HISTOIRE DE DASHIELL STILLER – extrait du chapitre 7

Voici un extrait d’HISTOIRE DE DASHIELL STILLER, 435 Pages, 12€ sur Amazon.fr

Extrait du chapitre 7 : Samuel Goldenberg

Samuel Goldenberg, dit Sammy de Pantin, est un membre important et efficace de la bande du Suédois. Ses spécialités sont le racket et le proxénétisme. Lorsque de la défaite de la France en juin 1940, il ne tarde pas à saisir les opportunités qu’offre l’occupation de Paris par une armée victorieuse qui rêve de Paris depuis toujours. Avec Casquette et Simone, Sammy monte donc une maison de passe qui devient vite l’endroit de Paris où l’on rencontre tous les soirs les officiers de la Wermacht et de la Gestapo et les hauts fonctionnaires du gouvernement de Vichy quand ils passent à Paris. Mais un matin, Sammy est arrêté chez lui comme juif polonais et, malgré ses faux papiers et ses relations allemandes, il est emmené dans un train à bestiau vers l’est. C’était le matin du 17 juillet 1942, premier jour de la rafle du Vel d’Hiv. Sammy tient son journal dont voici un extrait :

(…)

Samedi 1er décembre

Je reprends mon journal après 3 semaines sans rien écrire. Parce qu’il s’est passé des choses : ils l’ont commencée leur tuerie. On s’en doutait mais on voulait pas le croire. Maintenant des tas de gens sont morts, des centaines, peut-être des milliers. Avec Claude on se disait c’est pas possible, c’est des salauds, des ordures, mais quand même, ils vont pas faire ça. Eh ben, ils l’ont fait. Et ils continuent. Claude m’a dit « Faudra témoigner, tu promets ? ». Je lui ai promis à Claude, et quand on fait Continuer la lecture de HISTOIRE DE DASHIELL STILLER – extrait du chapitre 7 →

Marcel et Sacha

temps de lecture : 2 minutes 

Marcel est né en 1871 et Proust est mort en 1922.
De son côté, Sacha est né en 1885 et Guitry est mort en 1957.

Si vous prenez votre calculette, parce que le calcul mental, ce n’est pas votre truc, vous constaterez que :

  • Marcel avait 14 ans à la naissance de Sacha
  • Sacha avait 27 ans quand parurent dans Le Figaro les premiers chapitres de Du côté de chez Swann
  • Sacha avait 34 ans quand Marcel a attrapé le Goncourt avec les Jeunes filles en fleurs.
  • Et 37 quand il en est mort.

Vous savez certainement que Sacha était le fils de Lucien, lui-même considéré comme le plus grand acteur de son époque, égal masculin de Sarah Bernhardt, qui fut l’une de ses nombreuses maîtresses ( on l’appelait Divan le Terrible).
Par son père, Sacha rencontra très jeune tout ce qui comptait dans le monde parisien des arts de cette époque, monde que fréquenta également beaucoup le petit Marcel.
Vous savez, bien sûr, qu’entre 1902, date de son premier opéra-bouffe, et 1922, année de la mort de Proust, Sacha écrivit et fit jouer ou joua lui-même plus de trente pièces de théâtre.

Pendant des années, ces deux hommes vécurent au même moment dans la même ville. Ils consacrèrent tous deux Continuer la lecture de Marcel et Sacha →

Que faut-il penser d’ Histoire de Dashiell Stiller ? (5)

A peine sorti de presse, l’Histoire de Dashiell Stiller déclenche les polémiques auxquelles les ouvrages de Philippe Coutheillas nous ont habitués.
Histoire de Dashiell Stiller… Roman d’aventures, autofiction, roman historique, histoire d’amour, roman à l’eau de rose, roman de l’été, bide de l’année… tout à été dit.
Mais que peut-on en penser, que FAUT-il en penser ?


Des écrivains vous répondent…

June 25th, 1955, Earl’s Hangout, 1245 Wilshire Blvd, Los Angeles, Ca.

Quand la fille est entrée dans le hall, tout d’abord, je n’y ai pas cru. Son bikini albâtre bronzé avait dû être taillé par un miniaturiste dans trois timbres-postes. Les jambes fuselées qui en sortaient étaient plus longues qu’un film suédois non sous-titré. Quant à ce qu’on pouvait voir de son corps entre le haut du slip de bikini et la naissance de son cou, je préfère ne pas commencer à en parler de peur de ne pouvoir en achever sereinement la description. Quant à ses cheveux, ses yeux, ses lèvres, je les ai à peine vus tant j’étais concentré sur la partie indescriptible mentionnée plus haut. Mais ce n’est pas à l’existence réelle de cette apparition que je ne croyais pas. Des filles comme ça, à Venice Beach ou à Malibu, il y en a à la pelle. D’accord, dans le lobby du Berverly Hills Hôtel, où je devais rencontrer un ponte de la MGM pour une banale histoire de cocufiage, le port du bikini minimaliste, c’est plutôt rare, encore que, dans la Cité des Anges, rien Continuer la lecture de Que faut-il penser d’ Histoire de Dashiell Stiller ? (5) →

The Offer

Dans mon communiqué du 26 juin, j’avais annoncé toute une série de mesures orientées vers une économie de temps et d’efforts de ma part. Parmi ces mesures, il y en avait une, non annoncée qui consistait à ne plus écrire de Critique aisée. En contravention à cette décision et à la demande pressante de Lorenzo dell’Acqua, toujours avide de publicité, j’ai cependant rédigé une critique élogieuse de ses Corneilles. Dans le même esprit, la pub, j’ai également rédigé une Autocritique malaisée d’Histoire de Dashiell Stiller qui, par souci de vraisemblance, ne sera publiée que vers la fin septembre. Mis à part ces deux-là, pas d’exception. J’ai lu des livres, vu des films, regardé des séries, mais vous ne m’avez pas entendu en parler. 

Pourtant, je romps aujourd’hui ce silence, très brièvement et Continuer la lecture de The Offer →

N’importe quoi ! (4) : Le cheveu pensif

Temps de lecture : 1 minute

Depuis ce marin, j’ai le cheveu pensif.
Je porte le nez bas et le santon grave. C’est l’étang qui veut ça, sans route. Pourtant, toute allure, je m’étais rossé les genoux, trois cimaises chacun, rasé les talons et chantourné les pouces pendant dix brisures au moins. Mais, en descendant l’écailler, je me sentais tout coupé, tout triangulaire. Quand je suis sorti dans la brouette, c’était mur. J’avais la moufle flasque et le cadran de travers. Je ne remugle pas pourquoi, mais d’un seul trou d’un seul, j’ai nettoyé un sapin. Il était plus gland que moi, mais tambour ! Je lui ai tondu ce que j’avais sur le râteau. Il n’a pas dû skier, car il a remballé sans plus rafistoler. Ça m’a fait un chien flou, vous ne couvez pas bavoir. Mais quand même, depuis, j’ai le cheveu pensif. Je dois être amérique à quelque chauve. C’est chat, je suis amérique à quelque chauve, et ça me donne le cheveu pensif.
Il va peignoir que je tasse ascension. 

Jean de Faille