Archives de catégorie : Citations & Morceaux choisis

Rendez-vous à cinq heures avec Michel-Ange

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Pourquoi Michel-Ange n’a pas peint La Cène 

Vous vous demandez sans doute pourquoi c’est Leonard de Vinci qui a peint le célèbre tableau « La Cène » et pas la coqueluche de l’époque, Michel-Ange. Vous le saurez si vous cliquez sur l’image ci-dessous. Seulement, il faut comprendre l’anglais.

Et voilà ce qu’on a eu à la place : 

 

Humour, ironie et laconisme

Morceaux choisis

Le jour où Jaromil montra ses poèmes à sa mère, elle attendit en vain son mari, et elle attendit aussi vainement le lendemain et les jours suivants.
Elle reçut en revanche de la Gestapo un avis officiel lui annonçant que son mari était arrêté. Vers la fin de la guerre, elle reçut un autre avis officiel comme quoi il était décédé dans un camp de concentration.
Si son mariage avait été sans joie, Continuer la lecture de Humour, ironie et laconisme

Proust : humour ou esprit ?

1 minute

Certains esthètes disent que Marcel Proust débordait d’humour et que À la recherche du temps perdu est roman désopilant. C’est peut-être aller un peu loin. Moi, je dis que Proust avait plus d’esprit que d’humour. Si vous voulez connaitre la différence que je fais entre ces deux qualités, cliquez sur ce lien :

https://www.leblogdescoutheillas.com/?p=33223

(…)
—Ce pauvre général, il a encore été battu aux élections, dit la princesse de Parme pour changer de conversation.
—Oh! ce n’est pas grave, ce n’est que la septième fois, dit le duc qui, ayant dû lui-même renoncer à la politique, aimait assez les insuccès électoraux des autres.
—Il s’est consolé en voulant faire Continuer la lecture de Proust : humour ou esprit ?

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinema (38)

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La femme du boulanger
Marcel Pagnol – 1938

Non, ce n’est pas la scène de la chatte Pomponette que je vais vous donner, mais une scène moins connue, mais plus drôle et merveilleusement jouée par toute la bande à Pagnol.

La femme du boulanger est partie avec un beau berger et, depuis, le boulanger ne fait plus de pain. Alors, tout le village recherche vainement les deux amants pour ramener sa femme au boulanger. Mais voilà que Maillefer les a vus. Il sait où ils sont et il va le dire. Mais, Maillefer, « c’est une vraie tête de bourrique ! »

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Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (37)

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Entrée des artistes
Marc Allégret – 1938
Louis Jouvet…

Sans atteindre à celle que j’ai pour La Règle du Jeu, mon admiration pour ce film est des plus grandes. D’ailleurs, j’ai déjà donné ici même un extrait merveilleux, la scène de la blanchisserie. C’était il y a quatre ans. Aujourd’hui, c’est une scène de cours de théâtre. On y reconnaitra surement Bernard Blier, tout jeune et joufflu, et moins certainement celui qui n’arrive pas à dire passionnément « Vous, c’est vous ». D’ailleurs, il n’a jamais fait carrière en tant que comédien. Par contre, en tant qu’auteur dramatique !… C’était André Roussin.

 

https://www.youtube.com/watch?v=BBCl-ickEQw

 

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (36)

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To be or not to be
Ernst Lubitsch – 1942

Jeux dangereux est plus connu des cinéphiles sous son titre original : To be or not to be. Il fait partie des chefs d’oeuvre de la comédie américaine. Le sujet, c’est, dans la Varsovie de 1939 occupée,  les démêlées d’une troupe de théâtre polonaise avec les troupes d’occupation nazies. 

Dans nos jeunes années, mes amis et moi en connaissions par coeur des répliques entières. La seule que je me rappelle aujourd’hui est celle-ci : «So, they call me Concentration Camp Ehrhardt ! Ah ! Ah ! Ah !» Bien sûr, sortie de son contexte, elle n’est absolument pas drôle. Pourtant elle me fait toujours rire. 

Le rôle principal masculin est tenu par Jack Benny, comédien, humoriste, homme de radio et de télévision, extrêmement connu à l’époque. Le premier rôle féminin est tenu par la superbe Carole Lombard, dont ce fut le dernier rôle, disparue quelques mois après la fin du tournage dans un accident d’avion. On pourra y reconnaitre Robert Stack, futur patron des Incorruptibles à la télévision. 

Pour moi, To be or not to be est une des comédies les plus drôles de tous les temps. Dans la scène que vous allez voir si vous cliquez sur le lien proposé, le barbu, c’est Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (36)

Mais enfin, pourquoi faut-il relire Proust ?

temps de lecture : 3 minutes

L’homme élégant et la femme du monde ne lisent pas Proust. Ils le relisent.
Le vieillard cacochyme aussi, mais lui, il croit que c’est la première fois.
Vous voulez savoir pourquoi il  faut relire Proust ? Eh bien, je vais vous le dire. Mais pour que vous en soyez vraiment convaincus, je vais le faire par le truchement de quelques spécialistes.

D’abord, relire pour le plaisir : 

C’est peu dire que le plaisir proustien par excellence n’est pas celui de la lecture, mais celui de la relecture.
Laurence des Cars, présidente du musée d’Orsay Continuer la lecture de Mais enfin, pourquoi faut-il relire Proust ?

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (35)

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Un jour de pluie à New york
Woody Allen – 2019
Timothée Chalamet, Elle Fanning

Excellente comédie légère et sophistiquée new-yorkaise ayant reçu aux USA comme en France d’excellentes critiques. Voici un court extrait de ce que j’écrivais dans ma Critique aisée de septembre 2019 :

« J’aime la pluie à condition que ce soit en ville, j’y aime l’automne aussi, j’aime les chansons de Bing Crosby et la musique d’Oscar Peterson, et aussi celle des piano-bar, j’aime les voix-off à la Truffaut, j’aime les dialogues brillants et désabusés, j’aime Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinéma (35)

Rendez-vous à cinq heures : souvenir de cinema (34)

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Un homme et une femme
Claude Lelouch -1966
Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée

Une révolution dans le cinéma français, le film français le plus connu dans le monde, le film que Lelouch déclinera avec plus ou moins de bonheur pendant toute sa longue carrière, un film adorable, intemporel, une palme d’or à Cannes en 1966, deux Oscars à Hollywood l’’année suivante. À revoir tous les cinq ans, juste pour se refaire une santé morale. 

 

Mais parlons d’autre chose 

Il y a quelques jours, dans un texte intitulé « C’était un jour qu’était pas fait comme les autres », a été abordée la question du Paradis. Si Madame de Sévigné avait eu la chance de le lire, elle n’aurait pas eu à se poser toutes ces questions : 

Vous me demandez, ma chère enfant, si j’aime toujours bien la vie : je vous avoue que j’y trouve des chagrins cuisants ; mais je suis encore plus dégoûtée de la mort : je me trouve si malheureuse d’avoir à finir tout ceci par elle, que, si je pouvais retourner en arrière, je ne demanderais pas mieux. Je me trouve dans un engagement qui m’embarrasse : je suis embarquée dans la vie sans mon consentement ; il faut que j’en sorte, cela m’assomme ; et comment en sortirai-je ? par où ? par quelle porte ? quand sera-ce ? en quelle disposition ? Souffrirai-je mille et Continuer la lecture de Mais parlons d’autre chose