Photos souvenirs – 5


Lorenzo poursuit son pèlerinage des bistrots évocateurs de souvenirs

Cinq lignes pour raconter Ma Venise, c’est insuffisant et même désobligeant. Je la connais, elle va se vexer. L’Auberge de Venise est un banal café parisien qui ne m’évoque ni Venise ni l’Italie mais qui, par chance, était jadis Le Dingo Bar, un lieu de rencontre de la Génération Perdue. «  The Must Be the Place », le livre de souvenirs écrit par Jimmy, le barman, n’a jamais été traduit en français et c’est bien dommage.

Extraits de Wikipédia : Le Dingo Bar, aujourd’hui Auberge de Venise, fut un point de ralliement parisien des auteurs américains de la Lost Generation (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis, Sherwood Anderson, John Dos Passos,Ezra Pound, Henry Miller, Thornton Wilder). Il avait ouvert ses portes en 1923 et était l’un des rares établissements de l’époque à rester ouvert toute la nuit. Ce lieu a été mentionné par Ernest Hemingway dans son livre Paris est une fêtecomme étant celui où il a rencontré F. Scott Fitzgerald pour la première fois, fin avril 1925, deux semaines après la publication de Gatsby le Magnifique.
James  des Chartes, dit “Jimmy”  ancien boxer de poids léger anglais originaire de Liverpool a été le très populaire barman du Dingo et a été en grande partie responsable de son succès. Son livre “This Must Be the Place; Memoirs of Montparnasse”, a été publié en 1934, édité par Morrill Cody avec une introduction d’Ernest Hemingway, publié en 1937, puis en 1989.

 

A l’inverse, je pourrais écrire des pages et des pages sur La Coupole où je n’ai pas osé entrer, tel un consommateur indigne qui ne la méritait pas, avant le début des années 90. Elle est vite devenue ma cantine car il y avait, à gauche en entrant, une salle en terrasse faisant bistrot dont le menu économique était excellent. La promiscuité due à l’étroitesse des tables à touche-touche n’était pas un problème car nous nous y retrouvions tous les jours entre habitués sous la direction de monsieur Maurice, le chef de rang, spécialiste en demis et cafés qu’il oubliait de compter sur la note. Tous les midis, il y avait donc : à leur table réservée à l’année, deux femmes sinistres, les deux sœurs ou les deux belles sœurs, car elles ne se ressemblaient pas du tout, le Professeur, un gros bonhomme chauve dont la distinction ne me semblait guère compatible avec son titre, la gentille modiste qui avait toujours vécu et travaillé dans le quartier, l’ancien médecin du Président aux rouflaquettes ridicules, et puis un homme toujours triste vêtu de tenues, non pas originales, elles étaient d’un classicisme absolu, mais aux couleurs criardes qui n’allaient jamais ensemble comme la veste moutarde avec la chemise verte et la cravate rouge. Maurice l’appelait Maître, ce qui, moi, m’impressionnait. Il s’est passé plusieurs années avant que je me dise un jour en le regardant, « Mais c’est P., le petit frère de J-Y, mon ami d’enfance ! » Maurice, que j’avais missionné pour connaître son prénom, me raconta sa démarche : « Maître, il y a un client qui se demande si …. ». Et, avant qu’il ait eu le temps de terminer sa phrase, l’homme triste l’interrompit : « C’est le grand à lunettes, n’est-ce pas ? ». Par la suite, nous déjeunâmes régulièrement ensemble.

A la fin des années 90, cette idylle s’interrompit à la suite d’une enquête révélant aux responsables de La Coupole que le menu du Bistrot était le moins cher de tout Montparnasse. Par un curieux retour des choses, la formule déjeuner économique est réapparue récemment.

Extrait de Wikipédia : Ouverte le 20 décembre 1927 par Ernest Frau et René Lafon sous un nom qui veut éclipser celui du café littéraire Le Dôme, un des autres établissements du boulevard du Montparnasse, La Coupole connaît un rapide succès. Cette ouverture en grande pompe, qui donne lieu à une fête mémorable où les stocks immenses de champagne se révèlent insuffisants face à l’afflux des invités, peut être considérée comme l’apogée du rayonnement de Montparnasse.

 

Ah, la caldeira de Santorin ! Pour moi, toute l’Antiquité est là dans ce site grandiose, le plus beau que j’aie jamais vu ! Surplombant la mer à plus de trois cents mètres, les villages d’un blanc immaculé accrochés à l’arête du cratère englouti se détachent sur une mer d’un bleu profond. C’est un tableau hallucinant.

Extraits de Wikipédia : La caldeira de Santorin est une baie délimitée par les différentes îles de l’archipel de Santorin, constituée d’une caldeira submergée et cernée par des falaises. Cette caldeira s’est formée autour de 1600 av. J.-C. au cours de l’éruption minoenne, qui a vu la destruction d’une partie de l’ancienne île. Celle-ci comportait déjà une caldeira, plus petite ; ses vestiges constituent les îles actuelles de Santorin, Thirassía et Aspronissi. 

 

 Je sais bien ce que vous pensez : ce type se moque de ses lecteurs, c’est un charlatan et un menteur. Cette histoire de cafés au prétexte de voyager est une hypocrisie. Eh bien non ! Sachez que le Rostand, dont le nom n’évoque effectivement pas une destination exotique (quoi que ?) fut pour moi un lieu d’expéditions quotidiennes ce qui, en cinq ans, représente tout de même des kilomètres. Pourquoi là, me direz-vous, et pas au Marcel Proust ? Eh bien, dans ce café parisien près du Luxembourg, j’espérais rencontrer l’auteur d’un journal (on dit blog de nos jours), fort prisé par des intellectuels d’âge mûr, qui m’avait avoué un jour ne pouvoir écrire qu’aux terrasses ensoleillés de sa jeunesse, allusion délicate à une nouvelle d’un écrivain qu’il admirait. Peine perdue, il n’y était jamais.

 Extrait de Wikipédia : Le 1er avril 1888, il (pas Philippe Coutheillas, mais Edmond Rostand,) fonde avec son ami Maurice Froyez, journaliste parisien, le « Club des natifs du premier avril », dont les statuts stipulent que ses membres jouiront à vie du privilège d’entrer gratuitement dans tous les établissements publics, opéras, théâtres, champs de course et maisons closes, de pouvoir rire aux enterrements afin de les rendre moins sinistres, de bénéficier à leur naissance du parrainage du chef de l’État et, en outre, de se voir attribuer un appartement de fonction dans un des Palais nationaux, résidence pourvue de tout le confort souhaitable et d’une domesticité jeune, accorte et complaisante. 

Bientôt publié

26 Août, 07:47 Sacrée soirée ! (4)
27 Août, 07:47 Reconstruction du Temple du Soleil
28 Août, 07:47 Chronique des retours amoindris

6 réflexions sur « Photos souvenirs – 5 »

  1. Facile cherchez l’erreur: seul le Santorini n’est pas dans la 6-14
    Et je ne vous renvoie pas à Wikipédia pour savoir ce qu’est le 6-14
    3 eme essai d’envoi….
    Si ça ne marche pas, je boude

  2. Donc l’intrus c’était le Santorini!
    Le seul à ne pas être dans le 6 – 14…
    Et je ne vous renvoie pas à Wikipedia pour savoir ce qu’est le 6-14…

  3. Le Santorin, c’était donc l’intrus!
    Le seul pas dans le 6 -14
    Et je ne vous renvoie pas à Wikipédia pour trouver le sens de 6-14….

  4. Y-a-pas photo, Le Rostand a plus de panache que Le Panthéon.
    Et maintenant, caser le reCAPCHA scrogneugneu!

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