Homéotéleute et Polyptote (1/10)

Tragédie en quatre ou cinq actes

A Sophocle, Eschyle et Giraudoux

(en toute fausse modestie)

Personnages

Épiclèse                      roi d’Antanaclase (M. Jean-Paul Belmondo)

Polysémie                   épouse d’Epiclèse (Mme Shirley McLaine)

Homéotéleute            fils d’Epiclèse (M. Gérard Jugnot)

Polyptote                   jeune Zeugmienne (Mlle Brigitte Bardot)

Le Récitant                récitant (M. Louis Jouvet)

Le Chœur Antique   vieille chorale (M. Michel Fugain et le Big Bazar)

Homère                      poète (M. Michel Simon)

Héra                           déesse (Mme Régine)

Aphrodite                  déesse (Mlle Sharon Stone)

Charybde                  pauvre pêcheur (M.Michel Colucci)

Scylla                         pauvre pécheresse (En alternance Mmes Jeanne et Yolande Moreau)

Villageois, invités, gardes, servantes, attaché consulaire, chevaux, raton laveur…


Homéotéleute et Polyptote

 Acte I

La scène est à Athènes et le décor entièrement blanc à l’exception de deux éléments : un grand cognassier du Péloponnèse et un petit banc en marbre de Thassos.

Le Récitant

Gens d’Athènes, prêtres de l’Acropole, commerçants de l’Agora, ménagères de Plaka et même vous, marins du Pirée, salut ! Laissez-moi ce soir dérouler devant votre assemblée attentive la vraie histoire de deux amants superbes et généreux, que certains dieux protégeaient mais que d’autres n’aimaient pas. Retenez vos larmes, étouffez vos cris, car il n’y a que dans le silence et le recueillement que l’on peut entendre une telle tragédie. Je commence…

LA SUITE DEMAIN

7 réflexions au sujet de « Homéotéleute et Polyptote (1/10) »

  1. Excellent ‘Casting!’

    Pas une personnalité qui ait émergé après ma désertion de l’armée et mon engagement en mission culturelle en 1967… toujours inachevé en 2019.

    Comme Rabbi Jacob, je retrouve en lui non seulement la Normandie mais toute la France, ce doux pays de mon enfance!

    Doux pays, non par ses mœurs familiales, scolaires et théâtrales mais par son ‘climat tempéré.’ (On avait beau nous le dire et redire dans tous les cours de géo, je n’ai compris ce que ‘tempéré’ voulait dire qu’à l’automne 67… en Acadie à – 27 et à l’été 68 à New York à + 35 ou 45 une fois le facteur humidex pris en compte!)

    Tant que vous n’en êtes pas sorti pour quelques années vous ne savez pas pourquoi vous, les Français de l’Hexagone, jouissez en permanence!

  2. c’est le souffle d’Eschyle qui vous inspire, pas celui de Prévert et Carné;

    Et la mise en scène n’est pas de Tcherniakov, je vous le dis tout de suite, qui vient de me mettre l’opéra « Les Troyens » dans un décor d’hôpital pour grands blessés avec des gilets rouges, un Enée qui joue au ping pong et se sert à un distributeur de boissons ! ((Hier soir Jeudi sur la 7)
    Manquaient les ronds points. On demande pas les Grandes Eaux des rivages de Carthage, mais tout de même !
    Ai passé une sale nuit. Pauvre orchestre, pauvres chanteurs : ils ont bien du mérite, allez. Je m’encanousse d’indignation.

  3. Mon cher Jim, vous devriez savoir que, dans les hauteurs où je me situe, c’est le souffle d’Eschyle qui vous inspire, pas celui de Prévert et Carné

  4. Ça promet, j’allais l’ecrire mais Jean m’a devancé. Désopilante je l’aurais bien écrit aussi, mais non, car mon facétieux iPad aime me jouer des tours tragiques comme supprimer une syllabe par ci par là et à tous les coups cette fois il aurait retirer pi. Sans prendre de risques et en me relisant attentivement, je dirais “prometteuse tragédie avec une distribution de rêve”. J’anticipe déjà avec gourmandise une bizarrerie entre le Récitant et Homère.

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