fatigué?
Pas au point de ne pouvoir ouvrir les yeux, quand même !
Non, il est mort, c’est sûr.
Il est mort, mais il entend. Oh, pas grand-chose, mais il entend. D’abord un souffle dont Continuer la lecture de Il est mort →

2-En un mot comme en cent : Le mage du Kremlin

temps de lecture : 1 minute

critique express (2)

Ce n’est vraiment pas la peine que je fasse une Critique aisée de ce bouquin. Dans la presse, les critiques sont unanimes et regrettent même pour la plupart qu’il n’ait pas obtenu le Goncourt à la place de cette nouvelle auto-fiction, ce nouveau non-roman, Vivre vite. Tout le monde a déjà lu « Le Mage… » et tout le monde l’a aimé. Même vous, j’en suis sûr. Alors, juste un mot pour confirmer que, même s’il n’y avait pas la guerre en Ukraine en ce moment, même si ce livre, dont l’écriture a été achevée un an avant qu’elle ne commence, n’éclairait pas de façon éclatante les raisons de cette guerre, vous devriez lire ce roman historique : la fantastique Continuer la lecture de 2-En un mot comme en cent : Le mage du Kremlin →

Sans légende – 3

Cette photographie sans légende est destinée à vous faire réfléchir. Avec un peu d’imagination, vous devriez pouvoir à partir de l’image et de ce qu’elle peut évoquer pour vous quant à son instant, son avant ou son après, créer une brève histoire, une bulle de dialogue, ou simplement une légende. Regardez-là encore une fois, fermez les yeux et laissez-vous aller à la création… Qui sait ? Vous pourriez être publié dans la page du Rendez-vous à cinq heures…

Le fabuleux destin d’Andronovo Karassouk

temps de lecture : 3 minutes au grand maximum

On ne connait pas la date exacte de la naissance d’Andronovo Karassouk. Selon Lucien Jerphagnon, elle se situe vers la fin de l’année 1495 dans la ville de Sverdlovsk sur les pentes du mont Konzhakowski, point culminant de la Tartarie, aujourd’hui la Sibérie. L’histoire n’a gardé aucune trace de l’enfance de Karassouk. Il apparait pour la première fois le 17 Janvier 1510 dans les registres de la prison Piombi de Venise, où il entre pour purger une peine de six mois pour vol à la tire. Il s’évade quelques semaines plus tard sans laisser de trace. Son nom apparait à nouveau deux ans plus tard en février 1512 à La Corogne sur le manifeste de la Santisima Trinidad à bord de laquelle il s’embarque comme mousse à destination de Cuba pour rejoindre l’armée que constitue Hernán Cortés. Arrivé à La Havane, il est immédiatement enrôlé en tant qu’arquebusier.
Au cours des opérations de pacification de l’ile, Cortés Continuer la lecture de Le fabuleux destin d’Andronovo Karassouk →

Ça peut toujours servir (2)

Cette rubrique initiée dans les années 50 par Pierre Dac était tombée en désuétude. Le JdC la fait revivre aujourd’hui, car elle pourrait bien vous être utile si vous allez à Santiago. On ne sait jamais.

PHARMACIE DE GARDE EN AVRIL A SANTIAGO DU CHILI 

dimanche 2 avril 2023 Pharmacie Gomez 
dimanche 9 avril 2023 Pharmacie Rodriguez
dimanche 16 avril 2023 Pharmacie Alvarez 
dimanche 23 avril 2023 Pharmacie Alvarez 
dimanche 30 avril 2023 Pharmacie Alvarez 

 

Nouvelles complètes de Joseph Conrad – Critique aisée n°254

temps de lecture : 4 minutes

critique aisée n°254

Nouvelles complètes
Joseph Conrad
Quarto Gallimard – 1504 pages

La langue maternelle de Joseph Conrad (1857-1924) était le polonais. Pourtant, toutes ses oeuvres ont été écrites en anglais. Un sujet lettré de Sa Majesté, et donc admirateur de Conrad, vous dira peut-être que son anglais était entaché de certaines tournures qui, si elles n’étaient pas parfaitement britanniques, donnait à ses écrits une puissance indéniable dans les descriptions des paysages et de l’action. Je ne suis pas assez anglophone pour vous le confirmer, mais on dit que la langue anglaise présente une certaine souplesse qui lui permet de se prêter aux influences étrangères, tant qu’elles demeurent raisonnables et décentes. C’est pourquoi Conrad avait choisi pour écrire l’anglais et non Continuer la lecture de Nouvelles complètes de Joseph Conrad – Critique aisée n°254 →

1-En un mot comme en cent : Django

temps de lecture : 1 minute

Critique express (1)

Avertissement : Les critiques aisées que vous connaissez depuis longtemps — j’en ai à ce jour publié plus de 250 — me prennent trop de temps. Dans certains cas, et plus particulièrement les cas d’urgence, ceux où il est indispensable que vous connaissiez très vite mon avis, qu’il soit positif ou négatif, afin que vous puissiez vous faire le vôtre, je vais donc me permettre d’émettre des critiques express, jugeant en une centaine de mots seulement un film, un roman ou une pièce de théâtre. Voici donc ma première critique de ce genre : celle de Django. 

Malgré le titre racoleur, malgré le sale goût que m’avait laissé dans la bouche le film de Tarantino, Django unchained, j’ai tenté l’expérience de Django (tout court), la dernière série vedette de Canal+, dix épisodes annoncés pour la première saison. Eh bien, j’ai été surpris, eh oui ! Surpris de trouver le premier épisode encore plus désagréable à regarder que la totalité de l’autre Continuer la lecture de 1-En un mot comme en cent : Django →