Archives par mot-clé : Lorenzo

Le voyage du petit Christian à Rome – 1ère partie

Attention, ne vous y trompez pas ! Ce que vous allez lire et regarder dans quelques instants est un pastiche. Veuillez bien noter que les textes ne sont pas de Goscinny et les illustrations, pas de Sempé. Vous aurez peut-être du mal à y croire, mais c’est vrai : c’est un pastiche. Voici l’une de ces épopées dans lesquelles Lorenzo dell’Acqua raconte ses voyages entre copains.

Aujourd’hui, c’est le premier épisode avec la présentation de quelques personnages. Les épisodes suivants paraitront les 1er septembre, 6 septembre et 11 septembre.

Soyez attentifs, ça commence comme ça :

 

Le voyage du petit Christian à Rome

Mallé-Gossini

                                  

                                                           à Livia,
                                                           notre guide et amie
                                                           patiente et passionnante

Première partie

Mes copains

Pendant les vacances, avec mes copains, on fait des voyages extraordinaires ! Mes copains, ils sont terribles : il y a Richard, Francis, Christian et Laurent.

Richard, encore appelé Bouli mec, c’est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse qu’on a surnommée Sainte Livia parce que, quand elle nous voit boire tout le Frascati, elle n’arrête pas de dire « Mon Dieu, mon Dieu ». Richard, il est drôlement agaçant parce qu’il est toujours premier en histoire et en préhistoire, en égyptologie et en gastronomie quantitative, en psychanalyse et en acrobatie, en podologie photographique, en 5 ème symphonie, en alsacien et en petit nègre, mais il est bon dernier en gymnastique parce qu’il dit qu’il a une terrible sciatique qu’il a ramenée d’Indochine comme un ami de son père. Nous, on ne connait ni l’Indochine ni la Sciatique mais il paraît que c’est deux petits pays qui se touchent et c’est Christian qui a vu ça sur la mappemonde de sa fiancée (qui en a deux grosses de mappemonde en fait).

Richard, il dit tout le temps qu’il est Continuer la lecture de Le voyage du petit Christian à Rome – 1ère partie

Les pastiches de Lorenzo – 3

C’est le troisième pastiche de Lorenzo dell’Acqua que je publie ici. Vous avez déjà eu droit à Philippe Delerm et à Michel Houellebecq. Si vous les avez ratés, vous pouvez toujours cliquer sur les liens qui suivent.

https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=14280

https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=14301

Je vous laisse deviner qui est pastiché aujourd’hui. Ce n’est pas difficile, on s’y croirait.

 

Ernest Mallemingway

 Le soleil se lève aussi … à Evora.

Chapitre I : L’art culinaire au Portugal à la fin du XX ème siècle

Lisbonne, mardi 22h50.

 « Il fait une chaleur pas croyable dans ce bled » s’exclama Chris en cherchant désespérément une terrasse de café à cette heure tardive. « La tiédeur méditerranéenne donne soif » en conclut astucieusement ce bon vieux Richy. Ce qui ne l’empêcha pas, lui, de partir à la recherche de son imperméable égaré à Paris dans un bus surchauffé alors qu’il était strictement à jeun d’après des témoignages dignes de foi. Par contre, personne ne savait vraiment combien il avait éclusé de canettes de Champagne offertes gratis dans l’avion ! « Pourvu que le vin soit compris dans le prix de la Pension Fernanda » questionna avec une certaine inquiétude ce gamin de JFK (Jeune Francis Kermanac’h)

Lisbonne, mardi 23h42.

« Eh, les gars, venez voir; j’ai trouvé un véritable trésor dans le frigo ! Trois bouteilles de vinho verde glacé abandonnées là comme par enchantement ». Ce dur à cuire de Chris commençait à revivre. « Faudra essayer le rouge aussi » insista Laury qui avait exploré tous les placards. « Le Champagne, malheureusement; il est naze » annonça avec Continuer la lecture de Les pastiches de Lorenzo – 3

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Critique aisée n°157

Critique aisée n°157
Cette critique et cette  photographie prise à Ré qui l’accompagne sont de Lorenzo dell’Acqua

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
Jean d’Ormesson – 2016

 A défaut d’écrire enfin un roman ou une nouvelle, à défaut de devenir écrivain pour de bon, je te propose d’écrire sur ce que nous lisons. Une critique littéraire à deux mains pour notre journal virtuel. Nous en serons les seuls rédacteurs et il n’y aura qu’une rubrique dans cet hebdomadaire. Voilà un sujet imparable pour toi qui es boulimique et incitatif pour moi qui suis anorexique. On parlera du livre et de nous, puisque c’est notre dernier joker.

Quand on ne joue ni aux cartes ni au scrabble, le mauvais temps à la mer oblige à se rabattre sur des activités solitaires. Cette semaine, je vais parler de Jean d’Ormesson ou de l’Eloge de la Futilité. Contrairement à ce qu’il dit avec une fausse modestie dont il est coutumier, ce livre ou plutôt cette autobiographie, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, est de loin son meilleur roman. Même si vulgairement parlant il crache dans la soupe, il faut bien reconnaître que Continuer la lecture de Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Critique aisée n°157