Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (2)

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Construire un pont, quelle bonne idée !
par Jim

Sidney Harbour Bridge

 

Sidney est loin de chez nous, en Australie, mais sans y avoir mis les pieds beaucoup connaissent au moins la vue de son pont et de son opéra. En France, il est fort à parier que le nom Sidney, pour les plus de 50 ans en tout cas, est surtout associé à Bechet, Sidney Bechet, un grand jazzman américain contemporain de Louis Armstrong qui s’est établi en France après la guerre pour ne plus la quitter. Elle lui a inspiré des mélodies inoubliables, “Les Oignons“, “Dans les rues d’Antibes“, et surtout des slows langoureux comme “Petite Fleur“ et “Si tu vois ma Mère“ que ceux qui ont dansé joue contre joue sur ces mélodies ont connu là les meilleurs moments de leur jeunesse. Woody Allen ne s’y est pas trompé en choisissant l’enregistrement de “Si tu vois ma Mère“ joué par  Sidney Bechet avec l’orchestre de Claude Luter comme musique d’accompagnement pour la longue introduction de son film “Midnight in Paris“. Mais à part ça, Sidney et ses très vastes alentours valent le déplacement.

Le JDC joindra certainement le lien pour voir et revoir ce fantastique moment de cinéma, Midnight in Paris, qui vous fera encore plus aimé Paris et ses nombreux ponts. Merci JDC !

Il n’y a pas de quoi. 

 

12 réflexions sur « Rendez-vous à cinq heures : Jim fait le pont (2) »

  1. J’allais oublier! Le Cantique de Jean Racine bien sûr, c’est magnifique. Tant qu’à faire, je préfère le requiem du même compositeur, encore plus mélancolique

  2. Bien d’accord. Sidney Bechet était un grand jazzman en Amérique déjà bien avant de s’établir à Paris. Il avait une petite formation The Feetwarmers remarquable. Il était venu à Paris une première fois avec l’orchestre qui accompagnait Joséphine Baker. Et comme il aimait Paris qui l’inspirait, tout comme Gershwin qui composa “Un américain à Paris” et bien sûr Woody Allan – cinéaste mais aussi clarinettiste – Paris le leur rendait et ils s’y sentaient bien. Il n’y a rien de compliqué dans ce qu’il ont composé – c’est pas du Wagner – mais leur appréciation de la ville s’en ressent. Un autre bien de chez nous qui a su exprimé l’amour de Paris est Léo Ferré avec sa chanson Paname. Celle-là aussi je ne peux pas la sortir de ma tête.

  3. C’est bien simple, depuis ce rendez-vous à cinq heures, je l’ai acheté sur ITunes (2,99€), je l’écoute en boucle, je le siffle à en voiture ou au Luxembourg, je ne peux plus me le sortir de la tête, cet air de Si tu vois ma mère. C’est aussi beau que le Cantique de Jean Racine, mais en plus mélancolique. Et plus moderne aussi.

  4. “le film soupe-au-lait de ton ami”. Hey Lorenzo, nous ne sommes pas à un dîner de cons chez Renée! Ami de Philippe, je m’en targue. Film soupe-au-lait, chacun ses goûts et sa compréhension d’une œuvre, film, livre, etc. Mais mon propos n’était pas le film lui-même, seulement son moment d’ouverture sur une musique de Sidney Bechet, c’est tout! Cela dit, j’estime que Midnight in Paris est un très bon film.

  5. Ce commentaire sent tellement la provocation que je n’y répondrai pas. En espérant que ce dédain de Lorenzo pour un film charmant ne s’étende pas à “Si tu vois ma mère” de Sidney Bechet.

  6. Comme nous y avait habitué depuis longtemps Woody Allen, “Midnight in Paris” est un film sans intérêt, sauf pour les américains en goguette.

  7. Qui, parmi mes lecteurs aura eu la patience nostalgique d’écouter ces quelques sanglots sublimes de Sidney Bechet, et d’admirer en même temps quelques minutes de ce Paris magnifique dont Anne Hidalgo nous enlève chaque jour un nouveau morceau ? Qui ?

  8. Il y a des pépites dans ton journal et pour moi ceci en est une pour les gens qui ont vécu leurs belles années dans les années cinquante !

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